Synthèse de presse

29 janvier 2019

12h13 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm   est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

Hépatite C : 15 millions de nouvelles infections et 1,5 million de décès évitables d’ici 2030

Quinze millions de nouvelles infections par l’hépatite C et 1,5 million de décès par cirrhose et cancer du foie seraient évitables dans le monde d’ici 2030 en appliquant un ensemble complet de mesures associant prévention, dépistage et traitement, révèle une étude. Ces progrès possibles correspondent à une réduction de 80% de l’incidence (nouvelles infections) et de 60% du nombre de décès par rapport à 2015, selon cette étude. « L’élimination du virus de l’hépatite C est un objectif extrêmement ambitieux qui nécessite des interventions de prévention et un dépistage améliorés, en particulier dans les pays les plus touchés, tels que la Chine, l’Inde et le Pakistan », explique le Pr Alastair Heffernan, de l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni), qui a dirigé la recherche parue dans The Lancet. « La réalisation de telles réductions nécessite un programme de dépistage massif et une augmentation rapide du nombre de nouveaux traitements à court terme – à savoir, 51,8 millions de traitements antiviraux à action directe [AAD] d’ici 2030 », souligne-t-il. Il s’agit notamment de dépister 90% des personnes atteintes et de les traiter d’ici là.

AFP, 29/01

Lutter contre la maladie de Parkinson grâce à des réseaux de neurones humains

Les Echos rendent compte du projet Microdeg (Microfluidique neurodégénération), lancé en 2013 par les équipes de deux chercheurs français, Jean-Michel Peyrin, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des puces microfluidiques permettant de reconstruire in vitro des réseaux de neurones à très petite échelle, et Anselme Perrier, directeur de recherche à l’Inserm et expert des cellules souches pluripotentes humaines. Ces équipes ont été rejointes en 2014 par celle de Ronald Melki, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la propagation des prions. Couronnés de succès, leurs efforts viennent de faire l’objet d’une publication dans la revue Stem Cell Reports, souligne le quotidien. « Nous avons créé un tout petit réseau de neurones sur une puce microfluidique, composée de plusieurs chambres, explique Anselme Perrier. Cela permet de simuler une maladie dans une première chambre et d’étudier comment elle se propage dans l’autre chambre. » Cette publication détaille l’utilisation de ces réseaux de neurones humains in vitro pour démontrer que les agrégats d’alpha-synucléine, responsables de la dégénérescence neuronale dans la maladie de Parkinson, se propagent de neurones en neurones humains, ce qui constitue une première mondiale, ajoute le journal.

Lire notre communiqué de presse du 14/01/2019 “Des réseaux de neurones humains pour modéliser la maladie de Parkinson”

Les Echos, 29/01

En Bref

Dans une tribune parue dans Le Monde, l’épidémiologiste Maria Melchior, directrice de recherche à l’Inserm, s’élève contre l’éventualité de sanctionner financièrement les familles dont les enfants auraient causé des violences scolaires. Rappelant que plus de la moitié des familles pauvre en France (1,7 million) sont monoparentales et cumulent souvent les difficultés financières avec d’autres facteurs de précarité, elle soutient que « les recherches ont montré que l’intervention la plus efficace pour réduire les problèmes de comportement des jeunes consiste à augmenter les ressources financières des familles ». Maria Melchior appelle à « une réflexion plus large sur les déterminants des comportements violents voire délictueux et leur prévention ».

Le Monde, 29/01

Les données confidentielles de 14 200 personnes contaminées par le VIH, dont beaucoup d’étrangers, ont été volées et publiées sur internet, ont annoncé les autorités singapouriennes hier soir, dans ce qui apparaît comme la deuxième faille de sécurité informatique majeure pour la cité-Etat en quelques mois, rapporte l’AFP. Le ministère de la Santé pense que les données ont été publiées par un Américain plusieurs fois condamné par la justice, qui les aurait obtenues via son compagnon, un docteur singapourien qui avait accès au registre national des personnes porteuses du VIH. Au cours d’une autre attaque informatique majeure en juin et juillet, les données médicales de 1,5 million de Singapouriens, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong, avaient déjà été volées.

AFP, 29/01

Des chercheurs de l’Institut Galien Paris-Sud (CNRS/Université Paris-Sud/Paris-Saclay) ont mis au point une stratégie innovante, consistant à coupler des molécules anticancéreuses à des polymères dégradables, souligne La Croix. « En ajustant les propriétés physicochimiques de ces prodrogues, nous sommes parvenus à moduler la libération du principe actif et donc l’activité anticancéreuse in vitro », indique le chercheur Julien Nicolas. Ces travaux ouvrent la voie à une nouvelle famille de vecteurs de principes actifs, comme alternative aux nanoparticules traditionnelles, constate le quotidien.

La Croix, 29/01

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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