Synthèse de presse

09 septembre 2019

12h27 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Ne pas avoir de grand frère pour avoir du vocabulaire

Vocabulaire, syntaxe ou encore raisonnement verbal, les jeunes enfants français ayant un grand frère parlent moins bien que les autres, révèle une étude menée par des chercheurs du CNRS, de l’hôpital Robert-Debré AP-HP, de l’EHESS, de l’ENS et de l’Inserm. Cette étude, publiée dans la revue Psychological Science, a consisté à suivre 1 000 enfants français, de leur naissance à leurs cinq ans et demi. Les enfants ont été testés à 2 ans, 3 ans et 5 ans et demi, et le retard semble identique aux trois âges. Selon les chercheurs, le retard observé est en moyenne de 2 mois. « Seuls les grands frères impacteraient les capacités linguistiques de leurs cadets », précise un communiqué du CNRS. Les chercheurs avancent deux hypothèses pour expliquer ce phénomène. Les soeurs aînées pourraient parler plus à leurs cadets, d’autant plus que « jusqu’à l’âge de 5/6 ans, les petites filles sont plus avancées sur le plan linguistique que les petits garçons » et peuvent donc s’avérer de meilleurs modèles. Une autre explication possible est qu’« un frère aîné peut être plus exigeant envers ses parents qu’une soeur aînée », un surplus d’attention parentale qu’il subtiliserait à ses cadets.

AFP, 06/09, M6, 08/09 

1 435 décès supplémentaires liés aux canicules de cet été

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé hier que les deux épisodes de canicule qui ont touché la France en juin et en juillet, avec des températures records – jusqu’à 46 °C dans l’Hérault, le 28 juin – ont entraîné près de 1 500 décès supplémentaires par rapport à la moyenne. C’est « dix fois moins que la canicule de 2003 », a-t-elle précisé. Un très long épisode de chaleur en août avait, cette année-là, coûté la vie à 19 490 personnes, selon une étude de l’Inserm. Selon les chiffres publiés par la Direction générale de la santé (DGS), « 1 435 décès en excès » sont imputables à la canicule, « 567 lors de la première vague de chaleur et 868 lors de la seconde, soit une surmortalité relative de 9,1 % ». Si c’est largement moins qu’en 2003, c’est aussi mieux qu’en 2015 et 2018 où la surmortalité était respectivement de 10,1 et 15 %. Globalement, les personnes de plus de 75 ans sont les plus touchées avec 974 décès. Les 65-74 ans ont été davantage victimes de la seconde vague, comme si la première avait affaibli leurs organismes. Dans les départements placés en vigilance rouge – une première –, la surmortalité est plus élevée que dans les autres.

Le Parisien, 09/09

En Bref

Les Echos expliquent que le Japon a autorisé la création d’embryons hybrides destinés à produire des implants pour l’homme. Les premiers travaux ont démarré avec l’annonce cet été du projet du chercheur japonais Hiromitsu Nakauchi qui veut injecter des cellules souches pluripotentes d’homme dans des embryons de porc préalablement modifiés génétiquement pour empêcher la formation du pancréas. Il espère, comme dans l’expérience menée sur des rongeurs, que naisse un embryon chimère porteur d’un pancréas hybride. Le chercheur lyonnais Pierre Savatier, qui travaille sur ce sujet à l’Institut Cellule Souche et Cerveau (Inserm), explique : « Les cellules souches des rongeurs sont autrement plus actives. Celles de l’homme ne trouvent pas l’environnement qui leur faut quand on les injecte dans un embryon de porc et elles peinent à participer à son développement ». Ces travaux inquiètent la communauté scientifique. En France, la loi de bioéthique interdit les expérimentations avec des espèces hôtes plus proches de l’homme. 

 

Les Echos, 09/09 

Le Figaro, qui publie un dossier sur le travail de nuit, explique que les conséquences d’un rythme décalé (sommeil, cancers, métabolisme, santé mentale…) sont de mieux en mieux connues mais sont encore mal prises en compte. « Il faut éviter le travail de nuit s’il n’est pas nécessaire », souligne le Pr Claude Gronfier, chronobiologiste à l’Inserm. Il ajoute : « (…) On estime aujourd’hui que 15 à 20 % des gens font un travail de nuit ».

Le Figaro, 09/09 

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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