Synthèse de presse

24 mars 2020

11h52 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

La chloroquine, traitement contre le coronavirus ?

L’ensemble des médias rend compte du lancement du vaste essai clinique européen Discovery, coordonné en France par l’Inserm, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus. Un essai va tester la chloroquine, défendue par le Pr Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille. Aujourd’hui en France explique que, depuis que la chloroquine a été présentée comme un traitement potentiel pour lutter contre le Covid-19, il est devenu impossible de trouver en pharmacie les plaquettes de Plaquénil qui contiennent son dérivé, l’hydroxychloroquine. Or, pour des malades chroniques, atteints de lupus ou de polyarthrite rhumatoïde, il s’agit d’un remède du quotidien, précise le journal. Pourtant, Sanofi assure qu’« il n’y a pas de rupture d’approvisionnement pour ce traitement. Des stocks sont fabriqués et ils vont arriver dans les jours qui viennent ». Une autre molécule utilisée dans le traitement proposé par le Pr Didier Raoult pourrait poser problème, ajoute le quotidien. Il s’agit de l’azithromycine. Elle est notamment fabriquée par la société Famar, basée à Saint-Genis-Laval, près de Lyon (Rhône). Ce sous-traitant du géant Sanofi est en situation très précaire. En redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, son cas doit être examiné le 3 juillet.

AFP, BFM TV, France Info, C News, RMC Info, France Inter, Francetvinfo.fr, Allodocteurs.fr, 23/03, Aujourd’hui en France, Les Echos, Le Figaro, Libération, La Tribune, Le Temps, 24/03

Altération du goût et de l’odorat avec le Covid-19

Plusieurs études semblent démontrer que le Covid-19 affecte le système nerveux central, siège du goût et de l’odorat. Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a ainsi indiqué le 20 mars dans son compte-rendu que la perte d’odorat (ou anosmie) peut figurer au nombre des premiers symptômes du Covid-19. Négligé depuis l’irruption de la maladie, ce signe clinique est désormais relevé dans de nombreux pays et pourrait être expliqué par la capacité du nouveau coronavirus à infecter le système nerveux central des malades – notamment les zones du cerveau traitant les informations olfactives. Cette hypothèse est étayée par deux récents articles de recherche. Le premier, publié par des chercheurs chinois dans le Journal of Medical Virology, est basé sur des données acquises sur d’autres coronavirus que le SARS-CoV-2, étudiés de plus longue date; le second, publié presque simultanément dans la revue Chemical Neuroscience, propose des mécanismes d’action susceptibles d’expliquer cette faculté potentielle du virus à infecter le système nerveux central. « Plusieurs coronavirus peuvent accéder au système nerveux central en transitant par la sphère oropharyngée, notamment par la voie olfactive, indique Daniel Dunia, chercheur (CNRS) au Centre de physiopathologie de Toulouse-Purpan (Inserm, CNRS, université de Toulouse). Il est possible que le coronavirus puisse infecter le bulbe olfactif ou s’attaquer aux neurones de l’olfaction, mais il faut être prudent. D’autres virus peuvent avoir de tels effets, ou provoquer des troubles neurologiques par le biais de l’inflammation intense induite par la réponse immunitaire. »

Le Monde, 24/03

En Bref

Le Premier ministre russe Mikhail Michoustine a donné le 23 mars cinq jours à son gouvernement pour développer un système permettant, via l’utilisation des données de géolocalisation des téléphones portables, de retracer les déplacements de personnes ayant été en contact avec des patients contaminés par le coronavirus et de les inciter au confinement, rapporte La Tribune. Ce dispositif permettra de suivre à la trace les citoyens qui sont en contact avec des patients contaminés sur la base d’informations fournies par les opérateurs téléphoniques sur la géolocalisation d’un téléphone portable, a précisé le ministère russe des Communications dans un communiqué. Cela permettrait aux citoyens d’être informés (par téléphone) et de savoir s’ils ont été en contact avec une personne contaminée et de les informer de la nécessité de s’isoler, a-t-il ajouté.

La Tribune, 24/03

La société toulousaine Iriade annonce la mise en ligne de Covidiab, un nouveau programme personnalisé d’accompagnement en ligne pour les patients diabétiques en période d’épidémie Covid-19, souligne UsineNouvelle.com. Le projet a été conçu en partenariat avec le centre de responsabilité de santé connectée de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) et la fédération des services hospitaliers de diabétologie des hôpitaux de Bichat, Cochin et Lariboisière. Il a par ailleurs mobilisé des équipes de l’Inserm. « L’ambition est de répondre rapidement à trois besoins très concrets : informer en temps réel, répondre aux questions pratiques et orienter les patients vers les soins adaptés en cas de symptômes », précise Laurent Deputier, co-fondateur d’Iriade.

UsineNouvelle.com, 23/03

Tandis que l’Organisation mondiale de la santé appelle les Etats à multiplier les tests pour diagnostiquer les cas d’infection au coronavirus, la France cherche à augmenter ses capacités de dépistage, font remarquer Les Echos. Le pays ne réalise que 4.000 tests par jour, contre 23.000 pour l’Allemagne. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a promis une montée en puissance pour accompagner la fin du confinement. Mais cette volonté est freinée par la dépendance aux importations et le manque d’équipements des petits laboratoires.

Les Echos, 24/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube