Synthèse de presse

20 septembre 2019

11h55 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Sida, tuberculose, paludisme : encore des « défis colossaux », malgré les progrès

Les programmes du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme « ont sauvé 32 millions de vies » depuis 2002 mais il reste « des défis colossaux », a prévenu hier l’organisation dans son rapport annuel, à trois semaines d’une réunion de financement cruciale. Le rapport « fait clairement apparaître les raisons pour lesquelles nous devons accélérer le mouvement contre le VIH, la tuberculose et le paludisme », estime le directeur exécutif du Fonds mondial, Peter Sands, en introduction du document. En 2018, dans les pays où le Fonds mondial investit, 18,9 millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral contre le VIH, 5,3 millions de personnes étaient testées et traitées pour une tuberculose et 131 millions de moustiquaires ont été distribuées pour protéger les familles du paludisme. Malgré ces « progrès importants réalisés sur plusieurs fronts en 2018 », de « nouvelles menaces » compromettent l’objectif international d’en finir avec les trois épidémies d’ici 2030. La première de ces menaces est « la stagnation des financements », selon le Fonds mondial, qui cite également « la résistance aux médicaments [dont l’artémisinine, principal traitement contre le paludisme] et aux insecticides ». « Les difficultés auxquelles nous devons encore faire face nécessitent une collaboration et une coordination encore plus importantes », estime M. Sands.

AFP, 19/09

Les signes de cancer du sein chez les femmes jeunes

Les signes pouvant faire penser à un cancer du sein passent souvent inaperçus chez les femmes jeunes, car la maladie est plutôt associée aux personnes plus âgées, mais les moins de 40 ans représentent malgré tout 5 % des cas, a averti hier l’Institut Curie. « Le cancer du sein chez la femme jeune est une réalité qui reste assez méconnue du grand public, voire des professionnels de santé. Ainsi, les premiers signes ou une grosseur inhabituelle ne génèrent pas forcément d’inquiétude chez ces jeunes femmes », note l’institut de soins et de recherche. De plus, ces femmes ne sont pas incluses dans le dépistage organisé, centré jusqu’à présent sur la tranche d’âge la plus à risque (50-74 ans). Si l’âge médian des femmes chez qui on découvre un cancer du sein est de 63 ans, « près de 3 000 femmes diagnostiquées chaque année ont moins de 40 ans » sur un total de 58 500, souligne l’Institut Curie en amont d’Octobre Rose, mois de sensibilisation au dépistage de cette maladie. « Il faut donc être vigilant face à toute anomalie survenant au niveau des seins, quel que soit l’âge », pour éviter un retard de diagnostic et de prise en charge, conseille Florence Coussy, gynéco-oncologue à l’Institut Curie.

AFP, 19/09

En Bref

Plusieurs laboratoires pharmaceutiques, leur fédération professionnelle et des associations de patients ont été convoqués hier à Matignon, rapportent Les Echos et l’AFP. Le Premier ministre, Edouard Philippe, leur a annoncé la mise en place de sanctions pécuniaires renforcées en cas de manquement à leurs obligations concernant les pénuries de médicaments, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020. « Nous allons renforcer un certain nombre de sanctions, quand l’information sera insuffisante, trop tardive, ou bien la constitution des stocks pas à la hauteur des exigences », a expliqué le Premier ministre. Selon l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, les signalements de pénuries sont passés de 44 en 2008 à 868 en 2018.

AFP, 19/09, Les Echos, 20/09

Avant même le début du procès lundi 23 septembre, plusieurs milliers de victimes du Mediator ont été indemnisées en réparation de pathologies liées au Mediator, médicament commercialisé pendant trente-trois ans par les laboratoires Servier, indique l’AFP. Le groupe pharmaceutique, qui publie chaque mois sur son site internet un point actualisé, indique avoir déjà adressé des offres d’indemnisation à plus de 3 700 victimes ayant développé des séquelles et des lésions cardiaques après avoir pris ce médicament pour un montant total évalué fin août à 164,4 millions d’euros, dont 131,8 millions déjà versés.

AFP, 19/09

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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