Synthèse de presse

21 novembre 2018

12h49 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser.
Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Abandon du système d’étiquetage nutritionnel ENL

Le groupe Nestlé a annoncé hier l’abandon du système d’étiquetage nutritionnel baptisé Evolved Nutrition Label (ENL), qu’il prônait et qui était soutenu aussi par Coca-Cola, PepsiCo, Mondelez et Unilever, rapporte Le Monde. Dans un communiqué, les cinq entreprises constatent le manque de soutien à leur proposition et en prennent acte. Elles soulignent toutefois que les expérimentations pourraient se poursuivre sur le seul segment des boissons si Coca-Cola souhaite persévérer dans cette voie. L’ENL, lancé en mars 2017, visait à contrecarrer le Nutri-Score. Adopté en France par arrêté ministériel le 31 octobre 2017, cet étiquetage facultatif permet d’évaluer à l’aide d’une échelle de couleurs et de lettres allant de A à E, les qualités nutritionnelles des produits industriels. L’ENL, lui, voulait imposer un code basé sur les teneurs en gras, en sucre et en sel non par 100 g, règle établie par le Nutri-Score, mais par « portion », sachant que chaque industriel définissait lui-même ce qu’il considérait comme la bonne portion à consommer, explique le quotidien. Les associations de consommateurs et les autorités de santé ont dénoncé ce logo alternatif. Dans une étude parue en septembre, des chercheurs de l’Inserm, de l’INRA, du CNAM et de l’université Paris-XIII démontraient qu’une même pâte à tartiner pouvait avoir un logo NutriScore rouge avec la lettre E et trois feux jaunes et un vert avec l’ENL. Ils en concluaient que l’ENL « n’a qu’un effet très limité, voire défavorable, chez les consommateurs sur les tailles des portions sélectionnées pour des aliments considérés comme moins favorables à la santé ». Le nombre d’entreprises prêtes à adopter le Nutri-Score est monté à 70. Des enseignes de distribution se sont aussi engagées pour les produits sous leur marque, ajoute Le Monde. En outre, après la France, la Belgique et l’Espagne ont choisi d’adopter le Nutri-Score.

Le Monde, édition Eco et Entreprise, 21/11

Tabac : efficacité du paquet neutre auprès des adolescents

Les Echos, Legeneraliste.fr, Topsante.com et Francetvinfo.fr rendent compte d’une étude réalisée par l’Inserm, et financée par l’Institut national du cancer, qui révèle que le paquet neutre est efficace auprès des adolescents. Cette enquête, publiée dans la revue Tobacco Control, est la première à évaluer les effets du paquet neutre depuis son instauration en France le 1er janvier 2017. En 2018, un an après la généralisation de ces emballages, seul 1 jeune sur 5 (20,8%) a expérimenté le tabac pour la première fois, contre 1 jeune sur 4 en 2017 (26,3%), rapporte le quotidien. L’Inserm précise, dans un communiqué, que « cette baisse est plus marquée chez les jeunes filles : 1 sur 10 (13,4%) contre 1 sur 4 (25,2%) ». L’enquête révèle que les jeunes de 12 à 17 ans, particulièrement sensibles au marketing, sont désormais « plus susceptibles de considérer le tabagisme comme dangereux (à 83,9% contre 78,9% en 2016 », précise l’enquête. Selon les auteures de l’étude, Maria Melchior, chercheuse à l’Inserm, et Fabienne El Khoury, post-doctorante, « le paquet neutre pourrait contribuer à dénormaliser le tabac chez les jeunes et à en diminuer l’expérimentation ».

Legeneraliste.fr, Topsante.com, Francetvinfo.fr, 20/11, Les Echos, 21/11

En Bref

Le mensuel Science et Vie explique que l’équipe de Sophie Ugolini (Inserm/CNRS/université Aix-Marseille) a montré, chez la souris, que le cerveau préserve le système immunitaire. Quand l’hypothalamus détecte des cytokines – molécules secrétées par le système immunitaire et induisant une inflammation -, il provoque la libération de glucocorticoïdes. Ces hormones se fixent sur des globules blancs dits « cellules tueuses naturelles » et entraînent la production de la protéine PD-1, laquelle contribue à éviter un emballement autodestructeur de la réaction inflammatoire (comme lors d’un choc septique).

Science et Vie, 01/12

Science et Vie publie un dossier intitulé : « Plus les temps sont durs, plus il naît de filles ! » Le mensuel explique qu’« après un séisme, un attentat ou même la mort d’un proche, il naîtrait davantage de filles que de garçons. Parce que le stress aurait le pouvoir d’influer sur le sexe-ratio pour des raisons de sélection naturelle ». « Il est très clair qu’il y a un effet », estime le biologiste Bernard Jégou (Inserm/EHESP). Il ajoute : « Dans toutes les situations difficiles, on observe que les femmes s’en sortent mieux ».

Science et Vie, 01/12

Pour son édition 2018, la Fondation du Souffle met l’accent sur la prévention dès le plus jeune âge, avec sa campagne « BPCO dès l’enfance, jamais trop tôt, jamais trop tard pour la prévenir, la diagnostiquer, la traiter » qui se déroulera jusqu’à la fin du mois de novembre. La BPCO, cette « autre maladie du tabac », qui touche les poumons et les voies aériennes se caractérise par une obstruction permanente des bronches et bronchioles. La maladie est plus fréquente chez les fumeurs. « Et de par le développement du tabagisme féminin, la BPCO concerne aujourd’hui presque autant de femmes que d’hommes », précise l’Inserm sur le sujet. Le facteur de risque concerne autant les adultes que les enfants, et ce même pendant la période in utero.

Santemagazine.fr, 20/11

Un texte qui propose d’inscrire un message d’avertissement sur les outils numériques pour protéger les enfants des écrans a été voté hier soir au Sénat. Le gouvernement, lui, préfère attendre des études scientifiques avant de se prononcer et d’élaborer une nouvelle campagne nationale de prévention. La question sensible des écrans et des tout-petits était aussi au menu du rapport 2018 du Défenseur des droits sur les moins de 7 ans.

Le Figaro, 21/11

Selon une étude de l’Institut de politique énergétique de l’université de Chicago (EPIC), la concentration excessive de particules fines a fait baisser l’espérance de vie de 1,8 année par personne, ce qui en fait le premier fléau pour l’homme avant le tabagisme (1,6 année d’espérance de vie en moins) ou encore la consommation d’alcool et de drogue (11 mois).

Les Echos, 21/11

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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