Synthèse de presse

01 juin 2018

11h40 | Par INSERM (Salle de presse)

Prix Kavli : deux scientifiques françaises récompensées

L’Académie des sciences et des lettres de Norvège a rendu son verdict, le 31 mai, pour son prestigieux prix Kavli. Deux chercheuses françaises font partie des sept scientifiques récompensés. Il s’agit de la biochimiste Emmanuelle Charpentier et la généticienne Christine Petit. Cette compétition offre tous les deux ans des récompenses d’un million de dollars dans trois catégories. Emmanuelle Charpentier décroche son prix dans la catégorie des nanosciences pour la mise au point des ciseaux moléculaires Crispr. Aujourd’hui chercheuse à l’Institut Max-Planck de Berlin, elle partage sa récompense avec l’Américaine Jennifer Doudna (université de Berkeley) et le Lituanien Virginjus Siksnys (université de Vilnius). Christine Petit, quant à elle, est récompensée dans la catégorie des neurosciences. Elle partage aussi son prix avec deux autres scientifiques, l’Américain A. James Hudspeth et le Britannique Robert Fettiplace. Dans son laboratoire de l’Institut Pasteur, la Française a a permis des avancées dans la compréhension des mécanismes moléculaires et neuronaux de l’audition. Selon un communiqué commun des différentes institutions où œuvre la lauréate (Institut Pasteur, Collège de France, université Pierre-et-Marie-Curie, Inserm), « les trois lauréats ont utilisé des approches complémentaires pour éclairer les mécanismes par lesquels les cellules ciliées dans l’oreille interne transforment le son en signaux électriques pouvant être déchiffrés par le cerveau ». Les prix seront officiellement remis le 4 septembre, à Oslo.

Lemonde.fr, 31/05, Le Figaro, 01/06

Parkinson : le sur-risque ne concerne pas que les agriculteurs

L’agence Santé publique France est revenue, le 29 mai, sur une étude écologique nationale indiquant une incidence plus élevée de la maladie de Parkinson dans les secteurs de l’agriculture, la sylviculture et la pêche. Ces résultats proviennent d’une étude menée en France métropolitaine entre 2010 et 2014, auprès de 3 689 cantons, soit plus de 110 000 personnes. Le travail a porté sur l’association entre la proportion de professionnels travaillant dans 38 secteurs d’activité différents, et l’incidence de la maladie de Parkinson. Pour Tim Vlaar, doctorant en épidémiologie à l’Inserm, l’un des auteurs de cette étude : « Les explications possibles permettant de comprendre les associations observées pourraient être l’exposition aux solvants et aux endotoxines pour l’industrie textile, et aux métaux pour la métallurgie. Cependant, la précaution s’impose dans l’interprétation des résultats, notre approche écologique ne permettant pas de démontrer des liens de causalité ».

Legeneraliste.fr, 30/05

En Bref

François Jouen, spécialiste de la cognition humaine et artificielle, qui donnera jeudi 7 juin une conférence intitulée « Cognition et technologie », à l’occasion des 150 ans de l’Ecole pratique des hautes études, où il codirige l’unité de recherche Cognition humaine et artificielle, explique dans une interview accordée à Libération que « l’intelligence artificielle a déjà un impact sur le vivant ». Il souligne que « la cognition permet le développement de la technologie, mais la cognition dépend aussi de la technologie ». Cette conférence aura lieu à 18h à l’Institut d’études avancées (IEA) à Paris (4e).

Libération, 01/06

Topsante.com explique que les chercheurs de l’Inserm et de l’hôpital Beaujon (AP-HP) ont développé des techniques, concernant la cirrhose, qui ont permis d’identifier et de mesurer le taux de microvésicules libérées dans le sang par les organes malades. Les résultats de ces travaux « suggéraient que le taux de microvésicules hépatocytaires pourrait être en mesure de prédire l’évolution des malades, notamment leur mortalité, explique Pierre-Emmanuel Rautou, coordinateur du projet Microspy dont l’objectif était de tester cette hypothèse. Nous avons réalisé une étude prospective impliquant 250 patients, suivis pendant 6 mois en mesurant leurs taux de microvésicules dans le sang ». « Nous envisageons également d’étudier l’intérêt des taux de microvésicules chez les malades asymptomatiques, ajoute Pierre-Emmanuel Rautou. Si la valeur de ce taux permet de prédire que tel ou tel de ces patients va développer des complications, il sera possible de leur administrer en priorité des médicaments actuellement en développement dans les maladies du foie. Dans cet objectif, nous allons appliquer ce test à une cohorte de 650 patients qui ont une cirrhose mais ne présentent pas de symptômes », concluent les chercheurs.

Topsante.com, 31/05

Un jeu vidéo simulant une fusillade en milieu scolaire ne verra finalement pas le jour aux Etats-Unis, a décidé la société Valve Corporation, suite à une pétition contre la sortie de ce jeu ayant récolté 200 000 signatures. Tandis que le président américain Donald Trump est favorable au port d’armes à feu, en 2015, le Centre fédéral de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avait recensé au total 36 252 morts par arme à feu. En France, le Centre d’Epidémiologie sur les Causes Médicales de Décès (CépiDc de l’Inserm) comptait 1 594 décès par armes à feu en 2014, soit 22,7 fois moins qu’aux Etats-Unis.

Rtl.fr, 30/05

La société israélienne Beck Medical va mettre sur le marché, en août 2018, un « bouchon » nasal, baptisé NozNoz pour perdre du poids, rapporte Sciencesetavenir.fr. Le dispositif doit permettre de contrôler la prise alimentaire de la personne en réduisant son olfaction. Le site précise que « lors du Congrès Européen de l’Obésité (ECO) à Vienne (Autriche), des chercheurs du Centre Médical Rabin, du centre Médical Haemek et de la société Beck Medical – qui finance l’étude – en Israël ont présenté une étude clinique montrant des résultats mitigés. Le bouchon nasal ne serait (un peu) efficace que pour les plus de 50 ans ».

Sciencesetavenir.fr, 31/05

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