Synthèse de presse

14 mars 2018

11h22 | Par INSERM (Salle de presse)

Les écrans menacent le sommeil des jeunes

Dans son édition Science et Médecine, Le Monde rend compte d’une étude réalisée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la mutuelle MGEN, à l’occasion de la 18e Journée du sommeil le 16 mars. Cette étude, menée auprès de 1 014 jeunes de 15-24 ans, montre que les adolescents et les jeunes adultes dorment trop peu. « 88% d’entre eux estiment même être en manque de sommeil et ressentent de la fatigue, de la nervosité, de la somnolence », explique la neurobiologiste Joëlle Adrien, présidente de l’INSV. En outre, un tiers de sondés évoquent des difficultés pour s’endormir, en moyenne à 23h20 la semaine et à 0h49 le week-end, pour un lever respectivement à 7h02 et 9h43. Ces difficultés sont liées à l’hyperconnexion. « Le lien entre usage excessif des écrans et mauvais sommeil est avéré », souligne le journal. Claude Gronfier, chercheur en chronobiologie à l’Inserm (Bron, Rhône), indique : « Plusieurs études solides montrent ce lien indiscutable entre les écrans et le sommeil ».

Le Monde, édition Science et Médecine, 14/03

En Bref

L’Institut Montaigne publie un rapport intitulé « Innovation en santé, soignons nos talents », rédigé par un groupe de travail. Dans une interview accordée à L’Express, André-Michel Ballester, co-président du groupe de travail de l’Institut Montaigne et PDG de LivaNova, champion des technologies cardiaques, livre ses propositions. Il souligne : « Les organismes de recherche et les centres hospitalo-universitaires affichent une expertise reconnue ». Il regrette en revanche que « des succès made in France tombent dans l’escarcelle des groupes étrangers (…) ». Il affirme : « Nous avons besoin d’une impulsion politique forte ». Et d’ajouter : « Nous proposons un « pacte santé innovation 2025 », associant industriels et décideurs publics ». Selon lui, « il faudrait aussi créer un pôle géographique fort dans les sciences du vivant et de l’innovation, qui deviendrait le fer de lance de la filière (…) ».

L’Express, 14/03

Trois scientifiques dont Catherine Bourgain, généticienne, chercheuse à l’Inserm, reviennent sur « Les femmes douées ont moins d’enfants », une tribune du chroniqueur de L’Express, Laurent Alexandre, datée du 31 janvier. Catherine Bourgain souligne : « Une partie des travaux de la génétique de l’intelligence, dont il est ici question, partent du principe qu’il est possible de mesurer malgré tout l’effet des seuls gènes. (…) C’est sur cette même simplification que reposent les publications qui « trouvent » des « gènes de l’intelligence » ». Elle estime qu’« aujourd’hui, il n’y a plus aucun doute : cette simplification est erronée ».

L’Express, 14/03

Des chercheurs de l’université de Manchester (Royaume-Uni) et de l’université de Waterloo (Canada) viennent de confirmer que la fonte musculaire survenant chez certains seniors, appelée sarcopénie, semble due à la perte anormale des nerfs responsables de la contraction, rapporte Le Figaro. Leurs travaux, dont les résultats ont été publiés dans The Journal of Physiology, montrent l’existence d’un mécanisme appelé dénervation, ou perte des motoneurones.

Le Figaro, 14/03

L’Express, qui se penche sur la bio-impression, explique qu’à Bordeaux, des équipes de pointe travaillent sur la « bio-impression 3D ». La société Poietis produit « les tout premiers échantillons de tissus humains « bio-imprimés » destinés à être commercialisés », explique Fabien Guillemot, cofondateur de la société. Le journal souligne en outre que « l’Inserm a ouvert un « accélérateur de recherche technologique » dédié à la bio-impression, également à Bordeaux, avec pour mission de diffuser au sein de la communauté scientifique française cette technique ». L’Express, 14/03

Une nouvelle étude, menée par des chercheurs anglais et français et publiée dans la revue Translational Psychiatry, suggère que l’empathie n’est pas seulement le résultat de l’éducation et de l’expérience, mais aussi en partie influencée par les variations génétiques. Cette équipe internationale rapporte les résultats de la plus grande étude génétique menée sur l’empathie, utilisant les données de plus de 46 000 clients de la société 23andMe.

Santemagazine.fr, 13/03

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