Synthèse de presse

23 novembre 2018

13h59 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser.
Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

L’espérance de vie progresse moins vite en France

Les Echos rapportent que selon le panorama annuel de la santé publié hier par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en France l’espérance de vie à la naissance s’élevait à 82 ans et 8 mois en 2016, juste derrière l’Espagne et l’Italie qui dépassent 83 ans. La bonne performance de l’Hexagone s’explique par un mode de vie plutôt sain et l’excellence du système de santé. Toutefois, après des décennies de hausse rapide de l’espérance de vie à travers l’Europe – deux ans et demi gagnés tous les dix ans -, plusieurs pays de l’ouest du continent dont la France, marquent le pas. Entre 2011 et 2016, le gain a été inférieur à six mois. De plus, l’espérance de vie a reculé en 2012 dans huit pays, et en 2015 dans 19 pays de l’Union européenne dont la France. Cela est dû aux épidémies de grippe prononcées qui ont frappé des populations de plus en plus âgées donc fragiles. Outre la grippe, ces dernières années la mortalité liée aux infarctus et aux accidents vasculaires cérébraux n’a pas non plus reculé au même rythme qu’auparavant. Or ces victoires de la prévention et du soin étaient l’un des principaux facteurs de progression de l’espérance de vie, puisque les maladies cardiovasculaires sont la cause numéro un des décès en Europe (40% de la mortalité féminine et 34% de la mortalité masculine), rapporte le journal. Ce moindre succès contre les maladies cardiovasculaires découle peut-être de l’augmentation de certains facteurs de risque, comme l’obésité, le diabète et le manque d’activité physique, souligne-t-on à l’OCDE.

Les Echos, 23/11

Etat de santé dans l’Union européenne : la France en bonne position malgré certains mauvais points

Le Figaro indique que « deux ans après le premier rapport sur « l’état de santé dans l’Union européenne », le cru 2018 a été présenté le 22 novembre par Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire ». La comparaison des données issues de 28 Etats membres, de cinq pays candidats ainsi que de trois autres pays ayant un accord de libre-échange avec l’UE confirme le bon classement de la France, explique le quotidien. Cependant, la France se classe deuxième derrière la Lituanie pour la consommation d’alcool par habitant et reste le pays où les jeunes âgés de 15 à 16 ans sont les plus nombreux (17%) à avoir fumé du cannabis au cours du mois dernier, soit le double de la moyenne de l’UE (environ 8%). Dans son rapport 2018, l’UE a réalisé un focus sur deux problèmes communs à de nombreux pays : les dépenses inefficaces et la santé mentale. « Il ne s’agit certainement pas de dépenser moins pour la santé », a toutefois insisté le Dr Andriukaitis, mais de procéder à une « réaffectation intelligente des financements ». Jusqu’à 20% des dépenses de santé pourraient ainsi être mieux employées selon l’UE. Par ailleurs, « à travers l’Europe, plus de 84 000 personnes sont décédées en raison d’une pathologie mentale ou par suicide en 2015, a souligné le Dr Andriukaitis, et le coût total des maladies mentales dépasse 600 milliards d’euros par an ! » Avec 18,5% de la population déclarant un problème de santé mentale, la France se classe en troisième position derrière la Finlande et les Pays-Bas.

Le Figaro, 23/11

En Bref

Le tabagisme passif dès l’enfance, y compris in utero, augmente le risque de contracter des années plus tard une BPCO (Broncho pneumopathie chronique obstructive), maladie qui tue 17 000 personnes par an en France, préviennent des spécialistes des affections respiratoires. « Un enfant victime de tabagisme passif risque de voir ses capacités respiratoires altérées à l’âge adulte », préviennent dans un communiqué plusieurs institutions spécialisées, dont la Fondation du souffle, la Société de pneumologie de langue française ou la Fédération française de pneumologie.

AFP, 22/11

Legeneraliste.fr rend compte des recherches menées « tous azimuts » sur le microbiote intestinal. Des travaux sont en cours en hépatologie et suggèrent que l’étude du microbiote pourrait être utilisée à visée prédictive et préventive. Ainsi, « notre équipe Inserm U996 a montré qu’en fonction du profil bactérien intestinal mais aussi du propre métabolisme de ces bactéries, il était possible de savoir si un individu allait ou non développer une maladie hépatique liée à l’alcool ou au surpoids (NASH ou stéatohépatite non alcoolique), explique Gabriel Perlemuter, chef du service d’hépato-gastro-entérologie et nutrition (hôpital Antoine Béclère, Clamart). Nous sommes en train de percer à jour les mécanismes par lesquels le microbiote intestinal peut protéger ou être délétère pour le foie ».

Legeneraliste.fr, 22/11

L’Onusida plaide pour « un accès universel » au dépistage pour vaincre l’épidémie du sida, à l’occasion de sa campagne pour la 30e journée mondiale de lutte contre le sida le 1er décembre lancée hier à Abidjan. « Nous avons besoin d’un accès universel au dépistage du VIH, ce dépistage doit être aussi accessible qu’un test de grossesse », souligne le directeur général du Programme de l’ONU sur le VIH/sida, Michel Sidibé cité dans le dernier rapport de l’agence « Savoir, c’est pouvoir ». « Nous sommes loin d’avoir gagné le combat : aujourd’hui on baisse la garde, ce qui risque de conduire à un rebond de l’épidémie », a averti M. Sidibé à Abidjan. Ce dernier a rappelé que l’objectif de l’Onusida était de vaincre l’épidémie d’ici 2030.

AFP, 22/11

Que Choisir lance l’alerte : « Dès 2016, six géants de l’agroalimentaire se sont organisés pour contrer les affichages nutritionnels en Europe et imposer leur propre logo. Ils n’ont pas pu empêcher le Nutri-Score d’être adopté en France, en Belgique puis en Espagne, mais tentent d’éviter sa « propagation » dans les autres États membres ». Le mensuel souligne qu’« adopté par arrêté ministériel le 31 octobre 2017 en tant qu’affichage nutritionnel officiel, le Nutri-Score fait peu à peu son apparition sur les emballages ». Ainsi, plus de 90 industriels et enseignes ont signé le dispositif.

Que Choisir, 01/12

Francetvinfo.fr publie un article, paru dans The Conversation, de Fabien Dworczak, PhD, chercheur associé au laboratoire Inserm, coécrit avec Lélia Bracco, médecin endocrinologue, qui s’inspire très largement du livre de cette dernière, « Obésité. Au-delà de l’impasse ». Surveiller ce que l’on mange est loin d’être suffisant pour perdre du poids, ce qui se passe dans la tête importe autant, soulignent-ils.

Francetvinfo.fr, 22/11

Archives

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Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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