Synthèse de presse

26 février 2018

12h34 | Par INSERM (Salle de presse)

Le « machine learning » pour prévenir les actes suicidaires ?[/1_synthese_titre]

Le Journal du Dimanche explique « comment l’ordinateur peut prévenir le suicide ». Il apparait que des logiciels « brassant des milliers de données médicales » font émerger des informations invisibles à l’œil humain. Ce qu’on appelle le « machine learning » ouvre ainsi de nouvelles voies de prévention ou de prédiction de maladies. Une étude menée aux Etats-Unis s’est ainsi appuyée sur des données recueillies par IRM pour mettre au point un algorithme qui discrimine les zones qui s’activent différemment selon les sujets pour les classer en deux groupes : ceux qui ont déjà eu l’envie de mettre fin à leurs jours et les autres. Résultat : le programme a su repérer 15 des 17 suicidaires et 16 des 17 non-suicidaires; soit une précision de 91%. « Attention, précise le pédopsychiatre et directeur de recherche Inserm Jean-Luc Martinot, il ne: s’agit pas de prédire les tendances suicidaires », ces chercheurs connaissant dès le départ le passé des patients. Néanmoins, « c’est la première étude qui parvient à discriminer, avec un taux d’exactitude très important, des sujets ayant ou non commis des tentatives de suicide, sur la base de l’imagerie et de la performance à la reconnaissance de mots ».

Le Journal du Dimanche, 25/02

En Bref

Pour la première fois en Europe, il a été possible d’opérer une tumeur située derrière le voile du palais et ce à l’aide d’un robot chirurgical, rapporte 24matins.fr. Cette chirurgie est à mettre au crédit de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif. Des médecins ont réussi à opérer une tumeur supposément inaccessible, puisque située dans le rhino-pharynx. Cette zone est en outre très sensible, car elle est située à proximité des artères transmettant l’oxygène au cerveau.

24matins.fr, 25/02

Le Figaro évoque les pistes de recherche « parfois surprenantes » pour vaincre les mélanomes qui métastasent. De fait, « s’il est si difficile de vaincre les mélanomes, c’est parce que les cellules cancéreuses présentent diverses mutations qu’elles acquièrent pour échapper à la mort cellulaire programmée et aux cellules de l’immunité », explique Nicolas Meyer, onco-dermatologue à l’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT). L’Oncopole de Toulouse a ainsi découvert que les anti-inflammatoires, dont on dit depuis les années 1970 qu’ils n’ont pas leur place dans le traitement du cancer, pourraient finalement avoir un rôle à jouer. Mais beaucoup d’autres cibles sont à l’étude. Céleste Lebbée, chef de l’unité d’onco-dermatologie à l’hôpital Saint-Louis, en détaille deux : « Une thérapie ciblée (déjà utilisée dans le cancer du sein), le palbociclib, nous intéresse car elle pourrait lever des résistances acquises aux inhibiteurs de la mutation BRAF. Une autre cible a été identifiée comme étant associée à la résistance aux inhibiteurs de BRAF par l’équipe de l’Inserm U976 : il s’agit de PDE4, une enzyme qui bloque la voie de la différenciation des mélanocytes. Plus un mélanome est avancé et plus cette enzyme est présente dans les tissus, d’où l’idée de l’inhiber pour l’empêcher de nuire. Il existe des traitements capables d’agir à ce niveau, mais jusqu’ici, ils n’avaient pas été développés dans le mélanome (mais dans des pathologies inflammatoires comme le psoriasis). Des essais sont donc en cours ». Illustration de cette profusion de pistes, huit nouveaux traitements contre le mélanome sont apparus depuis 2010.

Le Figaro, 26/02

Archives

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