Synthèse de presse

29 avril 2019

11h33 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm  est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

L’intelligence artificielle permet d’évaluer la toxicité des substances chimiques

Des chercheurs de l’Inserm ont développé un outil informatique capable d’identifier les effets toxiques du bisphénol S, rapporte Pourquoidocteur.fr. Karine Audouze et son équipe de l’unité Inserm UMR-S1124 (Toxicité Environnementale, Cibles thérapeutiques, Signalisation Cellulaire et Biomarqueurs), dont les travaux sont publiés dans Environmental Health Perspectives, ont mis au point le programme informatique AOP-helpFinder. Ce dernier est capable de déterminer la toxicité des produits en compilant les données présentes dans la littérature scientifique. L’outil recense les occurrences des termes dans les textes scientifiques : ceux qui désignent des substances chimiques et ceux qui désignent des pathologies. Il est ensuite capable d’analyser les relations entre les différents termes. « Au-delà d’une lecture rapide, le système permet une véritable analyse de texte automatisée », explique la scientifique dans un communiqué. Le bisphénol S a été utilisé comme outil de validation du programme informatique par les chercheurs. Les résultats indiquent une corrélation entre le bisphénol S et le risque d’obésité. Les chercheurs ont testé manuellement ces conclusions et les ont confirmées : le bisphénol S accentue le risque de formation d’adipocytes, les cellules qui stockent les graisses.

Pourquoidocteur.fr, 28/04

Lire notre communiqué de presse du 17/04/2019: L’intelligence artificielle facilite l’évaluation de la toxicité des substances chimiques : le cas du bisphénol S.

Lancement d’une cellule de prévention du suicide des policiers

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, lance ce lundi une cellule de prévention du suicide afin d’endiguer un phénomène qui touche particulièrement les forces de l’ordre et que les syndicats dénoncent de plus en plus vigoureusement, explique Libération. Depuis janvier, vingt-huit agents se sont donné la mort, un chiffre qui n’avait été atteint l’an dernier qu’au mois de septembre. « Il est trop tôt pour parler de hausse, mais ce nombre est extrêmement inquiétant. La tendance est malheureusement à une année record », affirme le chercheur Mathieu Zagrodzki, auteur de « Que fait la police ? Le rôle du policier dans la société ». Dans la foulée des plans anti-suicide de ses prédécesseurs lancés en 2015 et 2018, Christophe Castaner inaugure aujourd’hui une « cellule alerte prévention suicide ». Dirigé par Noémie Angel de l’Inspection générale de l’administration (IGA), le dispositif a pour vocation d’être un réceptacle des pratiques et une force de proposition auprès du ministre de l’Intérieur. Le taux de suicides dans la profession est supérieur de 36 % à celui de la population générale, selon une étude de l’Inserm menée de 2005 à 2009. L’épidémiologiste Gaëlle Encrenaz, coauteure de cette enquête, met en garde : « Le suicide est un phénomène complexe et multifactoriel, ce qui le rend compliqué à comprendre. En général, il survient quand plusieurs sphères de vie sont affectées. »

Libération, 29/04

En Bref

Aux Etats-Unis, pour la première fois, huit enfants nés sans défense immunitaire ont pu être sauvés grâce à un traitement combinant chimiothérapie et thérapie génique avec le virus du sida (VIH). Pour traiter ces enfants nés sans défense immunitaire, les médecins des hôpitaux St. Jude de Memphis et du Benioff Children de l’Université de Californie ont eu l’idée d’ajouter la chimiothérapie à la traditionnelle thérapie génique qui consiste à prélever des cellules souches au patient pour lui injecter en laboratoire le gène qui lui manque. « Jusqu’à maintenant, on ne le faisait pas car on estimait que c’était lui faire prendre un risque supplémentaire », explique Anne Galy, directrice de recherche à l’Inserm/Généthon au Figaro. « L’intérêt du VIH est qu’il permet d’insérer très facilement une copie du gène normal dans l’ADN des cellules », détaille Anne Galy.

Lefigaro.fr, 26/04, Pourquoidocteur.fr, 28/04

Le Figaro se penche sur « les multiples variants du gène de la longévité ». Le quotidien indique que, dans un article paru dans la revue Cell, une équipe de l’université de Rochester apporte de nouvelles informations étonnantes sur le SIRT6, situé sur le chromosome 19. La protéine qu’il produit a un rôle important de chef d’orchestre dans l’ensemble des protéines et enzymes chargées de réparer l’ADN. En effet, ce n’est pas seulement le nombre de copies de ce gène qui renforce son action, mais il existe des variants qui sont plus ou moins efficaces. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié l’ADN de 18 espèces de rongeurs, avec des espérances de vie allant de 3 ans pour la souris à 32 ans pour le castor ou la rat-taupe nu.

Le Figaro, 29/04

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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