Synthèse de presse

10 août 2018

11h58 | Par INSERM (Salle de presse)
À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
 

Cancer – le traitement qui va tout changer

Des cellules « tueuses de tumeurs », les CAR-T cells, ont été mises au point récemment et sont au cœur d’une thérapie maintenant disponible en France. Le Parisien explique que ces cellules « traitent certains cancers du sang, comme les leucémies aiguës et les lymphomes (B), non réceptifs au traitement traditionnel, en modifiant génétiquement les cellules du patient ». En laboratoire, les lymphocytes T du malade sont modifiés pour les munir d’un récepteur (le CAR) qui leur permet de traquer les tumeurs. Résultat : des taux de rémission de plus de 80 % chez l’enfant pour les rechutes de leucémies. En France, une trentaine de personnes seulement ont été traitées dans le cadre d’essais cliniques, mais l’Agence nationale de sécurité du médicalement et des produits de santé (ANSM) vient d’accorder à deux laboratoires (Gilead-Kite et Novartis) des autorisations temporaires d'utilisation. De la même façon, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé que Saint-Louis et Robert-Debré venaient d'être labellisés parmi les tout premiers « centres experts pour le traitement par cellules CAR-T » en Europe. Le professeur Nicolas Boissel, responsable de l'unité d'hématologie des 15-25 ans à l'hôpital parisien Saint-Louis (AP-HP), fut en effet l'un des premiers en France à utiliser les CAR-T cells. Il explique que « plus que prometteur, c'est révolutionnaire » et va jusqu’à dire que « 2019, 2020, 2021,… seront les années CAR-T en médecine ».

Le Parisien, 10/08

La France menacée par une surconsommation d'antalgiques opioïdes

L’Observatoire français des médicaments antalgiques (Ofma) a rapporté une hausse de l’usage des opioïdes forts (morphine, oxycodone et Fentanyl) allant du simple à plus du double entre 2004 et 2017. « Aujourd’hui, la majorité des patients traités avec un opioïde fort souffrent de douleurs chroniques non cancéreuses. C'est un signal important car c'est dans ce contexte que nous observons le plus de risques de mauvais usage, de dépendance, voire d’overdose », souligne le professeur Authier, chef du service de pharmacologie médicale au CHU de Clermont-Ferrand et directeur de l’Ofma. Le Figaro pointe du doigt un chiffre alarmant, les décès liés à la prise d’un opioïde fort sont passés de 1,3 mort pour un million d’habitants en 2000 à 3,2 décès pour un million d’habitants en 2015. Des chiffres souvent liés, d’après le journal, « à des situations de mésusage et à la méconnaissance des médecins des dangers de ces molécules seules ou associées ». Même si le médecin addictologue Benjamin Rolland explique que « presque tous les patients exposés à une prise chronique d'opioïdes vont développer une tolérance, puis des symptômes de manque en cas d’arrêt », les patients les plus vulnérables ne sont pas les addicts au profil d’héroïnomane. Ainsi, selon l’étude de l’Ofma, les victimes d’overdose sont, en fait, surtout des femmes atteintes de douleurs chroniques de 50 ou 60 ans.

Le Figaro, 10/08

En Bref

Une enquête réalisée par Patrick Thonneau, alors responsable de l’équipe Epidémiologie de la fertilité à l’Inserm, et rapportée par Libération.fr, montre que « l’inaptitude biologique à procréer semble équitablement répartie entre les hommes et les femmes ». Pour quatre couples inféconds sur dix, une double cause, féminine et masculine, est même diagnostiquée. Rémy Slama, épidémiologiste à l‘Inserm, explique lui que « la détérioration de la santé reproductive masculine est très probable en France », mais qu’aucune étude de grande ampleur ne permet de faire le même postulat quant à la fertilité féminine. Il poursuit en ajoutant néanmoins que certaines causes de l’infertilité, masculine ou féminine, sont déjà actées : « le surpoids, l’obésité, la consommation de tabac, d’alcool, ou encore les perturbateurs endocriniens ». Liberation.fr, 09/08
D’après une étude britannique, les personnes dormant plus de 10 heures par nuit ont davantage de chances de mourir prématurément par rapport à ceux qui dorment 8 heures, car « dormir plus de 10 heures favoriserait de 56 % le risque de faire un AVC et de 49 % de développer une maladie cardiovasculaire ». Ainsi, selon l'Inserm, plus de 5 % de la population adulte souffrirait d'hypersomnie, ou de somnolence diurne excessive. Néanmoins, MarieClaire.fr rapporte que les mauvaises habitudes de sommeil auraient un fort impact sur la santé, dormir trop peu est donc également dangereux. MarieClaire.fr, 09/08
Le méthylphénidate, un puissant psychostimulant qui favorise la concentration, est plus connu sous la marque Ritaline, vendue par le laboratoire Novartis. Malgré les controverses liées aux effets secondaires de ce médicament, La Tribune se fait l’écho d’une étude scientifique, parue dans The Lancet Psychiatry, expliquant que ce traitement « reste le meilleur remède aux troubles de l'attention, mais uniquement chez l'enfant et à court terme, tandis que sur le long terme, les données manquent pour trancher ». La Tribune, 10/08
D’après l'Ansa, la principale agence de presse italienne, le virus Ebola est de retour en République démocratique du Congo (RDC), où 17 cas ont été confirmés et 27 autres sont probables. Le ministère de la Santé de RDC a donc annoncé qu’il lançait la vaccination de la population de la province du Kivu au Nord, nouveau foyer de l’épidémie. L’OMS a ainsi expliqué que la vaccination avait commencé une semaine après la découverte de ce nouveau foyer épidémique dans le pays africain, et 3 220 doses de ce vaccin contre Ebola, encore expérimental, sont disponibles en RDC. Ansa.it, 09/08

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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