Synthèse de presse

27 janvier 2020

12h36 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Coronavirus : la France bien préparée

Alors que la Chine a mis en place un confinement sanitaire à grande échelle, la France, elle, a isolé les trois patients identifiés comme porteurs du virus 2019 n-CoV, indiquent Les Echos. Les autorités sanitaires françaises se disent, à priori, bien préparées, après les leçons tirées de l’épidémie de SRAS en 2002-2003. « Les deux patients vont très bien » et leur état ne présente « pas de signes de gravité », a déclaré samedi à la presse le Pr Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l’hôpital Bichat, où les deux patients ont été hospitalisés à l’isolement. Interrogé sur d’autres cas potentiels, le Pr Pierre Carli, chef du Samu de Paris, a précisé qu’« il y a des patients en détection », sans donner de chiffre. Interrogé sur d’autres cas possibles, le Pr Yazdanpanah, également directeur de l’institut d’infectiologie de l’Inserm et expert auprès de l’OMS, a souligné qu’« on va avoir des patients suspects, il va y avoir des cas ». Il a toutefois estimé que « la probabilité d’une épidémie en France est extrêmement faible parce qu’on a un dispositif » pour diagnostiquer et prendre en charge rapidement les malades. Dans La Tribune samedi, Eric D’Ortenzio, médecin épidémiologiste, chercheur à l’Inserm, et coordinateur scientifique du consortium REACTing, destiné à harmoniser les recherches pour faire face aux crises sanitaires dues aux maladies infectieuses émergentes, estime qu’« il est encore trop tôt pour parler de pandémie ». A la question « Y a-t-il un risque que les colis en provenance de sites chinois de vente en ligne, tels qu’AliExpress, soit porteurs du virus, et qu’ils le véhiculent à l’homme ? », le Pr Thomas Baumert, médecin et expert des maladies virales à l’Inserm et au CHU de Strasbourg, interrogé par BFM TV, répond : « Ce risque est extrêmement faible, pour ne pas dire inexistant ».

AFP, Europe1.fr, Bfmtv.com, Lexpress.fr, 24/01, AFP, La Tribune, Investir-Le Journal des Finances, 25/01, Aujourd’hui en France, 26/01, Les Echos, Le Figaro, RMC Info, France Inter, 27/01

Coronavirus : 5 à 13 % de risques qu’un patient infecté arrive en France

Le risque qu’un patient infecté par le nouveau coronavirus qui sévit en Chine arrive en France est de 5 % à 13 %, selon les estimations de chercheurs de l’Inserm qui ont développé un modèle d’évaluation statistique basé sur le trafic aérien. « Nos résultats ne sont pas des prédictions, ils permettent simplement d’identifier là où se situe le risque et là où il faut déployer des moyens de surveillance et de prévention accrus », précise la chercheuse qui a dirigé ces travaux, Vittoria Colizza, dans un communiqué de l’Inserm. Ce modèle a toutefois été mis au point avant les mesures de confinement de plus de 40 millions de personnes prises en Chine, susceptibles de faire baisser ce risque une fois passée la période d’incubation du virus, encore inconnue mais estimée à environ 14 jours. En France, le risque concerne surtout « les aéroports de la région parisienne », selon l’Inserm. Pour l’ensemble de l’Europe, ce risque se situe entre 33 % et 70 %. « Etant donné les flux aériens, les pays les plus exposés seraient l’Allemagne et le Royaume-Uni », estime l’Inserm.

AFP, 24/01

Lire le communiqué de presse du 24/01/2020 : “Coronavirus : Des chercheurs de l’Inserm proposent un modèle pour estimer le risque d’importation de l’épidémie en Europe

En Bref

Anne Giersch, directrice de l’unité Inserm 1114 Neuropsychologie cognitive et physiopathologie de la schizophrénie à l’université de Strasbourg, explique dans un article publié dans Le Figaro, pourquoi les schizophrènes entendent des voix : « Les patients attribuent leur discours intérieur à des « voix » qu’ils distinguent d’eux-mêmes ». Et d’ajouter : « Au sein de notre unité Inserm « Neuropsychologie cognitive et physiopathologie de la schizophrénie », une partie de notre travail consiste à mener des études sur le sens de soi, pour en apprendre plus sur la manière dont les patients se perçoivent, et sur les raisons pour lesquelles ils rapportent un sens de soi fragmenté ».

Le Figaro, 27/01

Une étude, menée par l’Ecole de médecine de Yale aux Etats-Unis en collaboration avec l’Inserm démontre chez la souris le potentiel thérapeutique à stimuler le réseau lymphatique méningé dans le glioblastome, rapporte Lequotidiendumedecin.fr. Cette approche originale repose sur l’injection intrathécale d’un facteur de croissance, le VEGF-C, en association à l’immunothérapie. Ce candidat médicament pourrait être utile dans d’autres affections cérébrales. Cette étude, publiée dans Nature, révèle comment la stimulation du réseau lymphatique méningé peut aider à lutter contre le glioblastome. « Dans le modèle murin, l’effet du VEGF-C sur les tumeurs cérébrales est considérable, explique, au Quotidien, Jean-Léon Thomas, chercheur Inserm à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et co-auteur senior avec Akiko Iwasaki (université de Yale) et Eric Song.

Lequotidiendumedecin.fr, 27/01

Lire le communiqué de presse du 15/01/2020: ” Tumeurs cérébrales : le réseau lymphatique méningé ouvrirait une nouvelle piste thérapeutique

Une équipe de chercheurs de l’Université de Barcelone dont l’étude est publiée dans la revue scientifique Nutrients a conclu que l’irrégularité des horaires alimentaires pendant le week-end pourrait être liée à l’augmentation de l’Indice de masse corporelle (IMC). Selon Maria Izquierdo Pulido, principale auteure de l’étude, « cette différence est liée à notre horloge biologique, qui organise notre corps pour comprendre et métaboliser les calories consommées pendant la journée (…) ». Celle-ci ajoute : « Lorsque la nourriture est prise à une heure inhabituelle, les nutriments peuvent agir sur ce mécanisme, modifier le rythme biologique, et donc modifier les fonctions métaboliques du corps. »

Santemagazine.fr, 24/01

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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