Synthèse de presse

10 mars 2020

11h23 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les biotechs à la recherche d’un vaccin contre le coronavirus

Dans un article intitulé « Les biotechs prennent des risques pour trouver un vaccin », Les Echos indiquent que le premier vaccin contre le Covid-19 devrait entrer en test chez l’homme dans une dizaine de jours. Il s’agit du mRNA-1273 de la biotech américaine Moderna, dont l’essai clinique a été organisé avec les NIH (National Institutes of Health). Il doit se dérouler à Seattle et inclure 45 adultes de 18 à 55 ans. L’objectif est de vérifier l’innocuité du produit mais aussi de déceler des indices de réaction immunitaire. Les prochains candidats devraient également être issus de la biotech, souligne le quotidien. Inovio cible le mois d’avril, Novavax et CureVac mai ou juin, tandis que les grands industriels tablent au mieux sur la fin de l’année pour J&J, ou le début 2021 pour Sanofi. Cette différence de réactivité ne tient pas seulement à la taille des entreprises mais aussi aux technologies utilisées. Alors que les grands laboratoires se montrent très conservateurs dans leurs méthodes, les biotechs n’hésiteraient pas à tester de nouvelles approches. Si les biotechs sont plus rapides, c’est qu’elles n’injectent que des fragments d’ADN (Inovio), d’ARN (Moderna, CureVac) ou de protéines (Novavax) du Covid-19, choisis pour leur capacité à susciter une réponse immunitaire, explique le journal. Toute la question est de savoir si de telles technologies déclenchent une réponse immunitaire aussi protectrice que les méthodes classiques, conclut le quotidien.

Les Echos, 10/03

Augmentation du nombre d’autistes confirmée

Le Figaro rend compte de deux études sur les chiffres de l’autisme et son augmentation publiées dans le bulletin d’épidémiologie hebdomadaire de Santé publique France. Le journal fait remarquer que jusqu’alors la France ne disposait que d’estimations réalisées à partir de projections sur le nombre d’autistes. La première étude relayée confirme une augmentation de troubles du spectre autistique chez les enfants de 8 ans ou moins, notamment grâce à des diagnostics plus précis. L’Hexagone ne disposant pas encore de données nationales, les chercheurs se sont fondés sur deux registres dans des départements qui enregistrent de manière systématique des enfants nés entre 1995 et 2010 avec un diagnostic d’autisme posé à 8 ans au plus tard. Le premier registre concerne la Haute-Garonne et le second les départements de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie. L’étude compare les enfants qui y sont nés en 1995-1997 et en 2007-2009. Entre ces deux générations, la prévalence des troubles autistiques est passée de 2,3 à 7,7 enfants pour 1 000 dans le premier registre, soit une prévalence qui a plus que triplé en une dizaine d’années. La hausse est également sensible dans le deuxième registre. La deuxième étude, publiée par Santé publique France, donne des résultats inédits sur l’autisme en France. Elle a été réalisée à partir des chiffres de recours aux soins (hospitalisation, suivi ambulatoire en psychiatrie, affections de longue durée) dans le système national des données de santé, mais ne comprend pas encore les chiffres du médico-social ni des soins en libéral. Dans ce champ restreint, elle permet d’arriver au chiffre de 119 260 personnes autistes, identifiées en 2017. Ce qui correspond à une prévalence de 17,9 personnes pour 10 000, soit 0,18 % de la population. Le journal souligne qu’on est loin des projections de l’Inserm, selon lequel ce handicap concernerait environ 700 000 personnes en France. « Les personnes âgées de plus de 15 ans sont sous-estimées dans l’étude car, à partir d’un certain âge, la prise en charge des personnes autistes se fait davantage dans le médico-social », explique l’épidémiologiste de Santé publique France Catherine Ha.

Le Figaro, 10/03

En Bref

Eric d’Ortenzio, médecin épidémiologiste et coordinateur du consortium REACTing à l’Inserm, est revenu hier au micro d’Europe 1 sur la propagation du coronavirus en France et dans le monde. S’il ne juge pas inquiétant le seuil des 1.000 cas passés dimanche en métropole, il affirme qu’il va falloir « vivre avec et se dire qu’on va passer quelques semaines ou mois avec cette épidémie ». Alors que certains affirment que le virus pourrait mourir avec la hausse des températures saisonnières, Eric d’Ortenzio dément cette information. « Sur l’impact de la saisonnalité, on n’en sait rien », affirme-t-il. « On voit qu’il y a des pays en zones tropicales qui commencent à être touchés, donc le coronavirus résiste à ces températures », poursuit le médecin. Selon lui, il « faut s’attendre à trois mois d’épidémie en France ». Pour le médecin, « la crise est bien gérée » en métropole, malgré les 1.126 cas recensés.

Europe1.fr, 09/03

Un groupe de biologistes (Inrae, CNRS, Inserm, universités de Tours et d’Orléans) a étudié la structure et la fonction physiologique d’un constituant majeur de la membrane protéique qui englobe le jaune de l’œuf de poule, appelé « défensine aviaire ». « Nous avons mis en évidence des propriétés à la fois antimicrobiennes, antiinvasives de cellules tumorales et anticancéreuses », précise Nicolas Guyot, biochimiste à l’Inrae. Ce résultat a donné lieu au dépôt d’un brevet.

La Croix, 10/03

Pourquoidocteur.fr présente une nouvelle technique pour contrôler la pression oculaire responsable de la survenue du glaucome. La méthode permettant de réguler la pression en continu sans endommager l’œil a été mise au point par l’équipe de chercheurs de l’université de Floride du Sud. Au cours de leur expérience, ils ont réussi à manipuler la pression en greffant un minuscule tube dans l’œil d’un animal. Le tube greffé était relié à un capteur de pression capable de contrôler cette dernière. L’appareil était ensuite relié à une micropompe portable et à un réservoir de solution saline ; c’est ce liquide qui était injecté dans les yeux afin de contrôler la pression.

Pourquoidocteur.fr, 09/03

L’AFP rapporte que la République démocratique du Congo (RDC) suit attentivement le compte à rebours de la fin de l’épidémie d’Ebola prévue pour le 12 avril. Les autorités sanitaires ont indiqué hier surveiller de près les anciens patients qui pourraient encore porter le virus dans leur liquide séminal. Aucun nouveau cas n’a été enregistré depuis 21 jours et la dernière patiente est sortie le 3 mars d’un centre de traitement à Beni, l’un des épicentres de la maladie dans l’est du pays. « Un compte à rebours de 42 jours a commencé le 2 mars pour déclarer la fin de la deuxième épidémie d’Ebola la plus meurtrière au monde », a précisé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a qualifié d’urgence sanitaire mondiale la dixième épidémie d’Ebola sur le sol congolais.

AFP, 09/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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