Synthèse de presse

09 janvier 2019

11h57 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm   est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

Enquête sur la phobie scolaire

La Croix rend compte d’une vaste enquête menée auprès des familles par Laelia Benoit, psychiatre à La maison de Solenn et chercheuse à l’Inserm, sur la phobie sociale. Réalisée en partenariat avec l’éducation nationale et les services de santé, cette enquête en ligne totalisait, à sa clôture le 31 décembre, plus de 1 800 contributions. Décrite comme un trouble anxieux, la phobie scolaire toucherait aujourd’hui 1% des enfants en âge d’aller à l’école, selon des estimations. « Un pourcentage assez faible, reconnaît la psychiatre, mais le sujet suscite de plus en plus d’intérêt parce qu’on constate une nette augmentation des demandes d’aménagement du temps scolaire pour des cours à domicile sur certificat médical. » L’enquête va permettre de quantifier le phénomène de façon plus précise, en observant comment l’école gère les absences de certains enfants et à quel moment elle les confie à la médecine. « La phobie scolaire n’est pas un caprice ou un manque de volonté. Il s’agit d’une peur irrationnelle qui empêche véritablement les enfants de se rendre en cours, rappelle Laelia Benoit. L’école n’est d’ailleurs pas forcément la cause de cette anxiété mais c’est dans cet univers qu’elle se manifeste. » Les résultats de l’enquête permettront de formuler des recommandations pour aider l’école à mieux gérer les cas de phobie scolaire et améliorer le parcours de soins.

La Croix, 09/01

Des chercheurs en psychologie s’autocritiquent

Le 12 décembre 2018, les initiateurs du projet « Loss of Confidence » (Lossofconfidence.com), qui consiste pour les chercheurs en psychologie à s’autocritiquer, ont rendu publiques leurs premières autocritiques, rapporte Le Monde. « Une espèce d’omerta règne encore dans la communauté, alors que nous savons qu’il y a des problèmes, décrit Nick Brown, doctorant en psychologie à l’université de Groningue (Pays-Bas). Un tel projet provoque des discussions et peut aider à briser cette omerta. » La récolte des autocritiques, bien que faible, montre la diversité des raisons de cette perte de confiance dans les résultats. On trouve ainsi l’utilisation de méthodes statistiques inappropriée à la situation, de protocoles expérimentaux ne permettant pas d’être aussi affirmatif qu’annoncé, des sous-estimations de faux positifs, ou encore des « tricheries » statistiques assez répandues permettant d’obtenir les conclusions souhaitées. « Nous sommes encore dans l’étape de la prise de conscience, mais il n’y a pas encore de grandes réformes, même si des choses commencent à bouger, par exemple sur la transparence des données », souligne Nick Brown, par ailleurs membre d’une jeune association, la Société pour l’amélioration de la science psychologique. Les initiateurs du projet ont décidé de poursuivre l’expérience en laissant les soumissions encore ouvertes quelques jours, jusqu’au 31 janvier.

Le Monde, édition Science et Médecine, 09/01

En Bref

Dans un article intitulé « Et vous, votre exposome, il est comment ? » L’Express explique qu’« une révolution est en marche : les scientifiques s’apprêtent à décrypter les effets précis de l’environnement sur la santé de chaque individu ». L’hebdomadaire rend compte d’une étude publiée en novembre dans la revue Environment International auprès de 1 300 enfants et leurs mères quand elles étaient enceintes qui montre que sur les 45 contaminants recherchés, les deux tiers ont été retrouvés chez 90% des participants. Rémy Slama, directeur de recherche à l’Inserm et coordinateur de la partie française de cette enquête, souligne : « Il n’y avait jamais eu jusqu’ici de données collectées pour autant de substances à la fois, dans six pays, chez la mère et son enfant ».

L’Express, 09/01

Néovacs annonce que son projet AllergyVACS a été sélectionné pour un financement par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), rapporte Capital.fr. La convention signée par Néovacs et l’ANR porte sur un financement de 702 000 euros qui sera partagé avec les deux partenaires académiques du projet : l’Inserm et le département Immunologie et Allergie de l’Institut Pasteur, animé par le Dr Pierre Bruhns et le Dr Laurent Reber. Cette subvention contribuera au financement des prochaines étapes précliniques du programme AllergyVACS. Dans le détail, AllergyVACS consiste à mettre au point des vaccins Kinoïde qui neutralisent les cytokines IL-4 et IL-13, permettant une protection à long terme des maladies allergiques, précise le site.

Capital.fr, 08/01

Dans son édition Science et Médecine, Le Monde se penche sur les bébés secoués. Le journal explique que « plusieurs centaines de nourrissons sont violemment secoués chaque année en France, et peuvent en mourir ». Mais, ajoute-t-il, « les signes cliniques qui permettent d’établir cette forme de maltraitance font débat ». Une journée de sensibilisation est organisée chaque 8 janvier par l’association Tatiana, qui rappelle que ces actes volontaires d’une « extrême violence » sont susceptibles de handicaper à vie un bébé, voire de le tuer (la mortalité est de 10% à 20%). Le Monde revient également très longuement sur les débats âpres dans la communauté scientifique et médicale sur un possible ” diagnostic de SBS [..] trop systématique, faisant fi d’autres causes possibles (accidents domestiques, diverses pathologies…), avec à la clé des placements abusifs et des erreurs judiciaires.”

Le Monde, édition Science et Médecine, 09/01

Le Monde rend compte d’une étude publiée fin 2018 dans Neurology et menée par l’équipe du Pr James Blumenthal (université Duke) auprès de 160 personnes de 65 ans d’âge moyen, qui montre que ceux qui pratiquent une activité physique observent une amélioration de leurs fonctions exécutives par rapport aux volontaires sédentaires. Et l’association avec le régime alimentaire antihypertension améliorer encore ces résultats, souligne le journal.

Le Monde, édition Science et Médecine, 09/01

L’édition Science et Médecine du Monde brosse le portrait de Franck Zal, éleveur de vers marins. Ce biologiste a développé des produits à partir de l’hémoglobine d’arénicoles, qui améliorent notamment la conservation des greffons humains.

Le Monde, édition Science et Médecine, 09/01

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube