Synthèse de presse

27 avril 2018

11h41 | Par INSERM (Salle de presse)

Bientôt une pilule pour les hommes ?

Des chercheurs américains viennent de présenter les conclusions de travaux sur un équivalent masculin à la pilule contraceptive, la diméthandrolone undécanoate (DMAU). Au bout de 28 jours, avec le plus élevé des trois dosages testés, les analyses de sang ont révélé que les participants n’étaient plus en mesure de procréer. Comme l’indique Le Parisien, de nouvelles études doivent encore prouver que la DMAU prise tous les jours bloque bien la production des spermatozoïdes. Plusieurs recherches menées dans le domaine s’étaient jusqu’ici révélées infructueuses. D’après Stéphanie Page, professeur de médecine à l’université de Washington et coauteur de l’essai clinique, le développement de la pilule masculine se heurtait à deux difficultés : la toxicité des formes orales de testostérone, qui peuvent causer une inflammation du foie, et leur élimination trop rapide par le corps, nécessitant deux prises quotidiennes. La DMAU contient notamment de l’undécanoate, un acide gras qui ralentit cette élimination. Reste à régler la question de l’acceptation de cette pilule pour hommes. 61% de ceux interrogés par le CSA se disent ainsi favorables. Des femmes se montrent quant à elles prudentes face à cette nouvelle méthode de contraception, sachant qu’en cas d’accident, ce sont elles qui devront faire face aux conséquences.

Le Parisien, 27/04

En Bref

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de publier une expertise relative aux effets supposés des champs magnétiques sur la santé. Le professeur Jean-Pierre Marc-Vergnes, directeur de recherche émérite à l’Inserm et président du groupe de travail de l’Anses pour l’expertise sur l’hypersensibilité électromagnétique (EHS), aborde dans ce cadre pour Sciences & Avenir le cas des électrohypersensibles. « Ces personnes souffrent réellement, même s’il est impossible de dire quelle est la cause de leur souffrance », souligne-t-il, précisant que « comme cela a été fait avec la fibromyalgie, des modalités de prise en charge aideraient non seulement les patients, mais aussi les médecins qui sont embarrassés dès qu’un syndrome échappe à la science médicale bien codifiée ».

Sciences & Avenir, 01/05

La prise en charge des maladies osseuses rares est désormais organisée en France aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Des centres de référence constitutifs et des centres de compétences locaux coordonnés par des centres coordonnateurs permettent ainsi une prise en charge synergique sur l’ensemble du territoire. Les centres de référence constitutifs « sont ceux qui voient le plus de patients, et qui ont le plus d’expérience », explique au site Lequotidiendumedecin.fr le professeur Martine Cohen-Solal, rhumatologue et responsable de l’unité Inserm « Os et articulations » à l’hôpital Lariboisière à Paris. Un serveur de données protégé a par ailleurs été mis en en ligne et trois fois par an, une réunion est organisée entre les médecins d’adultes et d’enfants, permettant notamment de standardiser les prises en charge.

Lequotidiendumedecin.fr, 26/04

Selon le réseau Sentinelles, dont les données sont reprises par Le Journal de Saône-et-Loire, Parents.fr et Santemagazine.fr, les cas de varicelle progressent ces jours-ci en Saône-et-Loire. Cinq régions de métropole sont passées dans le rouge la semaine dernière : la Franche-Comté, qui compte 61 cas pour 100 000 habitants, la Bretagne et les Hauts-de-France, avec chacune 50 cas pour 100 000 habitants, enfin la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie, avec respectivement 43 et 40 cas pour 100 000 habitants. D’autres régions, comme la Corse, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand-Est, restent-elles aussi dans le viseur des autorités.

Parents.fr, Santemagazine.fr, 26/04, Le Journal de Saône-et-Loire, 27/04

Des chercheurs américains et britanniques ont réussi à rétablir en partie la vue de personnes souffrant de DMLA « humide », une cause majeure de cécité chez les plus de 50 ans. « Les cellules de l’épithélium pigmenté ont été cultivées sur un support plastique, qui a ensuite été introduit entre la rétine et le globe oculaire », explique Sciences & Avenir, qui précise que sur les deux premiers patients ainsi traités, la greffe a pris avec l’aide d’un médicament immunosuppresseur implanté dans la paroi de l’œil. Plusieurs essais cliniques de ce type sont en cours dans le monde et un autre est prévu en France cette année.

Sciences & Avenir, 01/05

ERRATUM
Notre synthèse du 25/04, évoquant la tribune “Halte aux fakes news génétiques” publiée dans Le Monde  indiquait : « La recherche n’a pas pu à ce jour identifier de variantes génétiques ayant indubitablement pour effet de créer des différences cognitives ou comportementales ». Cette assertion, erronée, ajoutée par la rédaction du Monde, n’apparait pas dans le texte original des chercheurs et ne saurait être imputée à ses signataires. 

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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