Synthèse de presse

09 avril 2018

11h33 | Par INSERM (Salle de presse)

Lien entre l’exposition à long terme à la pollution de l’air et l’asthme

Relaxnews et Doctissimo.fr rendent compte d’une étude menée par des chercheurs de l’Inserm et publiée dans l’European Respiratory Journal qui montre que l’exposition à long terme à des niveaux élevés de pollution atmosphérique et à l’ozone augmente significativement le risque de symptômes ou de crises d’asthme. Les chercheurs ont relevé les niveaux de pollution de l’air au domicile de 608 individus âgés en moyenne de 43 ans, issus de l’étude EGEA (Etude épidémiologique des facteurs Génétiques et Environnementaux de l’Asthme, l’atopie et l’hyperréactivité bronchique), réalisée dans 5 villes françaises (Paris, Lyon, Marseille, Montpellier et Grenoble). Parmi eux, 240 avaient de l’asthme accompagné de symptômes respiratoires, des crises d’asthme ou avaient pris plus de médicaments au cours de l’année précédente. « Nous pensons que les 8-iso constituent un marqueur lié à un des mécanismes biologiques sous-jacents par lesquels la pollution de l’air extérieur augmente le risque de déclencher des symptômes d’asthme, des crises d’asthme ou le recours à des médicaments », explique Anaïs Havet, chercheuse à l’Inserm. 

Relaxnews, Doctissimo.fr, 06/04

Les traitements anti-puces dangereux pour la santé des enfants

L’ensemble des médias rapporte que les colliers, sprays et autres pipettes antiparasitaires pour chiens et chats contiennent des insecticides neurotoxiques, associés, selon des chercheurs de l’Inserm, à une « baisse significative » des performances cognitives des enfants de moins de 6 ans. D’après les recherches, la perméthrine et la tétraméthrine, ou encore le fipronil, sont en cause. Le fipronil est classé comme cancérigène par l’Environmental Protection Agency (EPA) américaine. La tétraméthrine a été associée par des chercheurs de l’Inserm à une baisse significative des performances cognitives des enfants et « en particulier de la compréhension verbale et la mémoire de travail ».

Libération, Lepoint.fr, 07/04, Femmeactuelle.fr, Topsante.com, 08/04

En Bref

Le Figaro explique que « la prise en compte des rythmes biologiques, notamment du rythme circadien calé sur l’alternance jour-nuit, apporte de vraies perspectives en médecine humaine ». « On voit trois fois plus d’infarctus du myocarde en début de matinée que le reste du temps, parce que leur survenue est liée aux variations de la pression artérielle qui s’élève en fin de nuit », explique le Pr Pierre Boutouyrie, cardiologue (HEGP, Paris et Inserm). « Le système immunitaire répond sur un rythme circadien (…) », précise la chercheuse Hélène Duez (Inserm, IP Lille).

Le Figaro, 09/04

Le Figaro rappelle que le Premier ministre et la ministre de la Santé ont annoncé, le 26 mars dernier, lors de la présentation du plan prévention, l’objectif d’éradiquer l’hépatite C d’ici à 2025. Les hépatologues proposent d’ouvrir la prescription des antiviraux, efficaces mais très coûteux, aux généralistes. Cependant, si la prescription par le médecin généraliste ne fait pas l’unanimité, spécialistes, généralistes et patients sont d’accord sur la nécessité d’intensifier le dépistage. « 120 000 patients restent à traiter et plus de la moitié ne sont pas dépistés », souligne le Pr Christophe Bureau, secrétaire général de la société française d’hépatologie (Afef).

Le Figaro, 09/04

Selon des travaux réalisés sur les lémuriens, dont la physiologie est proche de celle de l’homme, une réduction des apports nutritionnels pendant la vie adulte permettrait de vivre plus longtemps, indique Destinationsante.com. Le site explique que, pendant dix ans, des chercheurs du CNRS et du Museum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec notamment le Centre de psychiatrie et neurosciences (Inserm/Université Paris Descartes), ont évalué l’impact de l’alimentation (quantité et qualité) sur la longévité des lémuriens.

Destinationsante.com, 06/04

Le Monde titre un article : « La Chine bouscule le palmarès scientifique mondial ». Selon le rapport sur « la position scientifique de la France dans le monde, 2000-2015 », rendu public le 5 avril par l’Observatoire des sciences et des techniques (OST), Pékin, qui pesait à peine 1% de la production scientifique dans les années 1980, est désormais numéro deux mondial. Le pays consacre 2% de son PIB à la recherche-développement, et produit 16% des publications, une progression historique. Concernant la France, le pays, malgré la stagnation des crédits et des effectifs, a augmenté sa « productivité », mais a glissé du 5e au 7e rang.

Le Monde, 07/04

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