Synthèse de presse

17 avril 2018

10h58 | Par INSERM (Salle de presse)

Alerte au GHB

Le Parisien publie une enquête dans laquelle il explique que « la « drogue du violeur » est de plus en plus utilisée comme un stupéfiant classique ». L’usage du GHB (gamma-hydroxybutyrate) se répand aujourd’hui dans une « population mixte » et « de plus en plus jeune (17-25 ans) », en quête d’euphorie, de sentiment de bien-être, d’empathie, s’alarme l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). A Paris, au moins huit victimes, dont une est décédée, ont été recensées depuis décembre. Face à la multiplication des overdoses, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a réuni hier autorités sanitaires et représentants des établissements de nuit, indique le quotidien, afin de mettre au point ensemble un plan de lutte pour inverser la tendance dans la capitale, très touchée par le phénomène. Dans une interview au Parisien, le préfet de police de Paris explique que « selon les projections de l’AP-HP, si rien n’est fait on pourrait avoir cent cas [de comas] d’ici à la fin de l’année ». Et d’ajouter : « Nous allons mettre en place un plan d’action en trois axes » : juridique, partenarial et informatif.

Le Parisien, 17/04

Le VIH accélère la dégradation des os

Une équipe de l’Inserm (UMR5089 CNRS/UT3 Paul Sabatier, équipe Phagocyte migration and differentiation, Institut de pharmacologie et de biologie structurale, Toulouse) a, pour la première fois, prouvé que l’infection par le VIH accélère la dégradation des os, rapporte Destinationsante.com. Le risque de déficit osseux est six fois plus élevé chez les personnes infectées par le virus du sida que les sujets sains. Selon les chercheurs de l’Inserm, le virus agit directement sur le métabolisme osseux en infectant les cellules naturellement chargées de dégrader l’os : les ostéoclastes. Christel Verollet, co-responsable de ces travaux, explique que « les ostéoclastes proviennent de précurseurs présents dans le sang et la moelle osseuse qui sont également à l’origine des macrophages, des cibles du VIH importantes pour la pathogénèse [c’est-à-dire le processus déclenchant de la maladie] ». « Les deux types de cellules portent à leur surface les mêmes récepteurs qui permettent l’entrée du virus », souligne-t-elle. L’activité d’un ostéoclaste est alors exacerbée après infection. 

Destinationsante.com, 16/04

En Bref

Notre Temps se penche sur le nouveau logo nutritionnel de cinq couleurs, Nutri-score. Le mensuel explique que « le principe d’un étiquetage nutritionnel simplifié a été suggéré par l’équipe du Pr Serge Hercberg, nutritionniste à l’origine du Programme national nutrition santé (PNNS), dont les repères – cinq fruits ou légumes par jour, trente minutes d’activité physique quotidienne – nous sont devenus familiers ». Et d’ajouter : « L’objectif de Nutri-score est d’aider le consommateur à savoir si les chiffres indiqués sur les étiquetages – sucres, graisses ou sel par exemple – sont raisonnables ou pas ».

Notre Temps, 01/05

Le Quotidien du Médecin indique qu’« une équipe française a montré que le bumétanide restaure l’activité neuronale du striatum avec un bénéfice moteur chez la souris ». Une phase II chez l’homme débutera prochainement. Le Pr Yehezkel Ben-Ari, expert des courants ioniques et de l’inhibition cérébrale, qui a codirigé l’étude avec le Pr Constance Hammond, spécialiste du striatum (Neurochlore et B&ATherapeutics, Marseille), explique que « ce traitement est novateur, car toutes les molécules utilisées dans la maladie de Parkinson aujourd’hui sont basées sur la dopamine, ce qui n’est pas le cas du bumétanide. A ma connaissance, il s’agit du seul traitement non dopaminergique qui bénéficie de données expérimentales aussi solides ».

Le Quotidien du Médecin, 16/04

Le Parisien souligne que Jérôme Hamon, 41 ans, atteint depuis l’enfance d’une neurofibromatose, est désormais le seul homme au monde à avoir subi deux greffes totales du visage. Cette performance médicale a été réalisée par le chirurgien plasticien Laurent Lantieri et son équipe, à l’hôpital George-Pompidou à Paris. Le Pr Lantieri souligne : « Aujourd’hui, on sait qu’une double greffe est réalisable, ce n’est plus du domaine de la recherche ».

Le Parisien, 17/04

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube