Synthèse de presse

13 mars 2019

11h44 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm  est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

67 000 décès par an liés à la pollution

Une étude, publiée dans l’European Heart Journal, revoit à la hausse le nombre de décès prématurés qui seraient liés à la pollution atmosphérique. Ce chiffre serait de 790 000 morts par an en Europe, dont 67 300 en France. Selon les chercheurs, qui ont utilisé de nouvelles données épidémiologiques, la pollution réduit de 2,2 ans l’espérance de vie des Européens et de 1,6 an celle des Français. Tout en soulignant qu’il existe encore de « grandes incertitudes statistiques » sur ces estimations, les scientifiques plaident pour une action volontariste des pouvoirs publics. « L’amélioration de la qualité de l’air en Europe est une intervention pour la santé publique à la fois très efficace et atteignable, conclut l’auteur principal de la recherche, Thomas Münzel (université de Mayence, Allemagne). Le taux de mortalité en Europe pourrait être réduit en remplaçant les énergies fossiles par des énergies propres et renouvelables, ainsi qu’en contrôlant la pollution issue de l’agriculture et de l’industrie. » « Nous avons tenu compte de nouvelles données épidémiologiques, notamment les effets indirects de la pollution sur le diabète et l’hypertension artérielle », explique Jos Lelieveld, coauteur.

Lejdd.fr, 12/03, Le Figaro, 13/03


Travail de nuit et santé

Le nombre de personnes travaillant de nuit a augmenté de 1 million entre 1990 et 2013, atteignant 16,3 % de la population active (4,3 millions de personnes), alerte le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France. Parmi les 4,3 millions de travailleurs de nuit, le nombre des « habituels » a « plus que doublé » entre 1990 et 2013, rapporte Le Monde. Ils sont passés de 800 000 à 1,9 million, effaçant le léger recul du travail de nuit occasionnel de 2,5 à 2,4 millions de salariés. La recrudescence du travail de minuit à 5 heures, constatée par Santé publique France, est telle que l’institut en appelle à « la mise en place d’une veille sanitaire dans les groupes professionnels les plus exposés », en complément du suivi médical individuel et régulier des travailleurs de nuit déjà prévu par la loi. L’augmentation du travail de nuit pourrait en effet à elle seule être « responsable des troubles du sommeil d’une très large partie de la population », affirment les six chercheurs de l’Inserm, de Santé publique France et de l’université Claude-Bernard Lyon-I, auteurs de l’article dans le BEH. « Ces formes horaires de travail s’accompagnent chez les travailleurs exposés d’une désynchronisation des rythmes biologiques normaux, calés sur l’alternance jour-nuit, à l’origine des troubles du sommeil », expliquent les chercheurs. Et ce manque de sommeil provoque un déficit de l’immunité des travailleurs qui augmente le « risque d’accidents, de troubles métaboliques, de maladies cardiovasculaires ou de cancers ».

Le Monde, 13/03

En Bref

Le nombre de demandes de brevets déposées auprès de l’Office européen des brevets (OEB) s’est établi à 174 000 en 2018, en hausse de 4,6 % sur un an. La France a largement participé à ce nouveau record, soulignent Les Echos. Malgré un ralentissement de ses demandes (-2,8 %), l’Hexagone reste 2e du classement européen, derrière l’Allemagne, avec 10 317 demandes. L’Inserm, avec 272 demandes, est le premier demandeur de brevet du secteur pharmaceutique auprès de l’OEB, et 4e dans les biotechnologies.

Les Echos, 13/03

Selon le baromètre de Santé publique France (SPF) publié dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), les Français dorment de moins en moins. En moyenne, leurs nuits ont raccourci d’une heure à une heure trente en cinquante ans. Pour la première fois, leur temps de sommeil est passé en dessous de sept heures par nuit, en incluant les jours de repos, selon le baromètre.

RTL, 12/03, Le Monde, 13/03

La Tribune consacre un article à Eric Vivier, « figure de l’immunothérapie made in Marseille ». « Coordinateur de Marseille Immunopôle, praticien à l’AP-HM, enseignant… L’homme cumule les fonctions mais se définit avant tout comme chercheur. Un chercheur reconnu mondialement pour ses travaux qui ont fait avancer l’immunothérapie. Et très impliqué dans la construction d’un écosystème dédié, dans la Cité phocéenne », explique le quotidien.

La Tribune, 13/03

Épidémies, obésité, anémie, violences… Plus de la moitié des adolescents et des jeunes adultes vivent dans des pays où leur santé est gravement mise en danger, principalement en Afrique sub-saharienne et dans la région Asie-Pacifique révèle une étude publiée dans The Lancet. Sur 1,8 milliard de personnes âgées de 10 à 24 ans vivant dans le monde en 2016, près d’1 milliard (963 millions) habitent un pays où cette tranche d’âge est confrontée à un « triple fardeau » sanitaire, estime l’article. Les auteurs classent 70 pays dans cette catégorie, qui rassemble les territoires touchés à la fois par un niveau élevé de maladies infectieuses ou liées à l’alimentation, de maladies non transmissibles (diabète, obésité, maladies mentales, etc.) ainsi que de blessures et de violences.

AFP, 12/03

L’espérance de vie ne progresse plus que faiblement en France, révèle l’Institut national d’études démographiques (Ined) dans une étude du chercheur Gilles Pison. Depuis le milieu du XXe siècle, elle a certes augmenté de trois mois par an en moyenne, mais les progrès ont ralenti : elle n’a gagné qu’un mois et demi par an chez les hommes et un mois par an chez les femmes depuis 2014. Sont mis en cause trois épidémies de grippe particulièrement meurtrières ces cinq dernières années (ayant entraîné un surcroît de 20 000 décès environ à chaque fois) mais aussi les cancers qui sont devenus la première cause de décès.

Le Parisien, 13/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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