Synthèse de presse

04 septembre 2019

11h45 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les polluants du quotidien omniprésents

Santé publique France a dévoilé hier une étude montrant que tous les Français sont imprégnés par des perturbateurs endocriniens issus de produits utilisés tous les jours, rapportent Le Parisien, France Culture et Huffingtonpost.fr. L’organisme a évalué la présence de six familles de « polluants du quotidien » dans l’organisme des Français, auprès d’un échantillon de 1 104 enfants et 2 503 adultes. Bisphénols, phtalates, parabènes, éthers de glycol, retardateurs de flamme bromés ou encore composés perfluorés, les produits étudiés sont reconnus comme cancérigènes avérés ou soupçonnés. L’étude révèle que les enfants sont davantage imprégnés par ces substances que les adultes, alors qu’ils sont plus vulnérables. Cette étude est inédite en France, mais ne se prononce pas sur les éventuels risques sanitaires que provoque cette exposition. Le ministère de la Transition écologique et solidaire et celui des Solidarités et de la Santé ont cependant réagi et annoncé dès 2020 la publication d’une liste de perturbateurs endocriniens, couplée à une campagne d’information. Plus largement, la France va aussi demander à la Commission européenne « de réviser les règlements qui s’appliquent aux objets du quotidien » et « accélérer » la recherche sur leur impact sur la santé. Santé publique France lance le site Agir pour bébé, a annoncé le gouvernement.

France Culture, Huffingtonpost.fr, 03/09, Le Parisien, 04/09

L’optimisme, facteur de longévité exceptionnelle

Une équipe de chercheurs, sous la houlette du Pr Laura Kubzansky, codirectrice du Centre pour la santé et le bonheur de l’école de santé publique T. H. Chan de Harvard (Etats-Unis), constate que « l’optimisme est associé avec une longévité exceptionnelle dans deux cohortes épidémiologiques d’hommes et de femmes ». Leurs travaux sont publiés dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). La longévité est considérée comme exceptionnelle lorsqu’elle dépasse 85 ans. « L’intérêt de cette étude est de démontrer que l’optimisme seul, c’est-à-dire indépendamment du niveau social, des conditions de vie, des mauvaises habitudes (alimentation, tabac, alcool) et de l’état de santé, reste un facteur très positif de longévité exceptionnelle », explique au Figaro le Pr Eric Boulanger, spécialiste de la médecine et biologie du vieillissement au CHU de Lille (Inserm). Les chercheurs se sont plongés dans les données de deux groupes de personnes suivies individuellement pendant au moins dix ans : de 2004 à 2014 pour les 69 744 femmes de la cohorte NHS (Nurses’ Health Study, étude de suivi de la santé d’infirmières) et de 1986 à 2016 pour les 1 429 hommes de la cohorte NAS (Veterans Affairs Normative Aging Study, étude de suivi du vieillissement d’anciens militaires).

Le Figaro, 04/09

En Bref

Dans son dernier ouvrage intitulé « La fabrique du crétin digital », Michel Desmurget, docteur en neurosciences, chercheur au CNRS et directeur de recherche à l’Inserm, s’attaque à plusieurs idées reçues sur les bienfaits de la révolution numérique. Il rappelle les effets délétères des nouvelles technologies sur l’attention et la réussite scolaire. Dans un entretien au Figaro.fr, il souligne : « L’exposition précoce aux écrans est un désastre absolu ». Et d’ajouter : « Dès 15 à 30 minutes par jour, les études révèlent des effets négatifs significatifs sur le développement de l’intelligence, du langage, de l’attention ou le risque d’obésité ».

Lefigaro.fr, 03/09

Les médecins et biologistes des Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (Cecos), qui sont en première ligne de la révision des lois de bioéthique, ont été, hier, auditionnés par la commission spéciale de l’Assemblée. L’extension de la PMA (procréation médicalement assistée), la levée partielle de l’anonymat des donneurs ou encore l’autoconservation des ovocytes vont conduire ces professionnels à modifier leurs pratiques, en lien direct avec les couples désirant un enfant. Nathalie Rives, la présidente de la fédération des Cecos, a exprimé le soutien « de la majorité des professionnels » à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Les professionnels du Cecos ont cependant alerté sur deux points : le respect des donneurs et l’importance d’informer sur l’infertilité.

La Croix, 04/09

Dans son édition Science et Médecine, Le Monde rend compte de la mise au point par une équipe de l’Université d’Arizona (Etats-Unis) d’un moyen de détection simple, portable et peu onéreux du norovirus, grâce à un smartphone. Le norovirus constitue la première cause de gastro-entérites épidémiques et l’un des principaux responsables des gastro-entérites sporadiques dans le monde.

Le Monde, édition Science et Médecine, 04/09

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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