Synthèse de presse

30 septembre 2019

12h13 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

L’excès de sport peut favoriser les comportements impulsifs

Une étude menée par des chercheurs de l’Inserm révèle que l’excès de sport pourrait affecter le cerveau et conduire à une attitude impulsive. Une équipe de scientifiques supervisée par Mathias Pessiglione, directeur de recherche Inserm au sein de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, a ainsi analysé les causes et les effets de ce phénomène connu sous le nom de « syndrome d’hyper-entraînement ». Publiée dans la revue Current Biology, leur étude dévoile que la fatigue déclenchée par l’excès d’exercice physique se manifeste de manière que lorsque le cerveau fournit d’intenses efforts mentaux. Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe du Mathias Pessiglione a suivi 37 triathlètes pendant neuf semaines. Suite à des examens IRM fonctionnels et à un suivi de leurs comportements tout au long de l’étude, les chercheurs ont constaté qu’un effort physique intense affectait la partie du cortex préfrontal latéral, qui joue un rôle fondamental dans la prise de décision et favorise l’impulsivité.

Relaxnews, 27/09

Les nouveaux anticancéreux chers et pas toujours plus efficaces

L’économiste de la santé Patricia Marino (Institut Paoli-Calmettes, Aix-Marseille-Université, Inserm) présente ce lundi ses travaux, au congrès de cancérologie de l’Esmo, à Madrid. Ceux-ci ont porté sur l’efficacité des traitements autorisés en Europe entre 2004 et 2017 pour le traitement des tumeurs solides. Parmi 36 médicaments approuvés dans 68 indications, 48 à 70 % avaient une faible valeur ajoutée en termes d’efficacité par rapport au traitement de référence, selon deux échelles de mesures. « Tous les nouveaux produits en cancérologie ne sont pas des médicaments de rupture, loin de là ! », s’exclame Patricia Marino. Cela ne veut pas dire qu’ils ne servent à rien : ils peuvent, explique la chercheuse au Figaro, être très utiles à certains patients, qui par exemple ne supportent pas le traitement de référence. « Mais il est peut-être temps, pour les patients comme pour les médecins, d’arrêter de penser que les nouveaux traitements sont forcément beaucoup mieux que les anciens », souligne-t-elle. Leur coût mensuel est, de plus, souvent plus important : 4 616 euros en moyenne contre 2 314 euros pour le traitement de référence, indique Patricia Marino.

Le Figaro, 30/09

En Bref

Dans un entretien accordé à Aujourd’hui en France, Axel Kahn, nouveau président de la Ligue contre le cancer, estime que les bières à très forte teneur en alcool sont un « piège tendu à la jeunesse » et appelle à un durcissement de la réglementation. Il souligne que l’alcool est « la deuxième cause de cancer évitable dans notre pays ». Et d’ajouter : « Chaque année, 41 000 personnes meurent d’alcoolisme, dont 15 000 par cancer ». Axel Kahn indique que l’on voit « émerger des gammes [de bières] à 14 % [d’alcool], et même à 16 % ou presque 17 % ! Elles sont vendues dans des canettes de 500 ml [au look fait pour attirer les jeunes]. Une fois ouvertes, on ne peut plus les refermer, il faut boire jusqu’à la lie. Un jeune a alors consommé l’équivalent d’une bouteille de vin ! C’est inouï ». Il conclut : « Il y a là un attentat contre la santé des jeunes ». « Ce fléau social cause des décès, mais aussi des violences, des accidents, des viols qu’on ne comptabilise pas. La négligence des autorités n’a pas de justification », conclut-il. 

Aujourd’hui en France, 30/09

Un essai clinique inédit vient de débuter chez des patients de plus de 70 ans traités par immunothérapie. Le but est de mieux évaluer l’intérêt de cette thérapeutique anticancéreuse prometteuse chez des patients qui sont d’habitude, du fait de leur âge, largement exclus des études sur les nouveaux médicaments. Cet essai est mené par la Fondation ARC et Unicancer. « Au total, nous souhaitons inclure une centaine de patients dans toute la France », précise le docteur Capucine Baldini, coordinatrice de l’étude à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif.

La Croix, 30/09

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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