Synthèse de presse

18 mars 2020

12h34 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Coronavirus : les projections inquiétantes de chercheurs britanniques

L’équipe de Neil Ferguson (Imperial College, Londres), spécialisée dans les modélisations des épidémies, estime que quelles que soient les stratégies mises en œuvre, le nouveau coronavirus aura des répercussions « profondes » et de longue durée sur le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ainsi que sur les nations comparables, et les mesures ne garantiront pas contre un éventuel rebond de l’épidémie. Neil Ferguson a voulu comparer deux options s’offrant aux décideurs politiques étant estimé d’emblée que l’alternative du « laisser-faire » se traduirait par 510 000 et 2,2 millions de morts respectivement au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, avec un pic de mortalité fin mai début juin. Ces deux options sont qualifiées de « mitigation » (atténuation) et de « suppression » (endiguement), en jouant sur cinq types d’action : isolement des cas confirmés à domicile ; mise en quarantaine de leur famille ; distanciation sociale des personnes de plus de 70 ans, distanciation élargie à l’ensemble de la population ; fermeture des écoles et des universités. Dans le scénario de l’atténuation, l’immunité de la population se renforce au fil de l’épidémie, conduisant, in fine, à un déclin du nombre de cas. La seconde option, l’endiguement, vise à faire en sorte qu’un individu donné transmette le virus à moins d’une personne, conduisant à l’extinction de l’épidémie. Pour Neil Ferguson et ses collègues, la conclusion est que l’endiguement de l’épidémie « est la seule stratégie viable actuellement. Les effets sociaux et économiques des mesures nécessaires pour y parvenir seront profonds ». Ces conclusions font écho à des travaux du laboratoire Inserm-Sorbonne Université Epix-Lab dirigé par Vittoria Colizza (Inserm, Sorbonne-Université), montrant l’efficacité et les limites des fermetures d’écoles et du développement du télétravail.

Le Monde, 18/03

En Bref

Le Figaro explique que « bras armé de l’Etat dans les territoires, les 18 agences régionales de santé (ARS) – une par région métropolitaine et 5 pour l’outre-mer sont sur le pied de guerre ». « Chargées de gérer la crise, en lien avec le ministère de la Santé et les préfets, elles ont jusqu’à présent eu deux missions principales. D’une part, aider au repérage des patients contaminés afin d’endiguer la propagation du virus. D’autre part, aider les hôpitaux à gérer l’afflux des malades en réorganisant l’offre de soins », ajoute le quotidien. Depuis plusieurs semaines déjà, l’ARS Île-de-France, qui compte 1200 salariés, a mis en place une cellule de crise d’une cinquantaine de personnes. Désormais, la priorité des ARS est de s’assurer que le système de santé tient le coup face à la vague épidémique.

Le Figaro, 17/03

Dans un entretien accordé au Monde, Jocelyn Raude, chercheur à l’unité des virus émergents et enseignant à l’Ecole des hautes études en santé publique, spécialiste de la psychologie de la santé et des maladies infectieuses, explique pourquoi le confinement est mal compris et peu accepté par les Français. Il souligne : « Il existe une culture de la protection individuelle qui s’est développée avec les campagnes de prévention de la grippe, avec des injonctions sur l’hygiène. Les mesures d’ordre collectif, elles, sont inédites, et moins bien comprises ». Et d’ajouter : « En moyenne, les Français se montrent beaucoup plus optimistes que les autres [Italie, Suisse, Grande-Bretagne] sur les risques d’infection. Sur la possibilité de tomber malade, 52 % des Français se pensent moins à risque que les autres. Et, contre-intuitivement, les personnes âgées se montrent plus « optimistes » que les jeunes ».

Le Monde, 18/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube