Synthèse de presse

09 octobre 2019

12h46 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Décryptage de la lecture dans notre cerveau

Deux équipes de chercheurs ont en partie décrypté le code cérébral de la lecture pour l’être humain. « Notre cerveau n’a pas de système inné de la lecture », souligne le Pr Laurent Cohen, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) à Paris. « L’espèce humaine se caractérise par sa capacité à inventer et à transmettre des technologies qui ont transformé la vie sur terre. Une de ces inventions culturelles, l’écriture couplée à la lecture, est bien trop récente, sur le plan évolutif, pour que des réseaux du cortex cérébral aient pu évoluer en se dédiant à cette tâche », précise une équipe de l’Institut Max-Planck de psycholinguistique (Pays-Bas), dans la revue Science Advances. Outre l’équipe du Max-Planck, un second groupe de chercheurs, conduit par Laurent Cohen (ICM, Inserm, CNRS, Sorbonne-Universités), a diffusé sa découverte dans PNAS le 7 octobre, rapporte Le Monde. Ces deux équipes ont « craqué » une partie du code cérébral de la lecture. « Loin de cannibaliser les territoires des aires cérébrales voisines, l’aire de la forme visuelle des mots les recouvre plutôt, tout en préservant leurs capacités de réponse à d’autres catégories d’objets visuels, explique Falk Huettig, l’un des auteurs. Savoir lire affûte donc les performances globales de notre cortex visuel. » L’équipe de l’ICM a, elle, identifié la région du cerveau qui code les graphèmes.

Le Monde, édition Science et Médecine, 09/10

Lire notre communiqué du 08/10/2019 : ” Lire les sons du langage : une aire du cerveau spécialisée dans la reconnaissance des graphèmes

Maladies sévères de la vision et cécité

A l’occasion de la Journée mondiale de la vue, et pour sensibiliser le public sur la progression des troubles de la vision, l’Union nationale des aveugles et déficients visuels (Unadev) attire, les 10 et 11 octobre, l’attention sur les maladies sévères de la vision, bien plus répandues qu’on ne le croit. Elle organise à Paris plusieurs événements. « Ces deux journées sont un rendez-vous dédié à la prévention, à la recherche et aux innovations dans le secteur du handicap visuel », explique Magalie Gréa, directrice générale de l’Unadev. Sont prévus des dépistages gratuits, des activités ludiques et des conférences. Dans Aujourd’hui en France, les neurobiologistes Bernard Poulain et Etienne Hirsch, qui codirigent l’institut des neurosciences d’Aviesan (Alliance pour les sciences de la vie et de la santé), expliquent les pistes pour combattre la cécité. Etienne Hirsch indique : « La thérapie génique est testée actuellement contre plus de neuf maladies de la vision ». Et d’ajouter : « La situation semblait sans espoir, il y a encore une dizaine d’années, pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), le glaucome, les atteintes de la rétine ou l’énucléation. Aujourd’hui, de nouvelles portes se sont ouvertes (…) ».

Le Parisien, Aujourd’hui en France, 09/10

En Bref

Le Monde souligne que le 4e congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), qui s’est tenu du 1er au 4 octobre à Nancy, a permis la présentation d’études rassurantes sur le citrate : elles ne montrent pas d’augmentation du risque de décès chez les patients dialysés avec un produit à base de citrate. Un an auparavant, une étude observationnelle présentée lors d’un congrès de la SFNDT par le Dr Lucile Mercadal (Inserm/hôpital de la Pitié-Salpêtrière) indiquait que les patients traités par un liquide de dialyse (ou dialysat) au citrate présenteraient une surmortalité de 40 % par rapport à ceux traités avec d’autres produits à l’acétate ou à l’acide chlorhydrique.

Le Monde, édition Science et Médecine, 09/10

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme va tenter demain et vendredi, lors de sa conférence des donateurs, de collecter 14 milliards de dollars (12,7 milliards d’euros) à Lyon pour financer ses actions, un « défi » nécessaire pour venir à bout de ces épidémies d’ici à 2030. Mais, atteindre cette barre sera difficile, sur fond de « fatigue des donateurs » : la cause du sida peut sembler moins urgente qu’il y a quelques années et de nombreux financements sont mobilisés pour la cause environnementale, comme le Fonds vert pour le climat, perçue comme plus porteuse politiquement. « Dans le contexte actuel, toute augmentation importante au-delà des 12,2 milliards de dollars » récoltés il y a trois ans, lors de la dernière conférence de refinancement du Fonds mondial, « sera considérée comme un succès », explique-t-on à l’Elysée, alors que la France est cette année le pays hôte de la conférence.

AFP, 08/10

La chirurgie de l’obésité, dont la fréquence a triplé en dix ans, va être « mieux encadrée et sécurisée », a annoncé le 8 octobre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui entend notamment assurer un meilleur suivi des patients. Dès l’an prochain, les centres hospitaliers seront soumis « à une autorisation » pour pouvoir pratiquer la chirurgie bariatrique, « sur la base de seuils d’activité et d’engagement à respecter des critères d’une prise en charge de qualité, notamment en termes de suivi des patients », a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

AFP, 08/10

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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