Synthèse de presse

09 mars 2020

11h27 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Situation face au coronavirus SARS-CoV-2

Le Président Emmanuel Macron a réuni dimanche soir à l’Elysée un Conseil de défense alors que la France est le deuxième pays le plus affecté en Europe par le coronavirus, après l’Italie dont les régions du Nord ont été placées en quarantaine. Les Echos expliquent que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) refuse, pour l’heure, de relever son niveau d’alerte d’état épidémique à celui de pandémie. Le passage à ce stade indiquerait que tous les humains seraient potentiellement exposés au coronavirus SARS-CoV-2. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a déclaré devant la presse le 5 mars que le Covid-19 « est une maladie sérieuse. Il n’est pas mortel pour la plupart des gens, mais il peut tuer ». De son côté, Le Monde indique que le Covid-19 ne semble pas avoir la même gravité et la même létalité partout où il existe des foyers et des chaînes de transmission. Jean-François Delfraissy, professeur de médecine expert en immunologie et président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), explique, dans La Croix, que « sur le coronavirus, il faut informer sans alarmer ». L’une des bonnes nouvelles, selon lui, « se situe sur le front du virus lui-même : il ne semble pas avoir muté, ce qui est crucial pour permettre aux chercheurs d’avancer. Des essais thérapeutiques vont débuter ces jours-ci en France, espérons qu’ils aboutiront ». Le laboratoire de Manuel Rosa-Calatrava, directeur adjoint du laboratoire lyonnais VirPath, a affirmé, samedi 7 mars, espérer « repositionner » un médicament déjà existant pour s’en servir de traitement contre le coronavirus SARS-CoV-2. Selon le chercheur lyonnais toujours, la recherche pour trouver un médicament contre le coronavirus avance bien et il espère que les fruits de leurs recherches donneront des résultats concrets au plus vite.

France Culture, LeParisien.fr, 06/03, Le Figaro, Le Monde, La Croix, France Info, C News, Francetvinfo.fr, 07/03, C News, 08/03, Les Echos, 09/03

Le stress réduit nos défenses immunitaires

Des chercheurs ont étudié en détail la façon avec laquelle le stress pouvait réduire les défenses immunitaires et rendre l’individu plus vulnérable aux virus et microbes environnants. Le lien entre stress et affaiblissement des défenses immunitaires avait déjà été établi au cours d’études antérieures, mais le processus restait mal connu. Sophie Ugolini, directrice de recherche Inserm au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy, vient de mettre à jour avec ses collègues du CNRS et de l’université d’Aix-Marseille les mécanismes de cette réaction biologique de notre corps. Leurs travaux ont été publiés dans le Journal of Experimental Medicine. Les chercheurs se sont intéressés à des récepteurs exprimés à la surface de nombreuses cellules de l’organisme (dont les cellules immunitaires) et qui sont spécifiques des hormones du stress, l’adrénaline et la noradrénaline, que l’on appelle les récepteurs β2-adrénergiques. « Nous avons confirmé expérimentalement que les hormones du stress qui se lient aux récepteurs β2-adrénergiques réduisent la réponse immunitaire et que cela passe par une diminution de la production de certaines cytokines inflammatoires, requises pour l’élimination des virus », précise Sophie Ugolini. Selon cette dernière, ces travaux pourraient amener à de nouvelles voies thérapeutiques pour traiter le stress.

Pourquoidocteur.fr, C News, 07/03 : voir le communiqué de presse de l’Inserm du 5 mars.

En Bref

Des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, des universités de Nantes et d’Angers viennent de publier les résultats de leurs études sur l’ulcère de Buruli, une maladie tropicale qui sévit particulièrement en Afrique centrale et de l’Ouest. Dirigées par la chercheuse Inserm angevine Estelle Marion, les équipes du CRCINA (Centre de recherche en cancérologie et immunologie Nantes-Angers) ont publié leur découverte de nouvelles pistes diagnostiques dans la revue Science Advances.

RFI, 06/03 : voir le communiqué de presse du 4 mars.

Des chercheurs français de l’Institut Pasteur de Lille (Inserm, CNRS, Université de Lille) et de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) ont montré que les infections pulmonaires qui surviennent parfois après une grippe pourraient être liées à des perturbations du microbiote intestinal. Cette découverte ouvre des perspectives préventives et thérapeutiques susceptibles de compléter les protocoles classiques de traitement. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue américaine Cell Reports.

Sciencesetavenir.fr, 08/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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