Synthèse de presse

23 octobre 2019

12h24 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les métastases du cancer du sein seraient favorisées par certains polluants

Selon des travaux préliminaires de chercheurs de l’Inserm dirigés par Xavier Coumoul (Inserm/Université de Paris), des polluants organiques persistants (POPs) comme les dioxines et les polychlorobiphényles (PCB) pourraient favoriser le développement de métastases du cancer du sein. Les chercheurs soulignent que la présence de métastases à distance de la tumeur d’origine est un marqueur d’agressivité du cancer. En effet, l’analyse biologique et statistique met en évidence la corrélation entre la concentration en dioxine dans les tissus adipeux des femmes en surpoids et la présence de métastases à distance de la tumeur. Quand des métastases sont décelées, le taux de survie à cinq ans du diagnostic est de seulement 26%, contre 99% si le cancer ne touche que le sein et 85% si les ganglions lymphatiques sont également touchés. Si cette étude, encore au stade préliminaire, « ne permet pas de tirer des conclusions fermes » sur le lien entre POPs et agressivité du cancer du sein, des recherches sur un plus grand nombre de patientes devraient fournir des résultats statistiques plus représentatifs.

AFP, Corse Matin, Le Soir (Belgique) 23/10 : repris du communiqué de presse : « Certains polluants organiques persistants pourraient augmenter l’agressivité du cancer du sein » du 22/10/2019

Poliomyélite : une éradication en trompe-l’œil

Le Monde rapporte que, le 24 octobre, la Journée mondiale contre la poliomyélite officialisera la disparition de la souche 3 du virus, qui n’est plus détectée depuis 2012. Après la souche 2, officiellement éradiquée en 2015, c’est le deuxième agent du virus à se retrouver condamné. Seul son troisième agent, la souche 1, reste vivace, mais seulement dans deux pays : le Pakistan et l’Afghanistan. L’autre bonne nouvelle concerne le continent africain : plus aucune des trois souches du virus sauvage (forme classique) n’y circule depuis 2016. « C’est un aboutissement fantastique », souligne Oliver Rosenbauer, porte-parole du programme d’éradication de la poliomyélite pour l’OMS. Il y a encore trente ans, ce virus paralysait plus de 1 000 enfants chaque jour dans le monde. Pour l’année 2018, seuls 19 cas de paralysies liées au virus sauvage ont été recensés. Pourtant, sur le terrain, la victoire n’est pas totale. Cela est dû à la persistance de virus vaccinaux très coriaces qui finissent dans les selles des personnes vaccinées et poursuivent leur route dans l’environnement. Le bilan 2019 est inquiétant : à la mi-octobre, on recensait 111 personnes paralysées par ces souches vaccinales mutantes, dont 97 par la souche 2, qui n’existe plus dans la nature depuis une décennie. Un groupe de chercheurs teste actuellement un nouveau vaccin oral contenant une souche 2 manipulée génétiquement pour la rendre plus stable, et donc moins susceptible de muter et d’engendrer ces nouveaux cas de poliomyélite.

Le Monde, 23/10

En Bref

Dans sa tribune libre dans le supplément “Sciences” du Monde, l’épidémiologiste Jean-François Viel (professeur des universités-praticien hospitalier Inserm-Irset, CHU de Rennes) s’intéresse cette semaine aux « agrégats » de maladies relayés dans les médias dès qu’une exposition environnementale est soupçonnée de menacer la santé de la population. Or, selon lui, l’identification et l’interprétation des malades en surnombre sur un territoire donné doivent se fonder sur une surveillance sanitaire rigoureuse, laquelle s’avère trop souvent défaillante. Il réaffirme un principe de base : l’identification des cas doit précéder la désignation de l’agrégat (approche a priori), et non l’inverse (approche a posteriori).

Le Monde, 23/10

 

Les autorités sanitaires en appellent à la vigilance de chacun après le signalement des deux premiers cas de transmission locale du virus Zika dans le Var et face à l’augmentation des cas autochtones de dengue en métropole, indique l’AFP. Ces deux maladies se transmettent de personne à personne par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique-tigre (Aedes). Le Parisien donne la parole à la chercheuse Anna-Bella Failloux, de l’Institut Pasteur, qui confie sa surprise : « Je ne pensais pas qu’on aurait un jour Zika en métropole ». Stéphanie Blandin, spécialiste des moustiques vecteurs de maladies à l’Inserm, met en cause le nombre croissant de ces insectes en France.

AFP, 22/10, Le Parisien, 23/10

Selon une enquête Ifop, les attentats et les agressions sexuelles sont les formes de traumatisme perçues comme les plus fortes par les sondés, respectivement sur le plan collectif (74%) et sur le plan personnel (56%). Les attentats du 13 novembre 2015 correspondraient ainsi à l’événement le plus traumatisant pour les Français, suivis par ceux perpétrés contre la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Francis Eustache, chercheur Inserm en neuropsychologie à Caen, l’analyse ainsi :« De manière générale, cette étude montre une grande maturation concernant le mécanisme des traumatismes psychiques, avec une réflexion importante sur la mémoire collective et individuelle des Français. Nous ne sommes plus dans une dimension statique ».

Relaxnews, 22/10

L’AFP rapporte qu’Eteni Longodo, ministre de la Santé congolais, et ses homologues des neuf pays voisins de la RDC ont échangé sur la possibilité de « développer un cadre de collaboration transfrontalière pour une réponse à l’épidémie du virus Ebola ». Et le ministre d’ajouter que ce mécanisme vise à « assurer un partage opportun des informations critiques pour une réponse rapide et un contrôle de cette épidémie » ainsi que d’assurer « le renforcement de la surveillance sanitaire transfrontalière ».

AFP, 22/10

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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