Synthèse de presse

31 janvier 2018

16h45 | Par INSERM (Salle de presse)

Sclérose en plaques : les femmes plus touchées que les hommes

Une étude publiée par l’Académie américaine des sciences montre que la sclérose en plaques touche deux fois plus les femmes que les hommes. Les chercheurs ont en effet découvert une molécule qui agit de façon originale grâce aux hormones et plus particulièrement la testostérone. Son action favorise la remyélinisation, c’est-à-dire la reconstitution de la gaine de myéline déficiente des neurones, qui ne se fabrique normalement que pendant l’enfance. Jérôme De Sèze (Unité Inserm 1119), spécialiste de la sclérose en plaques, indique : « Les résultats et les conclusions sont assez proches. Cette équipe a travaillé chez la souris et nous nous avions travaillé chez le rat. Et nous avions montré également grâce à des IRM que nous arrivions à favoriser la fabrication et la régénérescence de cette gaine. Et nous sommes d’ailleurs en train de passer chez l’homme. Nous allons commencer un essai de phase précoce, de preuve de concept des sujets atteints de sclérose en plaques avec une molécule qui stimule la sécrétion de testostérone ».

Rfi.fr, 31/01

Cosmétiques et perturbateurs endocriniens

Le Figaro rapporte que face aux interrogations croissantes du grand public, le laboratoire dermatologique français SVR a décidé de réagir avec un pictogramme « testé perturbateurs endocriniens » sur ses produits. Ce pictogramme qui atteste que le produit n’induit aucune activité endocrinienne, sera apposé en avril sur 26 premières formules (destinées aux populations les plus fragiles : bébés, enfants, adolescents et femmes enceintes) dans un premier temps. Cependant, le quotidien souligne que les méthodes utilisées pour tester les produits n’ont pas été validées par la communauté scientifique. Mohamed Benahmed, directeur de recherche à l’Inserm, indique : « La problématique des perturbateurs endocriniens en 2018 reste l’exposition de l’organisme aux faibles doses et aux cocktails, en particulier à des périodes de vulnérabilité telle que la période périconceptionnelle, la grossesse et la petite enfance ».

Le Figaro, 31/01

En Bref

La Commission européenne a convoqué le 30 janvier un sommet à Bruxelles, réunissant les ministres de l’Environnement de neuf pays dont la France, qui fait partie des mauvais élèves de l’Union européenne (UE) sur la question de la pollution de l’air. Rémy Slama, médecin et chercheur à l’Inserm, déplore : « Depuis des années, la France est rappelée à l’ordre parce qu’elle ne respecte pas la réglementation européenne sur la pollution atmosphérique ». Et d’ajouter : « En général, on dit que 48 000 décès en France sont attribuables à la pollution aux particules fines ». 20 Minutes, 31/01
L’ANSM, qui vient de publier un second rapport sur le Levothyrox, n’est toujours pas capable d’expliquer le nombre « inédit » d’effets indésirable sur ce médicament. Le dernier rapport d’enquête présenté ce mardi 30 janvier en Comité technique de pharmacovigilance indique que 0,75% des patients ayant pris ce produit ont signalé des effets indésirables (fatigue, vertige, douleurs musculaires, pertes de cheveux, idées suicidaires…). Ces effets étaient déjà rapportés, « mais leur fréquence de notification est en revanche très augmentée », note le comité de pharmacovigilance de Rennes, coordonnateur de l’enquête. Claude Pigement, vice-président de l’ANSM, estime dans une interview accordée au Parisien, qu’« il faut une étude scientifique ». Le Figaro, Le Parisien, 31/01

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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