Synthèse de presse

06 mars 2020

12h44 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Coronavirus : intensification de la recherche

La recherche s’intensifie pour trouver comment enrayer l’épidémie de Covid-19, explique Éric d’Ortenzio, médecin épidémiologiste à l’Inserm, dans une interview accordée à L’Humanité. Concernant les avancées thérapeutiques, « la Chine travaille sur plusieurs molécules, mais il n’y a rien de probant à ce stade », déclare-t-il. « En France, nous sommes en train de monter une cohorte de patients infectés sur tout le territoire afin d’étudier les symptômes, l’évolution de la charge virale, etc », poursuit-il. « L’essai devrait se mettre en place dans quelques jours. (…) On pourrait avoir des résultats préliminaires très rapidement, qui nous permettraient d’aller sur tel ou tel traitement systématique. D’ici un mois ou deux », indique-t-il. « Il y a une vraie mobilisation internationale de la recherche, une vraie collaboration avec un partage des données, des informations. C’est vraiment exceptionnel. On pourrait même parler d’une première, même si cela avait commencé un peu avec Ebola », souligne-t-il. Sur la question des traitements, « plusieurs molécules sont sur le tapis. Parmi elles figure (..) la chloroquine, un antipaludique », explique-t-il. « Une étude in vitro aurait montré qu’il pourrait avoir une efficacité en termes de diminution de la réplication virale et de la diffusion du virus. Mais aucune étude n’a été menée chez l’homme. Il faut donc rester prudent », ajoute-t-il. « D’autres molécules se dessinent, comme le remdesivir, testé contre Ebola, ou l’association de deux antiviraux, le lopinavir et le ritonavir, deux anti-VIH, ou encore l’interféron bêta », complète-t-il. « Mais, là aussi, les essais cliniques sont encore en cours. Il faudra encore attendre plusieurs semaines pour connaître les résultats ». « Le plasma des patients qui ont éliminé le coronavirus est aussi une piste à envisager : on récupère les anticorps des individus guéris puis on les injecte aux malades pour avoir une réponse immunitaire plus rapide », déclare-t-il. Par ailleurs, les recherches de vaccins « sont lancées, mais elles s’inscrivent dans un temps plus ou moins long ». « Il ne faut pas espérer de résultats avant douze à dix-huit mois au mieux », indique-t-il. « Pour cette épidémie, il n’est donc pas certain qu’on aura un vaccin. Cela permettra de se préparer pour la prochaine », conclut-il. « On pense, et nous sommes nombreux à le penser, que la France va rentrer très rapidement dans une phase épidémique nationale. Vu la transmission soutenue du virus, c’est l’évolution prévisible », déclare-t-il.

L’Humanité, 06/03

Coronavirus en France : l’exécutif se prépare au stade 3 de l’épidémie

Il semble « peu probable malheureusement » que la France échappe au stade 3, selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. « Nous nous préparons activement au fait d’avoir une épidémie », a-t-elle affirmé. Le ministre de la Santé évoque dans Libération les mesures envisagées par le gouvernement dans la perspective de la phase 3 de l’épidémie, sachant que toutes les régions sont désormais touchées. « Le virus ne circule pas encore activement sur tout le territoire français. L’épidémie sera actée dès lors qu’on considérera comme inutile d’aller chercher les cas contacts. On n’y est pas. Mais on s’y prépare », souligne-t-il au préalable. Premier objectif : gagner du temps, et « éviter de saturer l’hôpital alors que l’épidémie grippale est toujours en cours ». Un temps utile pour « organiser le parcours de soins entre la ville et l’hôpital, équiper, former les soignants, et informer les Français ». Il souligne que la réponse à l’épidémie passe par une coordination internationale, et que la phase 3 ne signifiera pas « la paralysie de la vie économique et sociale du pays ». « Quand l’épidémie est là, il s’agit surtout d’organiser le système d’alerte et de soin, et d’assurer la continuité des services de l’Etat », insiste-t-il. Il annonce un déstockage de 15 millions de masques dans les prochains jours, et confirme une enveloppe de 260 millions d’euros pour l’hôpital, promise par Agnès Buzyn.

AFP, 05/03, Libération, 06/03

En Bref

Malgré un premier cas en Afrique du Sud, le continent est encore peu touché par le coronavirus. Les pays subsahariens s’appuient sur leur expérience d’Ebola pour s’organiser contre le virus. « L’Afrique a géré des épisodes Ebola depuis dix ans dans l’indifférence totale. La mobilisation des acteurs locaux était remarquable, comme les centres Ebola en Guinée forestière. Il y a parfois eu de la désorganisation mais il y a aussi une expérience de pandémie en Afrique », observe une source à l’Elysée.

Les Echos, 06/03

En France, selon un rapport de l’Observatoire national de l’enfance en danger, 103 mineurs ont succombé des effets de la maltraitance en 2017. Anne Tursz, épidémiologiste à l’Inserm estime que près de 250 enfants de moins de 1 an sont tués chaque année.

Doctissimo.fr, 05/03

La pollinisation a commencé et 11 départements du pourtour méditerranéen sont déjà placés en alerte rouge, selon le dernier bulletin du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). La douceur des températures hivernales a favorisé une pollinisation précoce. Selon l’Inserm, la prévalence de l’asthme en France est aujourd’hui de à 7 à 10 %, celle de la rhinite et de la conjonctivite allergique autour de 15 à 20 %.

Pourquoidocteur.fr, 05/03

Le Dr Jacques Leibowitch, l’un des pionniers de la lutte contre le VIH, est décédé mercredi à l’âge de 77 ans, ont déploré jeudi des associations de lutte contre le sida. « Membre de notre comité scientifique de 1994 à 1997, passionné et entier, nous n’oublierons pas ses contributions très importantes à la connaissance du virus et à la qualité de vie de ses patients », souligne sur Twitter l’association de lutte contre le sida, Sidaction.

AFP, 05/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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