Synthèse de presse

08 novembre 2019

12h59 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les fongicides SDHI néfastes pour la santé

Menée par Paule Bénit et Pierre Rustin, une équipe conjointe de chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Inra et des universités de paris et Toulouse ont rédigé un article paru dans la revue PlosOne dans lequel ils soulignent que « les fongicides SDHI sont toxiques pour les cellules humaines ». Relayée par un nombre conséquent de médias, leur étude met en évidence que huit molécules fongicides dites « SDHI » commercialisées en Europe ne se contentent pas d’inhiber l’activité de l’enzyme SDH (succinate déshydrogénase) dans la chaîne respiratoire des champignons parasites, mais aussi celles de nombreux organismes vivants, comme celles du ver de terre, de l’abeille ou encore des cellules humaines. Par ailleurs, l’étude des chercheurs démontre également que les conditions de déroulement des tests réglementaires actuels de toxicité masquent un effet très important des SDHI sur des cellules humaines : les fongicides induisent un stress oxydatif dans ces cellules, précipitant leur mort. Depuis deux ans, aux côtés de sept collègues (toxicologues, cancérologues, médecins), Paule Bénit et Pierre Rustin réclament à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) l’interdiction, au moins provisoire, de cette famille de produits massivement utilisée dans les champs comme sur les terrains de sport en plein air.

France Info, Francetvinfo.fr, Lemonde.fr, Lesoir.be, 07/11, Aujourd’hui en France, Le Soir, Libération, France Inter, France 2, RMC Info, 08/11

Selon l’OCDE, la France bénéficie d’un bon système de santé, mais les Français fument et boivent trop

Le panorama de la santé 2019 publié ce jeudi 7 novembre par l’’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) révèle que la France aurait un bon système de santé, marqué notamment par la « grande qualité » des soins délivrés par les hôpitaux, mais que les Français fument trop, boivent trop et consomment toujours trop d’antibiotiques. Selon le rapport, les dépenses de santé « représentent un peu plus de 11 % du PIB » en France, « une des proportions les plus élevées » des 36 pays de l’OCDE, ce qui contribue à de « bons résultats » sur le plan sanitaire avec une espérance de vie de 82,6 ans, « supérieure de deux ans à la moyenne ». Cependant, les Français cumulent toujours des modes de vie néfastes : un adulte sur quatre (25,4 %) fumerait quotidiennement, soit le quatrième taux le plus élevé de l’OCDE, tandis que la consommation d’alcool en France serait la troisième plus importante de la zone. Il est souligné que « plus de 75.000 personnes sont décédées en France en 2015 de causes de mortalité évitables grâce à la prévention, comme le cancer du poumon ou les causes imputables à l’alcool ». Enfin, « les prescriptions d’antibiotiques dans le secteur des soins primaires sont environ 25 % plus élevées que pour la moyenne de l’OCDE », alors que la surconsommation de ces produits les rend moins efficaces.

AFP, 07/11, Le Figaro, 08/11

En Bref

Sciencesetavenir.fr nous apprend que l’Etat va mener une « enquête de santé » auprès des populations des 215 communes qui étaient sous le panache de fumée de 22 kilomètres de long qui s’est étendu avec l’incendie de Lubrizol à Rouen. Parallèlement à cette annonce, la Commission d’enquête du Sénat a auditionné hier plusieurs spécialistes de la santé. Ces derniers estiment qu’il faut procéder à de plus amples analyses sur la nature des produits chimiques qui ont brûlé lors de l’incendie du site, classé Seveso, et mettre en place un suivi des populations qui ont été exposées dans la région de Rouen sur des dizaines d’années.

Sciencesetavenir.fr, 07/11

Des chercheurs australiens, dont l’étude est publiée dans le Journal of Psychopharmacology, ont montré que l’administration adjuvante du safran permettrait de lutter efficacement contre la dépression. Ce travail s’est intéressé à la santé mentale de 139 personnes âgées de 18 à 65 ans et souffrant de dépression. Ces derniers étaient jusqu’alors uniquement sous antidépresseurs. Pour les besoins de l’étude, une partie des participants ont complété leur traitement par des placebos, l’autre, par un extrait de safran sous forme de comprimé. Au bout de huit semaines, les symptômes dépressifs ont presque diminué de moitié (41 %) chez les personnes consommant du safran en plus des antidépresseurs, contre 21% pour la population de contrôle consommant le placebo.

Femmeactuelle.fr, 07/11

Sciencesetavenir.fr se penche sur le syndrome de « la Belle au bois dormant », ou syndrome de Kleine-Levin. Une jeune colombienne de 17 ans atteinte de ce syndrome passa à la télévision, pouvant dormir jusqu’à 70 jours de manière quasi ininterrompue. Selon le portail des maladies rares, Orphanet, le syndrome de Kleine-Levin est une maladie neurologique dont la cause reste pour le moment inconnue, bien que « le premier épisode est déclenché par une infection chez 72 % des patients ». Rare, elle ne touche qu’une personne sur 500.000, bien souvent des hommes (68-72 % des cas) et des adolescents (81 % des patients). En outre, ils souffrent tous de troubles cognitifs lors de moments de « rechutes » : apathie, confusion mentale, amnésie mais aussi l’impression de vivre comme dans un rêve.

Sciencesetavenir.fr, 07/11

L’AFP rapporte que l’Assemblée Nationale a voté hier une modification du mécanisme d’indemnisation des victimes de la Dépakine, médicament contre l’épilepsie et les troubles bipolaires. Dans le but d’accélérer le processus, l’Assemblée n’instaure qu’une seule instance d’examen des demandes, contre deux auparavant. « Cette fusion accélérera le traitement des dossiers, en évitant que les dossiers soient examinés deux fois par deux instances, facilitera le travail des experts, pour éviter des problèmes de frontière de compétences entre les deux instances, (et) réduira les coûts de fonctionnement du dispositif », explique l’amendement déposé par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances pour 2020.

AFP, 07/11

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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