Synthèse de presse

04 mars 2020

12h12 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Vers un test sanguin utilisable pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer

Deux études, l’une américaine, l’autre suédoise, publiées dans la revue Nature Medicine le 2 mars, ouvrent la voie à un test sanguin utilisable pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer, du moins pour un premier dépistage. « Je pense qu’une imagerie cérébrale anatomique (type IRM ou scanner) restera nécessaire dans un deuxième temps pour détecter d’autres maladies qui peuvent entraîner des troubles cognitifs », explique Renaud La Joie, chercheur postdoctoral à l’université de Californie à San Francisco (UCSF), et coauteur de l’étude américaine. Le test pourrait être disponible en routine d’ici cinq ans.

Le Figaro, 04/03

Le rôle d’une enzyme vient d’être mis au jour dans le mécanisme du VIH

Le rôle d’une enzyme vient d’être mis au jour dans le mécanisme du VIH. Selon une étude parue le 3 mars dans le Journal of Clinical Investigation, une équipe de recherche française a montré le potentiel pathogène d’une enzyme qui, de concert avec des fragments du virus, est responsable de la dégradation du système immunitaire des malades. « Notre intuition de départ s’appuie sur un constat : une infime partie des cellules (0,1 %) se trouvent infectées par le virus, mais toutes sont malades, explique le Pr Jacques Thèze. Pour moi, il y avait quelque chose à explorer dans le sang. » En travaillant sur le plasma de patients infectés, les scientifiques ont fini par isoler l’enzyme, appelée « PLA2G1B », sécrétée naturellement par le pancréas et le tube digestif. « D’une certaine façon, le VIH va détourner le rôle physiologique de la protéine pour lui donner un rôle pathogène. Un fragment du virus fragilise les lymphocytes TCD4, qui, ensuite, vont être attaqués par l’enzyme », ajoute Philippe Pouletty, président de la société de biotechnologie Diaccurate, qui a découvert ce mécanisme. A partir de cette découverte, Diaccurate a mis au point candidat-médicament, en l’occurrence un anticorps monoclonal, qui serait capable de neutraliser l’effet pathogène de l’enzyme PLA2G1B chez les porteurs du VIH.

Lexpress.fr, UsineNouvelle.com, 03/03

En Bref

Il ne va pas y avoir de pénurie de médicaments dans l’immédiat, en raison des perturbations dans la chaîne de production causée par le Covid-19. Les stocks jouent leur rôle d’amortisseur pour plusieurs mois. Sur le plan international, certains patrons de laboratoire n’excluent pas, cependant, la possibilité de pénuries ponctuelles au deuxième ou au troisième trimestre. Pour la France, selon les chiffres du Leem, seuls 22 % des médicaments prescrits sont produits en France, et 50 % de ceux en vente libre. Les produits les plus vulnérables sont les produits dont les prix sont bas, comme les produits anciens et les génériques, ce qui incite à délocaliser leur production ou au moins celle de leurs principes actifs.

Les Echos, 04/03

Certaines souches de la bactérie E.Coli produisent une toxine qui induit des mutations précises de l’ADN retrouvées dans des tumeurs du côlon humaines, selon étude menée par l’université d’Utrecht, publiée dans la revue Nature du 27 février. En 2006, on a découvert que cette bactérie produit une toxine qui endommage l’ADN, la colibactine. Le résultat a été publié dans la revue Science par l’Inra de Toulouse et l’Institut Pasteur de Paris. Cette toxine induit des cassures « double brin » dans l’ADN des cellules hôtes. Difficiles à réparer, ces cassures entraînent, chez la souris, un taux élevé de mutations et favorisent l’émergence de tumeurs intestinales. On les suspectait de faire de même chez l’homme. Seules certaines souches d’E.Coli produisent cette toxine : celles qui sont équipées des enzymes en assurant la synthèse, codées par les gènes PKS. « De 5 % à 20 % de la population humaine héberge, dans sa flore intestinale, des souches d’E. coli PKS + », indique Laurence Zitvogel, cancérologue à l’Institut Gustave­Roussy (Inserm, Villejuif).

Le Monde, 04/03

Il n’y a plus aucun cas confirmé de fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo, avec la sortie mardi de la dernière patiente encore hospitalisée dans un centre de traitement, a déclaré l’OMS. La directrice régionale de l’OMS, le Dr Mathsidiso Moeti, s’est déclaré « prudemment optimiste » quant à une fin prochaine de cette épidémie. Celle-ci sera officiellement terminée « dès qu’on aura atteint 42 jours sans aucun nouveau cas enregistré », précise un porte-parole de l’OMS à Kinshasa. « Aucun nouveau cas n’a été confirmé pour le 13ème jour consécutif », souligne le bulletin épidémiologique quotidien du ministère de la Santé.

AFP, 03/03, Libération, 04/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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