Synthèse de presse

26 février 2019

12h58 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm  est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

Succès d’essais précliniques contre la progeria

Des équipes de chercheurs américaines, espagnoles et anglaises ont montré, sur des souris, que la progeria, qui provoque un vieillissement accéléré, pourrait peut-être répondre à une thérapie génique grâce aux « ciseaux génétiques » Crispr-Cas 9. Deux groupes de recherche, explique Le Figaro, « sont en effet parvenus, pour la première fois, grâce à Crispr-Cas9, à rallonger considérablement (de 50%) l’espérance de vie de “souris progeria”, un modèle animal de la maladie humaine ». « Cela ne corrige en réalité que 2 à 10% des cellules mais l’effet est démultiplié puisque la production de progérine est réduite de moitié, et ils améliorent le fonctionnement de nombreux tissus et organes », ajoute Xavier Nissan, directeur de recherche à l’Istem, qui travaille également sur la maladie mais n’a pas participé à ces derniers travaux. Les tests n’ont pour l’instant été réalisés que sur des animaux mais, selon Le Figaro, « l’absence de toxicité observée dans ces études est de bon augure ». 

Le Figaro, 26/02

Maladies de la rétine : nouvelle piste pour préserver la vision

Selon les travaux d’une équipe de chercheurs de l’Inserm, repris par Francetvinfo.fr et France 5, réduire la quantité de fer dans l’œil pourrait limiter les dégâts consécutifs à un décollement de rétine. Francine Behar-Cohen, chirurgien ophtalmologiste à l’hôpital Cochin (AP-HP) et directrice de recherche à l’Inserm, s’est intéressée avec son équipe à un liquide présent sous la rétine en cas de décollement et qui serait responsable de la destruction des cellules de la vision. Le fer présent en grande quantité dans ce liquide entraînerait une moins bonne récupération visuelle chez les patients opérés d’un décollement de rétine. « La solution serait d’injecter dans la rétine de la transferrine, une protéine naturellement présente dans l’organisme capable d’évacuer l’excès de fer mais qui est alors en quantité insuffisante dans l’œil », explique Francetvinfo.fr, qui précise que « des essais menés sur l’animal montrent que ce traitement facilite la cicatrisation de la rétine et donc la récupération de la vision ». Les recherches doivent néanmoins se poursuivre pour savoir si ces résultats prometteurs sont transposables à l’homme.

France 5, Francetvinfo.fr, 25/02

En Bref

La France lance une nouvelle étude indépendante afin de trancher la question de la dangerosité du glyphosate. Un cahier des charges est en cours d’élaboration par l’Anses et sera transmis aux ministres concernés. Ce n’est pas forcément nous qui la ferons”, a indiqué Mme Weber, directrice générale adjointe de l’Anses en charge des produits réglementés, à propos de l’étude proprement dite, évoquant “un consortium d’institutions de chercheurs pour la mener”.

AFP, 25/02

Dans un entretien au Quotidien du Médecin, Christine Clavel, professeur au CHU Reims, Inserm UMRS 1250, URCA (Université de Reims Champagne Ardenne) fait un bilan du dépistage du cancer du col de l’utérus. Ce dernier « est actuellement recommandé tous les trois ans entre 25 et 65 ans », rappelle-t-elle, soulignant que l’enjeu « est d’attirer vers le dépistage les femmes qui n’y participent jamais ». A terme, selon Christine Clavel, « il s’agira d’introduire le test HPV en dépistage primaire, comme cela est initié dans de nombreux pays ».

Le Quotidien du Médecin, 25/02

Les populations vivant aux abords du lac Poopó, en Bolivie, qui présente une concentration élevée en arsenic, ne présentent aucune trace de la maladie de peau ordinairement associée à une intoxication à ce poison. Des chercheurs se sont donc penchés sur la capacité de ces populations à mieux métaboliser l’arsenic, indique Le Figaro. « Nous formons l’hypothèse que, dans un contexte fortement minéralisé, les individus ont été progressivement sélectionnés en fonction de gènes favorables à leur survie », explique Jacques Gardon, à l’origine de l’étude. Les prélèvements sanguins des volontaires sont actuellement analysés pour voir si une différence génétique pourrait expliquer les variations de métabolisme entre les deux groupes étudiés.

Le Figaro, 26/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube