Synthèse de presse

05 novembre 2018

12h40 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser.
Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Décès d’une femme par cancer après avoir reçu les poumons d’une fumeuse

Une étude parue dans la revue Lung Cancer révèle qu’une patiente, qui était atteinte de mucoviscidose, a développé un cancer en France peu de temps après avoir reçu en greffe les poumons d’une fumeuse, rapporte l’AFP. « Selon la base des donneurs, les poumons greffés ont été prélevés chez une femme de 57 ans fumant un paquet par jour depuis 30 ans », précise l’étude, menée par des médecins du CHU de Montpellier. Elle précise que les examens pratiqués au moment de la mort cérébrale de la donneuse n’avaient révélé aucune anomalie. En juin 2017, la patiente greffée, malade, est admise en unité d’oncologie thoracique de l’hôpital universitaire de Montpellier. Deux mois plus tard, elle décède d’un cancer du poumon sans qu’aucune thérapie ne puisse être tentée. Selon l’étude, les symptômes rappellent fortement ceux des cancers causés par le tabagisme. « Le court délai entre la greffe des poumons et l’apparition de la première anomalie radiologique suggère que la carcinogenèse avait commencé au cours de la vie du donneur », estiment les auteurs des travaux. La croissance du cancer aurait été largement accélérée par les traitements immunosuppresseurs que la patiente a suivis pour éviter le rejet de ses nouveaux poumons.

AFP, 03/11

Pose d’implants dentaires grâce à de l’os reconstitué

Des travaux de Pierre Layrolle, responsable de l’équipe Inflammation et communications cellulaires dans les pathologies osseuses (Unité 1238, Inserm/université de Nantes), en collaboration avec des équipes norvégiennes et allemandes, publiés dans la revue Stem Cell Research & Therapy montrent qu’il est possible de poser des implants dentaires chez des personnes édentées en utilisant un biomatériau avec des cellules-souches. Cette solution permet d’éviter d’avoir recours à une greffe osseuse avec un prélèvement d’os effectué sur la mandibule ou le crâne du patient qui présente des risques et des douleurs post-opératoires. L’essai clinique de Pierre Layrolle au long cours a été mené au sein du projet Reborne, sur 11 patients édentés. « L’équipe de recherche a utilisé un biomatériau, le phosphate de calcium, auquel elle a adjoint des cellules souches prélevées dans la moelle osseuse de la hanche du patient et amplifiées en culture », explique-t-il. Le mélange ainsi obtenu a été appliqué sur la partie édentée de la mandibule. Au bout de cinq mois, les patients ont pu recevoir des implants et des prothèses. Deux ans après, ceux-ci sont fonctionnels chez les 11 patients. Les chercheurs ont lancé cette année un nouvel essai clinique, portant sur 150 patients, dans le cadre du projet européen Maxibone, visant à « comparer à plus large échelle les résultats de l’augmentation osseuse maxillaire par thérapie cellulaire avec ceux de la greffe osseuse classique en évaluant la quantité d’os formé entre ces deux types de transplants et leur coût spécifique ».

Le Figaro, 05/11

En Bref

Selon une étude menée auprès de 247 enfants âgés entre 8 et 16 ans et publiée dans Biological Psychiatry, lorsque l’on subit des violences physiques durant l’enfance, le développement pubertaire peut apparaître plus rapidement, et les symptômes de dépression également, souligne Relaxnews. L’étude, portée par Jennifer Sumner, Natalie Colich, Monica Uddin, Don Amstrong et Katie McLaughlin, affirme que les abus physiques, émotionnels ou sexuels sont associés à un vieillissement biologique plus rapide. Les individus concernés par ces violences vont connaître un développement pubertaire plus rapide que les individus n’ayant pas été victimes de ces violences. En parallèle, leur âge épigénétique va évoluer plus vite, l’épigénétique étant une couche d’informations complémentaires des gènes, qui définit comment ces derniers vont être utilisés par une cellule.

Relaxnews, 02/11

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) recherche des patientes atteintes d’endométriose, rapporte Lexpress.fr qui s’appuie sur un article de Sciences et Avenir. L’AP-HP a lancé la semaine dernière le projet ComPaRe, pour Communauté de Patients pour la Recherche, destiné à mieux comprendre cette maladie chronique méconnue, indique Sciences et Avenir. Vendredi, l’étude, qui a pour objectif de recruter 5 000 patientes, en avait déjà réuni 2000. « Il est important de développer la recherche épidémiologique sur cette maladie encore taboue pour enfin mieux comprendre son évolution naturelle, les facteurs qui influencent cette évolution, (mais) également identifier ses différentes formes et si possible ses causes », a indiqué à Sciences et Avenir Marina Kvaskoff, épidémiologiste et chercheuse Inserm qui va coordonner cette recherche.

Lexpress.fr, 03/11

Topsante.com rend compte d’une nouvelle technique face aux tumeurs cérébrales dévoilée sur le site de l’Inserm qui consiste à créer de minuscules robots à injecter dans le sang, pour ensuite pouvoir les téléguider jusqu’au cerveau. Ils pourraient ainsi pénétrer les tumeurs et injecter directement les traitements à l’intérieur. Ce projet vient d’être sélectionné par le financement du plan Cancer de l’Inserm pour trois ans. Il mettra en commun les compétences de chercheurs de l’Institut de sciences appliquées (INSA) Centre-Val de Loire et le directeur de recherche Inserm à l’université d’Angers, Joël Eyer.

Topsante.com, 03/11

Alors que le pic de consultations est normalement observé entre décembre et janvier, deux régions ont déjà dépassé le seuil épidémique de la gastro-entérite. Le seuil épidémique, fixé à 151 cas (pour 100 000 habitants), est largement atteint dans la région Pays de la Loire (183 cas pour 100 000 habitants) et les Hauts-de-France (177 cas pour 100 000 habitants). La Normandie est aussi touchée par la gastro, avec 150 cas pour 100 000 habitants, ainsi que la région Grand Est (149 cas pour 100 000 habitants). Selon les dernières données du réseau Sentinelles, dans l’ensemble de la France métropolitaine, le taux d’incidence des cas de gastro-entérite vus en consultation de médecine générale a été estimé à 102 cas pour 100 000 habitants la semaine passée.

Pourquoidocteur.fr, Francesoir.fr, 04/11

Grâce à une combinaison d’immunothérapie et de thérapie génique, des chercheurs ont créé un anticorps artificiel capable de protéger les souris contre des dizaines de souches du virus de la grippe. Cette équipe internationale de chercheurs, dont l’étude est parue dans la revue Science, laisse espérer, après des essais en laboratoire, une alternative bien plus efficace au vaccin. Elle parviendrait, rapporte le New York Times, à combattre 59 souches du virus de la grippe. Cependant, injectés dans le corps humain, ces anticorps risquent d’être rejetés et de créer des réactions dangereuses, souligne Lci.fr.

Lci.fr, 02/11

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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