Synthèse de presse

10 juillet 2018

11h46 | Par INSERM (Salle de presse)

Pollution émise par l’usine Sanofi de Mourenx qui fabrique la Dépakine

France Info et 20Minutes.fr rapportent que l’usine de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) qui fabrique le médicament Dépakine pollue l’environnement bien au-delà des normes. L’association France Nature Environnement (FNE) devait porter plainte hier, soulignant que l’usine rejette des « matières dangereuses à des taux astronomiques ». Cette usine a l’autorisation d’émettre « cinq composés organiques volatils (bromopropane, toluène, isopropanol, valéonitrile et propène) dans l’air dans la limite globale de 110 mg/m3 » mais « en émet en réalité 770 000 mg/m3, soit 7 000 fois plus que la norme autorisée », a affirmé le réseau associatif. Face au tollé, Sanofi Chimie a annoncé le soir même avoir décidé « d’engager l’arrêt de la production de son site de Mourenx, et d’opérer les améliorations techniques annoncées et indispensables à un retour à la normale ». « Les normes en vigueur ne sont déjà pas les plus adaptées sur le terrain du risque sanitaire, alors des dépassements de cette ampleur sont gravissimes et inadmissibles, condamne Isabella Annesi-Maesano, épidémiologiste spécialiste des maladies allergiques et respiratoires à l’Inserm. Il va falloir déterminer l’étendue de ces effets dans le secteur contaminé (…). En revanche, ce qui est certain, c’est que de tels dépassements de seuils dans le rejet de bromopropane dans l’air constituent un risque pour la population. Et en l’état actuel des connaissances dont nous disposons sur la Dépakine, il est certain que ces rejets aériens de bromopropane représentent un risque sanitaire potentiel pour les femmes enceintes ». L’usine de Sanofi a été mise en demeure de faire des travaux avant fin juillet pour stopper ces rejets.

France Info, 20Minutes.fr, 09/07

L’hérédité pas seulement liée à l’ADN

Une étude, réalisée chez la souris par des chercheurs du Centre allemand d’étude des maladies neurodégénératives à Göttingen, montre que l’environnement ainsi que l’état physique et mental des parents au moment de la conception peuvent avoir des conséquences sur le développement de leurs enfants, rapporte Le Figaro. L’étude, publiée dans Cell Reports, confirme des résultats déjà obtenus chez la femme par les mêmes auteurs. Ainsi, les spermatozoïdes ne transmettent pas que l’ADN du père mais aussi un message sur sa santé qui va influer sur le développement de sa descendance. La chercheuse Minoo Rassoulzadegan, une pionnière sur le sujet de l’épigénétique en France et dans le monde, à l’université de Nice, explique : « (…) On a toujours soupçonné une hérédité des expériences acquises, mais les techniques actuelles vont permettre de déterminer le rôle que jouent les ARN dans ce processus ».

Le Figaro, 10/07

En Bref

Le tribunal de Bobigny propose aux délinquants victimes d’addictions d’intégrer un programme thérapeutique intensif plutôt que d’aller en prison, indique La Croix. Il s’agit du programme du centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie de Bobigny. 3,4 millions de Français ont une consommation d’alcool « à risque », selon la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), Environ 15% d’hommes et 5% de femmes seraient concernés, estime l’Inserm.

La Croix, 10/07

Lors d’un forum organisé par le magazine « Elle », des femmes médecins ont expliqué comment elles s’efforcent à mener à bien carrière médicale et vie de famille. Le Quotidien du Médecin souligne que les obstacles existent, mais que les lignes bougent en France. Le journal cite comme exemple de carrière, celui du Dr Camille Le Ray, gynécologue-obstétricienne à la maternité de Port Royal, maître de conférences universitaire (MCU-PH) et chercheuse à l’Inserm. Cette dernière explique que son astuce pour gérer ses semaines chargées est d’être organisée et de refuser les journées qui s’éternisent. Elle indique : « Je milite pour les réunions pendant la pause déjeuner et non après 18 heures, afin de pouvoir voir mes enfants le soir (…) ».

Le Quotidien du Médecin, 09/07

Selon une étude, publiée dans Nature Medicine, par des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich en Suisse, la résistance au froid est transmise aux enfants. Ainsi, lorsque les chercheurs ont utilisé des spermatozoïdes de souris placées au moins une semaine en milieu frais (8°C) pour des fécondations in vitro, ils ont constaté que la progéniture avait un tissu adipeux brun nettement plus actif, notamment lorsqu’elle était exposée au froid. Et elle résistait plus à la prise de poids avec une alimentation hypercalorique.

Le Figaro, 10/07

Archives

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