Synthèse de presse

28 juillet 2020

11h39 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Étude sur les survivants d’Ebola et les séquelles à long terme du virus

Une équipe de scientifiques français a étudié les potentielles séquelles sur les survivants ayant contracté le virus Ebola. Leurs recherches ont montré la présence de marqueurs immunitaires et inflammatoires à des niveaux élevés dans le sang, deux ans après la survenue de la maladie. Des scientifiques du Centre de Formation et de Recherche en infectiologie de Guinée (CERFIG) ont développé une cohorte de 802 survivants (PostEboGui), en collaboration avec l’Inserm et l’Institut de recherche pour le développement (IRD). La nouvelle étude, parue dans Nature Communications et dirigée par des chercheurs de l’Inserm et de l’université Paris-Est Créteil, a recruté 35 patients issus de la cohorte PostEboGui pour des prélèvements sanguins visant à étudier leur profil immuno-inflammatoire deux ans en moyenne après la survenue de la maladie. Comparé à celui des personnes non touchées par le virus Ebola (groupe de contrôle), le système immunitaire des anciens malades présentait des marqueurs inflammatoires importants, pouvant expliquer la persistance de certains symptômes. Autre élément non négligeable : des anticorps IgG spécifiques du virus Ebola ont été observés chez les survivants, ce qui suggère une activité immunitaire à long terme.

Relaxnews, Futura-Sciences.com, Sciencesetavenir.fr, 27/07

Lire le communiqué de presse du 24/07/2020: “Les survivants d’Ebola présentent des anomalies sévères du système immunitaire deux ans après leur maladie

Punaises de lit : 70 000 personnes chez le médecin en un an

Une étude, menée par le réseau de surveillance sanitaire Sentinelles (Inserm-Sorbonne Université) et dévoilée par le ministère de la Santé, révèle que plus de 70 000 consultations chez le généraliste en un an sont liées aux punaises de lit. « L’incidence des consultations en lien avec les punaises de lit, bien que modérée, montre que le problème peut concerner l’ensemble de la population, quels que soient l’âge, le sexe et la région, avec une recrudescence » au printemps et en été, conclut cette étude. Elle « confirme que les punaises de lit posent des questions de santé et qu’il convient de lutter contre elles et contre leurs conséquences sanitaires », juge pour sa part dans un communiqué la Direction générale de la santé (DGS), qui a financé l’étude. Selon ces travaux, qui portent sur la période allant d’avril 2019 à mars 2020, quelque 72.000 consultations auprès d’un médecin généraliste en France métropolitaine étaient liées aux punaises de lit, « soit un taux d’incidence de 109 consultations pour 100.000 habitants », selon la DGS. Ce chiffre a été obtenu en extrapolant les données collectées auprès de 214 médecins généralistes du réseau Sentinelles. « Parmi les motifs les plus fréquents de consultation figurait la présence de lésions cutanées (98 %), mais aussi la dégradation de l’état de santé psychologique », souligne la DGS. « Les régions métropolitaines sont différemment touchées : l’incidence est la plus élevée en Auvergne-Rhône-Alpes et PACA (respectivement 216 et 145 consultations pour 100.000 habitants) et la plus basse en Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté (19 et 33 consultations pour 100.000 habitants) », ajoute la DGS.

AFP, Francebleu.fr, 27/07, Aujourd’hui en France, France Info, 28/07

Lire le communiqué de presse du 27/07/2020 : ” Punaises de lit : plus de 70 000 consultations en un an en France métropolitaine

En Bref

Selon une étude menée par une équipe internationale et publiée dans Nature Communications, un test sanguin a permis de détecter cinq types de cancers (estomac, œsophage, côlon, poumon et foie) chez des sujets asymptomatiques, jusqu’à quatre ans avant le diagnostic de leur tumeur par des méthodes d’imagerie conventionnelles. Ce test, baptisé PanSeer, analyse l’ADN tumoral circulant libéré dans le sang par les cellules tumorales. « Des études préalables ont comparé les profils de méthylation de l’ADN dans des tissus cancéreux ou sains. Verdict : certains profils de méthylation semblent spécifiquement associés à différents types de cancers », explique le Pr Thierry Frébourg, spécialiste de la génétique des cancers au CHU de Rouen (Inserm), qui n’a pas participé à cette étude. Ce travail émane d’une équipe chinoise, associée à des équipes américaine (université de Californie, à San Diego) et suédoise. Les auteurs ont fondé une start-up, Singlera Genomics, basée à San Diego et à Shanghaï, qui a récolté plusieurs millions de dollars pour développer des tests de diagnostic précoce des cancers.

Lemonde.fr, 27/07

Quatre rapporteurs du projet de loi sur la bioéthique, qui est de retour à l’Assemblée nationale, depuis hier, pour une deuxième lecture, défendent, dans Le Monde, l’extension du diagnostic préimplantatoire à la recherche d’anomalies du nombre de chromosomes qui, avec le consentement des parents, permettrait de réduire le nombre de fausses couches. Ils précisent : « Il n’y a pas d’impact sur le nombre de naissances d’enfants trisomiques, la décision restant comme aujourd’hui celle des parents ».

Le Monde, Libération, 28/07

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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