Synthèse de presse

08 juillet 2020

11h51 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Transmission par l’air du Covid-19

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti hier que « l’épidémie s’accélérait » et reconnu que des « preuves émergeaient » sur la transmission par l’air du Covid-19, après qu’un groupe de 239 scientifiques internationaux a sonné l’alarme sur ce mode de contagion, rapporte Rfi.fr. Ces scientifiques internationaux ont exhorté l’OMS et la communauté médicale internationale à « reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19 », dans une lettre ouverte publiée lundi dans la revue Clinical Infectious Diseases d’Oxford. Isabella Annesi-Maesano, l’une des signataires de la lettre, directrice de recherche à l’Inserm, épidémiologiste spécialiste des maladies allergiques et respiratoires, souligne que l’OMS « dit qu’il n’y a pas de preuve, mais moi j’ai envie de dire que l’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence. C’est à dire qu’il y a beaucoup de données et même s’il n’y avait pas ces données l’OMS devrait être prudente ». « La possibilité d’une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue. Les preuves doivent toutefois être rassemblées et interprétées », a reconnu Benedetta Allegranzi, une responsable de l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle, en recommandant « une ventilation efficace dans les lieux fermés, une distanciation physique ». « Lorsque ce n’est pas possible, nous recommandons le port du masque », a-t-elle ajouté.

Rfi.fr, 07/07

Covid-19: Il faut se préparer à une deuxième vague épidémique

Dans un entretien accordé au Figaro, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, explique la stratégie mise en place par les autorités sanitaires françaises pour contenir la circulation du virus le plus longtemps possible. Il dit mener deux stratégies en parallèle : le dépistage ciblé, afin de briser les chaînes de contamination, et un accès large au dépistage virologique. Il affirme : « Plus que jamais, et même si ce sont les vacances estivales, j’appelle l’ensemble des Français à la prudence, à la vigilance et au bon sens en conservant les gestes barrières et d’hygiène (…) ». Il ajoute qu’« il faut se préparer à une reprise de l’épidémie, voire à une deuxième vague ». Il explique : « Tous les services de l’Etat, les professionnels, les acteurs de terrain sont mobilisés pour gérer les clusters actuels et anticiper un rebond épidémique cet automne ou cet hiver ».

Le Figaro, 08/07

En Bref

Tandis qu’un peu partout dans le monde, des traces du SARS-CoV-2 ont été trouvées dans les eaux usées, l’Académie de médecine a recommandé hier la surveillance systématique de ce virus et d’autres dans les stations d’épuration en France, souligne l’AFP. Depuis l’apparition de la maladie en Chine, plusieurs études scientifiques ont relevé la présence du coronavirus dans les selles de patients. Ces recherches montrent que la quantité de traces du virus « est corrélée à la courbe épidémique, précédant l’arrivée de la vague, suivant son ascension et diminuant fortement avec sa régression », note l’Académie de médecine dans un communiqué. Elle plaide ainsi pour une surveillance « systématique » de la circulation du SARS-CoV-2 par l’analyse des eaux usées des stations d’épuration « tant que le virus circulera dans la population ». L’Académie recommande également d’étendre cette surveillance à d’autres virus.

AFP, 07/07

Des chercheurs ont introduit un gène dans des plants de riz composé de neuf peptides hypotenseurs, indique Pourquoidocteur.fr. Testé sur le rat, ce riz entrainerait une réduction significative de l’hypertension, sans occasionner d’effet secondaire indésirable. Leurs travaux ont été publiés dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry. Ils ont introduit un gène composé de neuf peptides inhibiteurs de l’ECA (enzyme de conversion de l’angiotensine) et d’un peptide relaxant des vaisseaux sanguins dans des plants de riz. En testant leur innovation sur des rats hypertendus durant 5 semaines, les chercheurs se sont rendu compte que ce riz génétiquement modifié entraînait une réduction significative de l’hypertension, sans occasionner d’effets secondaires indésirables. « Rapporté à un humain de 68kg, il faudrait manger à peine une demie cuillère à soupe de ce riz quotidiennement pour prévenir et traiter l’hypertension », écrivent-ils.

Pourquoidocteur.fr, 07/07

Dans un dossier intitulé « L’exercice physique, un vrai médicament ! », Santé Magazine rappelle que, dans un rapport publié en 2019, l’Inserm a reconnu l’activité physique comme un véritable traitement des maladies chroniques. L’organisme de recherche affirme que l’exercice est plus efficace qu’un médicament dans le diabète de type 2, l’obésité, la dépression et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (une maladie cardiovasculaire). « Dans d’autres pathologies, l’activité physique montre des bénéfices importants, mais le niveau de preuve scientifique est moins documenté », observe Cédric Moro, l’un des auteurs de cette expertise.

Santé Magazine, 01/08

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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