Synthèse de presse

26 février 2020

12h26 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Coronavirus : le risque d’expansion mondiale augmente

Si la pandémie diminue dans l’empire mandarin, son risque d’expansion s’accroît au vu du nombre de cas non encore détectés. Des chercheurs de l’Imperial College londonien ont publié, sur le site de leur établissement, une évaluation de la sensibilité relative de la surveillance internationale des voyageurs infectés qui pourraient partir de Chine pour une destination à l’étranger. Leur conclusion tend à démontrer que la dispersion du virus hors des frontières chinoises a déjà eu lieu malgré les mesures prises : « Bien que les restrictions des voyages depuis Wuhan et d’autres villes chinoises ont peut-être réduit le nombre absolu de voyageurs allant et partant de Chine, nous estimons qu’environ deux tiers des cas de Covid-19 exportés depuis la Chine continentale sont demeurés non détectés à travers le monde, résultant potentiellement en de multiples chaînes de transmissions interhumaines pour l’instant non décelées hors de Chine continentale. » Cette évaluation rejoint celle réalisée avec une méthode différente par l’équipe internationale menée par Vittoria Colizza (Inserm, Sorbonne Université), portant sur près de trois cents cas d’importation de Covid-19, et mise en ligne, dimanche 23 février, sur le site Epicx-lab.com. Ces chercheurs notent « une croissance rapide exponentielle des importations depuis la province chinoise du Hubei combinée à une hausse plus lente à partir d’autres régions. Le temps qui sépare le voyage de la détection du cas a considérablement diminué depuis la première importation, mais nous avons estimé que six cas sur dix passaient inaperçus ». C’est probablement ce qui est à l’origine de l’épidémie actuelle en Italie. De son côté, l’épidémiologiste Marc Lipsitch, de l’université américaine de Harvard, prédit que le coronavirus « ne pourra finalement pas être maîtrisé » et qu’il infectera jusqu’à 70 % de l’humanité d’ici un an. Et si l’OMS se refuse encore à employer le terme de pandémie, ce scientifique anticipe l’étape suivante dans un article dans lequel il précise que la plupart des « futurs infectés » n’auront pas de maladies graves ni même de symptômes, ce qui est déjà le cas pour de nombreuses personnes testées positives au virus. Ces propos font écho à ceux de l’équipe de l’Inserm, menée par la chercheuse Vittoria Colizza, estimant que « six cas importés sur dix en moyenne peuvent ne pas avoir été détectés ». Selon elle, « les caméras thermiques ne sont pas en capacité de détecter toutes les personnes qui sont déjà infectées car toutes ne déclarent pas de symptômes. »

Le Monde, 26/02 ; Lci.fr, 25/01

En Bref

Chaque année en France, le nombre de décès par suicide atteint 9 000 personnes, l’Hexagone se plaçant ainsi à la 10ème place (sur 28) des pays de l’Union européenne avec le taux de suicide le plus élevé. Selon les dernières données du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l’Inserm, durant l’année 2017, plus de 7 % des Français adultes ont déclaré avoir tenté de se suicider au cours de leur vie, et près de 5 % ont avoué y avoir pensé au cours de l’année 2017. Dans sa revue trimestrielle La Santé en action, Santé publique France publie un dossier consacré à la prévention du suicide. Le site Pourquoidocteur.fr dresse un état des lieux des actions considérées comme efficaces pour prévenir le suicide.

Pourquoidocteur.fr, 25/02

En plein essor, la géroscience, nouvelle approche multidisciplinaire, vise à modifier l’âge biologique afin d’écarter ou de différer l’apparition des maladies chroniques. Ralentir le processus du vieillissement devient dès lors une réalité mais bien vieillir passe avant tout par l’entretien de ses fonctions cérébrales et l’adoption d’un mode de vie adapté. Un dossier de Sciences et Avenir sur le sujet livre quelques pistes avisées, notamment l’adoption d’une bonne alimentation, la réduction de la consommation d’alcool et la pratique d’une activité physique quotidienne. Le sport favorise en effet le développement de nouveaux capillaires sanguins et donc une plus grande oxygénation, notamment du cerveau. Il stimule aussi la sécrétion de facteurs de croissance des neurones, comme en témoigne une étude de l’Inserm (Samieri C., Jama, 2018), démontrant que maintenir un comportement bénéfique pour le cœur est associé à un risque diminué de déclencher une démence et de connaître un déclin cognitif après 65 ans.

Sciences et Avenir, 01/03

A Toulouse, l’unité UMR 1214 de l’Inserm, en partenariat avec le CHU de Rangueil, vient de lancer une étude sur la récupération motrice après un accident vasculaire cérébral (AVC), dont l’objectif est d’évaluer l’efficacité des traitements antispastiques sur des patients ayant été victimes d’attaques cérébrales. Pour étayer cette étude sur une base constituée de personnes en bonne santé, l’équipe du professeur Philippe Marque, du service de médecine et de réadaptation de Rangueil, offre 100 € aux candidats prêts à participer à cette recherche. Ces volontaires devront être âgés de 45 à 77 ans et n’avoir jamais subi d’AVC ni d’autre atteinte neurologique. Actuellement, on estime qu’en France une personne est victime d’un AVC toutes les 4 minutes.

Francetvinfo.fr, 25/02

Selon un rapport de Cour des comptes, paru hier, un tiers des Français et de leur consommation de médicaments échappe encore au dossier pharmaceutique (DP), créé en 2007 et géré par l’Ordre des pharmaciens. C’est pourquoi elle suggère d’en généraliser l’usage et de le rendre obligatoire dans les hôpitaux et cliniques, ainsi que chez les grossistes-répartiteurs.

AFP, 25/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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