Synthèse de presse

05 décembre 2018

13h29 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser.
Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Lien entre cosmétiques et puberté précoce

Une étude américaine, publiée dans la revue Human Reproduction, suggère, chez les filles, un lien entre l’âge de survenue de la puberté et l’exposition in utero à plusieurs substances suspectées d’altérer l’équilibre hormonal. Pilotés par Kim Harley et Brenda Eskenazi, de l’université de Californie, à Berkeley, les chercheurs se sont intéressés à des substances présentes dans des désodorisants d’intérieur ou des produits d’hygiène et de soins corporels, ou à leurs molécules de dégradation. Au total, trois des neuf molécules recherchées présentent les associations les plus marquées avec l’irruption de la puberté des petites filles : le phtalate de monoéthyle (MEP), le triclosan (TCS) et le 2,4-dichlorophénol (2,4DCP). Les chercheurs ont utilisé les données d’une cohorte américaine de 340 couples mère-enfant, recrutés au début des années 2000, dite « cohorte Chamacos ». Une association a, notamment, été mise en évidence pour les filles, entre plusieurs parabènes – fréquents dans les cosmétiques – et avancée des premières règles ou développement des seins. Mais les chercheurs n’excluent pas que « les enfants connaissant une puberté précoce peuvent être plus probablement enclins à utiliser des produits d’hygiène et de soins corporels », soulignent-ils. Et donc à être plus exposés aux substances recherchées.

Le Monde, 05/12

En Bref

Des chercheurs, qui ont publié deux articles dans The EMBO Journal, affirment « avoir identifié un nouveau mécanisme de neurodégénérescence inattendu ». Carsten Janke, chercheur à l’Institut Curie, est coauteur des deux articles. L’un de ces travaux est issu de son équipe, l’autre est une collaboration entre son équipe, un réseau international de médecins, l’université Duke (Etats-Unis) et l’hôpital universitaire de Munich (Allemagne). Ils ont constaté qu’un excès de glutamate, qui désorganise les fibres cellulaires, est à l’origine de plusieurs pathologies neurodégénératives.

Le Monde, édition Science et Médecine, 05/12

Le 7e prix Marcel-Dassault pour la recherche sur les maladies mentales récompense cette année des travaux sur l’inflammation qui pourraient bénéficier aux patients souffrant de dépression résistante. A la tête de l’équipe de recherche Nutrition et psycho-neuro-immunologie, le Dr Lucile Capuron, directeur de recherche à l’Inra de Bordeaux, vient de recevoir le prix Marcel-Dassault 2018 pour la recherche sur les maladies mentales, doté de 300 000 euros et attribué par le comité scientifique de la Fondation FondaMental avec un jury international. « Nos travaux ont montré que l’inflammation participe à la survenue de la dépression. Nous savons aussi que la prise d’agents inflammatoires, de type interféron utilisé dans certains cancers ou hépatites, est responsable d’un épisode dépressif chez la moitié des patients », explique le Dr Capuron.

Le Figaro, 05/12

Selon une étude publiée dans la revue Diabetologia, l’augmentation annuelle de l’incidence du diabète de type 1 chez les 0-14 ans atteint 3,4% en Europe. L’étude a été menée dans 26 centres (représentant 22 pays européens, mais pas la France), entre 1989 et 2013, et a inclus plus de 84 000 enfants. Alors que des recherches ont suggéré une hausse récente de l’incidence du diabète de type 1 (dit insulino-dépendant, qui représente un dixième des cas de diabète) dans plusieurs pays, ou une variation cyclique avec une périodicité de 4 à 6 ans, cette enquête retrouve sur cette période de vingt-cinq ans une élévation d’incidence dans tous les centres étudiés, sauf deux « petits ».

Le Monde, édition Science et Médecine, 05/12

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube