Synthèse de presse

28 février 2020

11h58 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Première greffe de peau bio-imprimée d’ici à 2022

Les Echos rendent compte du partenariat de recherche clinique qui viennent de signer Poietis et l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). L’objectif est de réaliser une première mondiale : une greffe de peau bio-imprimée à partir de cellules prélevées sur le patient lui-même. Créée à Pessac en 2014 par Fabien Guillemot, ancien chercheur de l’Inserm, cette entreprise est une pionnière de l’impression 3D de tissus biologiques. Sa technologie laser permet de déposer à très grande vitesse de minuscules gouttes d’encre biologique qui, couche par couche, constituent du tissu vivant, explique le quotidien. Pour les biologistes, l’enjeu des prochains mois sera d’adapter leur technique, consistant à prélever des cellules humaines puis à les faire se multiplier, à la technologie de Poietis. « Elles seront insérées dans une bio-imprimante Poietis qui va les réorganiser en différentes couches depuis la surface vers la profondeur, dans un milieu contenant du collagène. On obtiendra une sorte de mille-feuille qui se rapprochera de la peau humaine et produite à partir du patient pour lui-même, précise Dominique Casanova, qui dirige le service de chirurgie plastique et réparatrice ainsi que le centre interrégional des grands brûlés de l’AP-HM. Nous pouvons envisager ce premier essai clinique d’une greffe humaine de peau bio-imprimée d’ici à 12 ou 24 mois. »

Les Echos, 28/02

Inauguration par Edouard Philippe de l’Institut de l’audition

Edouard Philippe a inauguré hier matin l’Institut de l’audition, dans le XIIe arrondissement de Paris, un centre rattaché à l’Institut Pasteur qui doit permettre d’accélérer la recherche sur des troubles qui touchent aujourd’hui 6 millions de Français, souligne l’AFP. Cet institut, dirigé par la Professeure Christine Petit, spécialiste de la génétique humaine, regroupera à terme 130 personnes issues de l’Institut Pasteur, de l’Inserm et du CNRS, réparties au sein de dix équipes de recherche, dans un bâtiment acheté et rénové par la Ville de Paris. « Nous avons la chance de pouvoir bâtir une filière d’excellence dans un domaine en pleine expansion », s’est félicité le Premier ministre, alors que selon l’Organisation mondiale de la Santé, 900 millions de personnes dans le monde seront malentendantes à l’horizon 2050. « La question de l’audition constitue un des sujets majeurs de la prévention de la perte d’autonomie », a ajouté M. Philippe, en soulignant que le gouvernement doit encore présenter avant l’été une grande loi sur la dépendance.

AFP, 27/02

Lire le communiqué de presse du 27/02/2020 : “ Inauguration de l’Institut de l’Audition

En Bref

Une enquête a été ouverte en urgence le 26 février après le décès à Paris d’un enseignant de 60 ans dans l’Oise du coronavirus. L’homme ne s’était pas rendu dans une zone touchée par le virus. Par ailleurs, « un homme français de 55 ans », lui aussi originaire de l’Oise, a été hospitalisé à Amiens. Éric d’Ortenzio, médecin épidémiologiste à l’Inserm, était l’invité hier de l’émission « C à vous » sur France 5 et a donné son point de vue. Les deux cas de l’Oise ont changé la perception du Covid-19. On pense qu’il y a des cas qui circulent alors que les personnes n’ont pas voyagé. Il faut changer la définition des cas. La France doit se préparer à une épidémie, disent les autorités, mais pas de raison de prendre des mesures de grande ampleur. Toute personne qui revient d’une zone contaminée doit rester chez elle mais le réseau Sentinelles qui alerte sur les épidémies ne donne pas d’alerte spéciale, explique Europe1.fr.

France 5, 27.02, MediaPart.fr, Bfmtv.com, 27.02, LesEchos.fr, 28.02

Des chercheurs chinois ont annoncé qu’un médicament antipaludéen, la chloroquine, serait efficace chez des malades infectés par le nouveau coronavirus Covid-19. Toutefois, encore trop préliminaire, cette étude ne convainc ni les spécialistes ni le ministère français de la santé. Yazdan Yazdanpanah, immunologiste à l’Inserm et à l’hôpital Bichat, un des deux hôpitaux parisiens qui a accueilli les premiers patients atteints par le coronavirus, fait partie des spécialistes qui ne sont pas convaincus par cette piste de traitement.

La-croix.com, 27.02

Le mensuel Notre Temps a rencontré Emilie Picard, chercheuse à l’université Paris-Descartes. En thèse, au centre des Cordeliers, unité Inserm-Université Paris-Descartes, elle étudie le rôle de l’accumulation de fer dans les maladies de la vue. Emilie Picard indique : « Nous avons démontré que plus le taux de fer est élevé dans l’œil, moins la récupération visuelle est bonne, comme si le fer contaminait les cellules avec un effet retard. Et augmenter l’apport de transferrine pour “séquestrer” l’excès de fer parvient bien à protéger la rétine ! »

Notre Temps, 01/04

Le 29 février aura lieu la Journée internationale des maladies rares. « La France est en pointe sur le sujet, et le maillage français est le meilleur d’Europe, estime le Pr Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut Imagine. Cela grâce au mouvement associatif et à l’AFM-Téléthon notamment. » Dès les années 1990, l’Hexagone devient champion de la génomique, cette branche de la génétique qui étudie le génome, essentiellement grâce au Généthon, un laboratoire financé par le Téléthon. Surtout, le milieu associatif a su lever des fonds pour des maladies souvent délaissées par l’industrie pharmaceutique. « On estime que le Téléthon finance 70 % de la recherche liée aux maladies rares », décompte Serge Braun, le directeur scientifique de l’AFM-Téléthon. Chaque année, l’association récolte près de 60 millions d’euros.

La Croix, 28/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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