Synthèse de presse

11 février 2020

12h10 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Des recherches actives contre le paludisme

Pour lutter contre les complications liées à la contraction du paludisme par les femmes enceintes, pouvant causer anémie ou hypertension chez la mère ainsi qu’un faible poids à la naissance chez l’enfant, une équipe de chercheurs (Inserm/Université de Paris/CNRS) a développé PRIMVAC, un vaccin préventif et immunogène. Les chercheurs sont parvenus, dans un essai de phase LA/B publié par « The Lancet Infectious Diseases », à démontrer son innocuité et sa capacité à entraîner une réponse immunitaire. Dans l’étude, ce vaccin est administré par voie intramusculaire aux jours 0, 28 et 56 et son profil de sécurité a été évalué en deux temps. Lors de la première phase, 18 femmes non exposées à l’agent du paludisme (Plasmodium falciparum) ont été incluses en France. Six d’entre elles ont reçu une dose de vaccin de 20 pg de PRIMVAC et les 12 autres ont reçu une dose de 50 pg. Dans la seconde phase de l’essai, 50 femmes naturellement exposées au paludisme ont été incluses au Burkina Faso. Les résultats sont concluants puisque, selon les auteurs de l’étude, « le suivi des femmes burkinabées vaccinées avec PRIMVAC pourrait permettre de savoir si la réponse immunitaire associée à la vaccination PRIMVAC pourrait les protéger contre le paludisme placentaire ».

Sur Europe 1, le chroniqueur souligne les recherches menées autour d’un nouveau vaccin dans la prévention du paludisme. Il a ainsi interrogé l’équipe de chercheurs de l’Inserm, menée par Benoît Gamain, chercheur au CNRS qui travaille depuis plus de vingt ans sur le développement de ce vaccin. Selon eux, les résultats sont plutôt bons, la vaccination étant efficace pendant deux ans au maximum. Les chercheurs espèrent maintenant développer une immunité sur le plus long terme.

Le Quotidien du Médecin, Europe 1, 10/02

En Bref

France Info rapporte que la ministre de la Santé et la ministre de la Recherche étaient réunies pour annoncer que la France allait apporter une aide financière publique aux chercheurs travaillant sur le coronavirus. La France entend fédérer ses chercheurs dans le consortium REACTing, qui réunit l’Inserm, l’Institut Pasteur, les universités, les CHU et les acteurs de Santé Public France. Yazdan Yazdanpanah, chercheur à l’Inserm et directeur de l’Institut thématique d’infectiologie, a été interviewé sur les recherches en cours en matière de vaccin. Le premier vaccin sera vendu aux grands laboratoires pharmaceutiques alors que la Chine dénombre de son côté plus de 900 morts et 40 000 contaminations. RFI rapporte qu’un virologue de l’Inserm évoque des délais d’essais clinique pour un vaccin et que l’institut Pasteur mise sur une durée de 20 mois pour le fabriquer.

France Info, RFI, 10/02

Depuis une dizaine d’années, des miniatures de tissus humains en 3D, les cérébroïdes, sont cultivées dans les laboratoires du monde entier, dont celui du CEA à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Elles imitent en partie l’architecture et les fonctions des cellules de nos organes. Le Monde a pu mener son enquête sur ces mini-organes de laboratoires, aussi appelés « mini-cerveaux » et placés sous haute surveillance militaire. Le quotidien souligne qu’un groupe du comité d’éthique de l’Inserm, réuni mi-décembre, a travaillé sur le problème d’une conscience ou d’une douleur éventuelles dans un cérébroïde.

Lemonde.fr, 10/02

Le Quotidien du Médecin rend compte de l’interview menée avec Christophe Hézode, ancien chef du service d’hépatologie de l’hôpital Henri Mondor et directeur médical du laboratoire Gilead. Pour ce partisan du dépistage universel, tous les éléments sont réunis pour éliminer l’hépatite C dès 2025 en France.

Le Quotidien du Médecin, 10/02

Alors que la mobilisation grandit contre la future loi de programmation pluriannuelle pour la recherche, en cours de finalisation, soulevant des inquiétudes chez les chercheurs et universitaires, qui multiplient les actions depuis le début de l’année (grèves, manifestations, assemblées générales, démissions de jury…), la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a assuré hier avoir « entendu le message » des chercheurs et universitaires qui « ont appelé à réinvestir massivement » dans leur secteur. Sa réponse : « A mes collègues enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs et techniciens, je veux donc dire une chose toute simple : ce message a été entendu, et le président de la République l’a confirmé en fixant le cap des 3 % du PIB consacrés aux dépenses de recherche et développement pour notre pays ». Le Monde rappelle que plus de 700 directrices et directeurs de laboratoires de recherche contestent, dans une tribune, les critères ayant servi à l’élaboration de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Ils préconisent de « renforcer les collectifs » plutôt que de promouvoir « une infime élite œuvrant au profit d’une infime partie des savoirs ».

AFP, Lemonde.fr, 10/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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