Synthèse de presse

21 février 2020

12h25 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Cancer du sein : premier essai clinique de chiens renifleurs de tumeur

Aujourd’hui en France rend compte du lancement du tout premier essai clinique mené par l’Institut Curie visant à faire détecter le cancer du sein par des chiens. En deux ans, 450 femmes, dont la moitié ne sont pas malades, seront appelées à y participer, précise le journal. Les chiens éduqués à détecter les tumeurs travaillent à partir de compresses qu’une femme a gardé toute la nuit contre ses seins, les chargeant ainsi de sa sueur. Si l’essai du sein se révèle concluant, les chiens pourraient s’intéresser au cancer de l’ovaire. Partout dans le monde, les tests se multiplient : poumons, col de l’utérus…, constate le quotidien. Les femmes ne sont pas les seules concernées. En France, le Pr Olivier Cussenot, urologue à l’hôpital Tenon, à Paris, étudie le sujet depuis dix ans avec des chiens éduqués à repérer les cancers de la prostate à partir d’urine. « En parallèle, on regarde le développement du nez artificiel. La prochaine étape, explique le médecin, sera de comparer les résultats entre l’animal et la technologie. » Des études débuteront en septembre.

Aujourd’hui en France, 21/02

Identification de la « clé » permettant au coronavirus d’infecter l’homme

L’équipe de Jason McLellan, de l’Université du Texas à Austin, a réussi à déterminer la structure des spicules du nouveau coronavirus du Wuhan. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Science mercredi soir, moins de cinq semaines après la publication de son génome, rapporte Le Figaro. « C’est un travail qui demanderait un ou deux ans en principe, c’est absolument vertigineux », souligne Etienne Decroly, chercheur au laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (Aix-Marseille Université-CNRS). Pour y parvenir, les chercheurs ont produit artificiellement un grand nombre de ces spicules à partir de la séquence génétique qui code pour leur synthèse dans le génome du coronavirus. Ils ont ensuite pris des milliers de clichés par microscopie électronique des molécules obtenues pour parvenir à en reconstituer la structure en trois dimensions. Les chercheurs ont reconstitué la structure des « pics » qui recouvrent la surface du nouveau coronavirus et lui permettent de pénétrer dans les cellules humaines. « Avec Etienne Decroly, nous avions justement observé la séquence qui code pour ce site dans le génome du coronavirus publié en janvier, mais nous ne savions pas si cette partie de la protéine était bien exposée vers l’extérieur », décrypte Bruno Coutard, professeur à l’unité des virus émergents (Aix Marseille Université – IRD – Inserm – IHU Méditerranée Infection). La structure publiée nous permet de le confirmer. » Leur hypothèse pour expliquer la facilité avec laquelle le virus se répand se trouve ainsi confortée.

Le Figaro, 21/02

En Bref

170 personnalités du monde de la science, dont la biologiste Françoise Barré-Sinoussi, le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux et le climatologue Jean Jouzel, publient une tribune dans Le Monde dans laquelle ils soutiennent l’idée d’une loi de programmation pluriannuelle qui permettra à la France de conserver sa place sur la scène internationale. Elles s’adressent au Président de la République et soulignent : « (…) La France doit se donner les moyens de garder sa place sur la scène internationale. Nous avons besoin d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche, définie par rapport aux défis qui nous font face et correspondant à nos attentes et à nos besoins. Comme vous le savez, il existe une inquiétude dans la communauté scientifique face à des informations qui sont encore fragmentaires ». Et d’ajouter que « la communauté scientifique soutient l’idée d’une loi de programmation et attend un engagement financier fort et durable pour la recherche ».

Le Monde, 21/02

Un simple test d’urine permettrait de détecter des mutations génétiques annonciatrices d’un cancer de la vessie plus de dix ans avant que soit posé le diagnostic, a indiqué hier l’agence de l’OMS pour la recherche sur le cancer (CIRC/IARC). Ce test détecte les mutations du gène TERT, les plus fréquentes en cas de cancer de la vessie, précise le CIRC dont le siège est à Lyon. Il pourrait permettre de réduire l’utilisation d’outils invasifs et d’améliorer « significativement » la détection précoce de la maladie, explique le Dr Florence Le Calvez-Kelm, chercheuse au CIRC et une des principales rédactrices de l’étude. L’étude a été publiée dans la revue EBioMedicine.

AFP, 20/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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