Synthèse de presse

08 janvier 2019

11h17 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm   est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

Inégalité des Franciliens face à l’infarctus

Une étude réalisée par un collectif de médecins et d’acteurs de santé, qui s’appuie sur les chiffres franciliens du Centre d’expertise de la mort subite (CEMS), révèle que la chance de survie en cas d’arrêt cardiaque est deux fois moins élevée en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne que dans les Hauts-de-Seine et l’hypercentre de Paris. Cette disparité s’explique par des moyens moins importants de secours, moins de témoins formés aux gestes qui sauvent et moins de défibrillateurs. Cette étude, publiée dans la revue internationale Circulation, analyse cinq ans de chiffres collectés par le CEMS en matière d’arrêt cardiaque – de 2011 à 2016 – à Paris et en petite couronne. Lionel Lamhaut, l’un des auteurs de l’étude, médecin urgentiste et maître de conférences à Paris-Descartes, souligne : « En Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, il apparaît qu’il y a moins de véhicules de secours disponibles, moins de moyens médicaux ».

Le Parisien, édition Paris, 08/01

Incidents médicaux en avion

Des chercheurs de l’université de Pittsburg, dont les travaux sont publiés dans la revue de l’association médicale américaine (JAMA) du 25 décembre 2018, ont calculé qu’une urgence médicale survenait dans un vol sur 604, soit 24 à 130 incidents par million de passagers transportés. Les incidents les plus fréquents concernent des syncopes ou malaises (33%), les troubles gastro-intestinaux (15%), respiratoires (10%) ou cardiovasculaires (7%), selon la revue américaine. « Les statistiques de cette étude sont cohérentes avec ce que nous voyons à Air France. Un incident médical sur 600 vols, c’est extrêmement faible, mais il est vrai qu’avant d’entrer dans un avion, une certaine sélection des passagers s’est faite naturellement, explique le Dr Vincent Feuillie, médecin-conseil d’Air France, on voyage rarement quand on est très malade et les différents filtres à l’aéroport (police, enregistrement des bagages, entrée dans l’avion) peuvent aussi identifier des cas évidents. » Par ailleurs, explique Le Figaro, des facteurs augmentent les chances de survie lors d’une attaque survenant pendant un voyage aérien. « L’arrêt cardiaque se produit devant témoins le plus souvent, il y a de l’oxygène et un DSA [défibrillateurs semi-automatiques] à bord, la possibilité de liaison satellite avec assistance médicale au sol (Samu 75 en France), et l’équipage est formé au secourisme », explique le Dr Catherine Bertrand, spécialiste de médecine d’urgence et de médecine aéronautique.

Le Figaro, 08/01

En Bref

Dans un entretien accordé au Monde, Bruno Falissard, pédopsychiatre, professeur de santé publique à la faculté de médecine de l’université Paris-XI et directeur de l’unité Inserm 1178 à la Maison de Solenn, à Paris, explique qu’« une forte compétition peut écraser certains ados ». Face à cette compétition permanente, « nous voyons des jeunes qui restent chez eux tout en ne sachant d’ailleurs pas trop pourquoi. Le plus souvent, il leur est trop difficile de construire le personnage de quelqu’un de fort, et ils préfèrent se recroqueviller sur eux-mêmes ».

Le Monde, O21 S’orienter au 21e siècle, 08/01

La Croix revient sur une étude menée par Eric Caumes, professeur d’infectiologie (Pitié-Salpêtrière, Inserm, Sorbonne Université), chez 300 patients ayant consulté pour une suspicion de maladie de Lyme. Selon les résultats de cette étude, le diagnostic de la maladie a été confirmé chez 9,6% des patients et jugé possible pour 2,9%. Une autre maladie a finalement été diagnostiquée chez 80% des patients – problèmes psychologiques (31%), maladies rhumatologiques ou musculaires (19%), maladies neurologiques (15%) ou d’autres maladies (34%) dont le syndrome d’apnée du sommeil, chez qui l’antibiothérapie a été inutile.

La Croix, 08/01

Les Echos se penchent sur « un nano-implant activable par infrarouge [qui] délivrera une molécule » thérapeutique. Cet implant est le fruit de travaux menés en partenariat par l’Institut de chimie et procédés pour l’énergie, l’environnement et la santé (ICPEES), unité mixte entre le CNRS et l’université de Strasbourg, de l’Institut de physique et chimie des matériaux de Strasbourg (IPCMS), et de l’Ecole de chimie, polymères et matériaux (ECPM) de Strasbourg. Une nouvelle étape vient de démarrer avec l’Inserm de Strasbourg et des chercheurs de l’ICPEES pour voir, en laboratoire, comment cette technologie peut être incorporée dans un implant polymère et utilisé pour tuer sur commande lumineuse des cellules cancéreuses.

Les Echos, 08/01

Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi dernier, 500 personnalités appellent à une opération « lundi vert » en 2019. Il s’agit de se passer de viande et de poisson tous les lundis de l’année, et plus pour ceux qui s’en sentent capables. Les enjeux, à la fois environnementaux et humains, sont nombreux. Mais, Tasnime Akbaraly, chercheuse à l’Inserm, contactée par Europe 1, alertait récemment : « Si on remplace un steak de viande bio ou un poulet fermier par un steak de soja plein d’additifs et plein de conservateurs, ça n’a pas d’intérêt écologique ou nutritif, au contraire ».

Europe1.fr, 07/01

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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