Synthèse de presse

27 juillet 2020

12h00 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Chute de la prématurité avec le confinement

Deux articles scientifiques de médecins irlandais et danois rendent compte d’une baisse spectaculaire des naissances prématurées (avant 37 semaines) durant le confinement, rapporte Le Monde. Il est à noter que ces articles doivent encore se soumettre à l’évaluation des pairs. Les auteurs de l’article irlandais se sont penchés sur les statistiques de l’University Maternity Hospital de Limerick (UMHL), seule maternité pour une population de 473 000 habitants des comtés de Limerick, Clare et North Tipperary. Sur la période de janvier au 30 avril, le nombre de bébés dont le poids est « très bas » (inférieur à 1,5 kg) et « extrêmement bas » (moins de 1 kg) chute de 73 %, comparé à la moyenne des vingt années précédentes (sur un total d’environ 30 000 naissances sur le quadrimestre). L’équipe danoise observe le phénomène à l’échelle du Danemark. Le nombre de naissances extrêmement prématurées y a chuté de 90 % sur la période par rapport aux cinq années précédentes. Dans un article du New York Times, des témoignages de médecins en Australie, au Canada, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, font penser qu’il y a là un phénomène très répandu, au moins dans des pays économiquement et socialement similaires, souligne Le Monde. En France, François Goffinet, chef de la maternité de Port Royal (Hôpital Cochin), se dit très intéressé par le sujet mais n’a pas observé de diminution de la part de prématurité dans les naissances.

Le Monde, 26/07

Covid-19 : étude plutôt rassurante sur l’immunité

Lejdd.fr indique que plusieurs travaux cherchent à déterminer comment fonctionne la « mémoire immunitaire » dans le cas du Covid-19. C’est le cas du projet MEMO-CoV-2 de l’Inserm, par exemple, souligne le site. Dans une étude publiée dans Nature, des chercheurs ont observé la présence de « cellules T à mémoire de longue durée », capable de reconnaître le Sars-CoV-2, chez des patients remis du Covid-19. « Etonnamment, nous avons également fréquemment détecté des cellules T spécifiques du Sars-CoV-2 chez des personnes sans antécédents de Sars ou de Covid-19 », écrivent les auteurs. L’étude suggère contre le Sars-CoV-2 l’existence d’une immunité croisée, mais du côté des lymphocytes. « Un niveau d’immunité pré-existant contre le Sars-CoV-2 semble exister dans la population générale », commente l’un des auteurs, Antonio Bertoletti, virologue à l’école de médecine de Singapour.

Lejdd.fr, 24/07

En Bref

Le Journal du Dimanche souligne que plusieurs laboratoires lancent des essais à grande échelle sur l’homme pour tester l’efficacité du vaccin anti-Covid-19. Les laboratoires espèrent des premiers résultats sur l’efficacité à l’automne, et un vaccin disponible début 2021. L’ancien PDG de l’Inserm, Yves Lévy, à la tête de l’Institut de recherche vaccinale, indique : « C’est important de mettre de l’argent mais ça ne suffit pas forcément. Il faut prendre le temps de comprendre cette nouvelle infection ». En France, la plateforme Covireivac, lancée par l’Inserm pour mener des essais cliniques à grande échelle, espère cibler les populations les plus à risque, comme les plus âgées.

Le Journal du Dimanche, 26/07

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a émis vendredi un avis positif pour les pays hors UE sur un anneau vaginal imprégné de dapivirine, utilisé pour réduire le risque d’infection par le virus du sida (VIH). Cet avis concerne les pays hors UE les plus durement touchés par le virus, notamment en Afrique subsaharienne, où « les femmes sont particulièrement vulnérables à l’exposition au VIH », a-t-elle expliqué dans un communiqué.

AFP, 24/07

L’endométriose, maladie gynécologique difficile à détecter et qui peut entraîner l’infertilité, touche en moyenne une femme sur dix. La clinique de l’Estrée, à Stains (Seine-Saint-Denis), postule auprès de l’Agence régionale de santé pour se spécialiser et mieux traiter les patientes. L’établissement, qui appartient au groupe Elsan, veut devenir une référence en Seine-Saint-Denis dans la prise en charge de cette maladie. L’objectif est de réduire le nombre de « femmes en errance thérapeutique », souligne le directeur, Gorka Noir.

Le Parisien, 27/07

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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