Synthèse de presse

06 octobre 2020

12h59 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Prix Nobel de médecine : les découvreurs de l’hépatite C primés

Le Britannique Michael Houghton et les Américains Harvey Alter et Charles Rice ont reçu, hier, le Prix Nobel de médecine pour leurs travaux ayant contribué à l’identification du virus de l’hépatite C. Ils se partageront le million d’euros de récompense. Travaillant en étroite collaboration, les trois scientifiques ont participé de différentes façons à la découverte et à la compréhension du fonctionnement de ce virus qui s’attaque au foie et peut conduire à long terme au décès du patient par cirrhose ou cancer. En France, « on estime que près d’une personne concernée sur trois ignore qu’elle est infectée », selon l’Inserm. Le traitement de cette maladie a été révolutionné au tournant des années 2010 par l’arrivée de nouveaux traitements antiviraux « à action directe », capables d’éliminer le virus en quelques mois chez plus de 95 % des personnes infectées, notamment le sofosbuvir, commercialisé par le laboratoire Gilead sous le nom de Sovaldi. Ces nouveaux traitements font de l’hépatite C « la seule maladie virale chronique à pouvoir être guérie », souligne l’Inserm.

AFP, Pourquoidocteur.fr, 05/10, Le Figaro, La Croix, 06/10

Consulter C’est dans l’air du 05/10/2020 : “Prix Nobel de médecine 2020

Etude pour prédire les formes graves de Covid-19

Une équipe de 14 chercheurs de l’Inserm, l’Université de Tours et le CHRU tourangeau suggère une méthode pour prédire la gravité et l’évolution du Covid-19 chez les personnes contaminées en surveillant certaines cellules immunitaires. Les chercheurs ont étudié « 30 patients admis en réanimation au CHRU de Tours, atteints de forme graves de Covid-19 », précise le centre hospitalier dans un communiqué résumant l’étude publiée dans le Journal of Experimental Medecine. Leur découverte : deux populations de cellules immunitaires appelées lymphocytes (dénommées MAIT et iNKT) sont présentes de façon « considérablement réduite » dans le sang des patients atteints de Covid-19 sévère, et de façon importante dans leurs voies respiratoires. Les chercheurs ont découvert que les patients dont les MAIT et iNKT du sang étaient particulièrement activées au moment de leur admission en réanimation présentaient une meilleure évolution de leur niveau d’hypoxémie (faible taux d’oxygène dans le sang). De plus, ces patients sortaient également plus tôt des soins intensifs, suggérant donc une évolution plus rapide et favorable de leur maladie. Christophe Paget, chercheur Inserm au Centre d’étude des pathologies respiratoires, indique : « Nos conclusions devraient encourager d’autres études » sur ces cellules immunitaires pour les cas de syndrome de détresse respiratoire aiguë causés par le coronavirus.

Francetvinfo.fr, 05/10

Consulter le communiqué de presse du 21/09/2020 : “Les lymphocytes T non conventionnels chez les patients atteints de formes sévères de Covid-19 sont prédictifs de l’évolution de la maladie

 

En Bref

Dans un entretien accordé au Monde, Vittoria Colizza, qui dirige à l’Inserm un laboratoire spécialisé dans la modélisation des épidémies, explique qu’il faut « des mesures dans la durée » contre le Covid-19. Selon elle, le masque, le télétravail ou l’application StopCovid doivent devenir des habitudes. Elle souligne : « Les bars et les restaurants, où l’on porte moins le masque et où l’on discute, sont des endroits favorables à la diffusion de l’épidémie ».

Le Monde, 06/10

Emmanuel Macron a ouvert hier dans un message vidéo la deuxième édition du forum HTID (Healthtech Innovation Days) dans lequel il a tendu la main aux biotechs françaises. Il a indiqué : « La France doit être le pays où sont inventés les médicaments de demain (…) ». Le chef de l’Etat, qui a cité les fleurons français comme Cellectis (thérapie cellulaire des cancers), DNA Script (imprimante d’ADN) et BioSerenity (diagnostic médical), a insisté sur l’importance de l’innovation pour les patients comme pour le système de santé. Emmanuel Macron souhaite que les biotechs françaises permettent la relocalisation de la production de médicaments biologiques (bioproduction) en France

Le Figaro, 06/10

Le quotidien belge Le Soir rapporte que Patrice Cani, chercheur au Louvain Drug Research Institute de l’UCLouvain, et Claude Knauf, de l’Inserm, ont découvert un « brouilleur » qui empêche les communications entre l’intestin et le cerveau ce qui renforcerait le diabète. Ce brouilleur empêche la régulation du sucre et provoque ainsi l’insulinorésistance chez les personnes diabétiques.

Le Soir, 06/10

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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