Synthèse de presse

25 avril 2018

11h50 | Par INSERM (Salle de presse)

Impact des nouvelles technologies sur la mémoire

Les neurologues s’interrogent de plus en plus sur l’impact des outils numériques sur notre mémoire. Ils s’inquiètent notamment, comme le relève Le Parisien, des modifications induites par les nouvelles technologies dans nos modes de vie. « Ce qui est prouvé et préoccupant, c’est que l’on a de moins en moins de temps pour synthétiser notre mémoire », pointe Francis Eustache, chercheur en neuropsychologie et en imagerie cérébrale. « On est sans cesse sollicités par un message, un appel. On dort moins, on rêvasse peu. Or, ce temps est indispensable pour consolider nos connaissances ». L’action, rappelle-t-il, est en effet aussi intense lorsqu’on laisse son esprit vagabonder que lorsqu’on est en action. Jouer, dormir, rêver… autant d’activités encore plus importantes pour les enfants, dont le cerveau est en construction. La population commence à prendre conscience de cette réalité. Des start-up surfent même sur la tendance. Des formations sont par exemple proposées dans les entreprises et les écoles pour permettre aux cadres et aux élèves de renouer avec leur mémoire.

Le Parisien, 25/04

En Bref

Dans une tribune intitulée “Halte aux fake news génétiques” publiée par Le Monde, des chercheurs, dont Catherine Bourgain (génétique humaine, Inserm), Emmanuelle Bouzigon (génétique humaine, Inserm), Françoise Clerget-Daproux (génétique humaine, Inserm), Emmanuelle Genin (génétique humaine, Inserm), Anne-Louise Leutenegger (génétique humaine, Inserm) et Jacques Testart (biologie, Inserm), s’élèvent contre l’instrumentalisation pseudo-scientifique de données génétiques conduisant à déduire des différences psychologiques entre les êtres humains. “Ces usages trompeurs de « quantifications génétiques » sont graves, s’agissant de sujets à forts enjeux politiques. Lorsqu’ils sont le fait de scientifiques prétendant exprimer l’état des savoirs en génétique ou en neurosciences, il s’agit à nos yeux d’un manquement ­caractérisé à l’éthique scientifique.” précisent-ils.

Le Monde, 25/04

Des chercheurs de l’Inserm, dont les travaux sont repris par France 5 et Allodocteurs.fr, ont montré qu’une molécule présente dans des sirops antitussifs pourrait être utilisée pour traiter les AVC. Cette molécule, la N-acétylcystéine (NAC), a la capacité de dissoudre les caillots les plus résistants. On la retrouve dans un sirop contre la toux très répandu. Sur des souris victimes d’un AVC, ce médicament a permis de réduire la taille des lésions et d’améliorer la récupération fonctionnelle.

Allodocteurs.fr, France 5, 24/04

France Culture a consacré un sujet au traitement de la DMLA. Francine Behar-Cohen, professeur et praticienne en ophtalmologie à l’Hôtel-Dieu, à Paris, responsable de l’équipe Inserm « physiopathologie des maladies oculaires », est intervenue dans ce cadre. Elle s’est notamment montrée prudente sur une étude ouvrant la piste à des traitements prometteurs via les cellules souches.

France Culture, 23/04

Dans un entretien à Santemagazine.fr, Joëlle Adrien, neurobiologiste à l’Inserm, évoque les rythmes biologiques, soulignant qu’ils diffèrent selon les personnes. Elle recommande notamment de « ne pas masquer une dette de sommeil » si l’on a tendance à s’obliger à se lever tôt, précisant toutefois que « le matin est le meilleur moment pour pratiquer une activité physique. Cela relance l’horloge biologique ».

Santemagazine.fr, 24/04

Lysogene a signé un accord de partenariat avec le Dr Hervé Moine, chercheur au sein de l’équipe du Pr Jamel Chelly à l’IGBMC d’Illkirch (CNRS, Inserm et Université de Strasbourg) et la SATT Conectus. Ce partenariat, comme l’indique Latribune.fr, « porte sur le développement d’un produit de thérapie génique destiné au traitement du syndrome de l’X Fragile, première cause héréditaire de déficience intellectuelle et première cause connue de troubles du spectre autistique ».

Latribune.fr, 24/04

Archives

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