La journée mondiale de la sclérose en plaques aura lieu le 30 mai 2026. À cette occasion, l’Inserm vous propose de redécouvrir plusieurs contenus récemment publiés faisant état des avancées de la recherche sur la maladie.
La sclérose en plaques : une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Une dysfonction du système immunitaire y entraîne des lésions qui provoquent des perturbations motrices, sensitives, cognitives, visuelles ou encore sphinctériennes (le plus souvent urinaires et intestinales). À plus ou moins long terme, ces troubles peuvent progresser vers un handicap irréversible. Et si les traitements actuels permettent de réduire les poussées et améliorent la qualité de vie des patients, ils ont le plus souvent une efficacité insuffisante pour empêcher la progression du handicap à moyen terme. Cependant, de nouvelles stratégies thérapeutiques particulièrement prometteuses pourraient changer la donne dans les années à venir.
Comprendre le retournement contre soi du système immunitaire
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie où les cellules du système immunitaire s’attaquent par erreur au cerveau et à la moelle épinière, provoquant une inflammation, qu’on appelle neuro-inflammation. Comprendre les mécanismes par lesquels chacun des acteurs du système immunitaire agit dans ce contexte pathologique est un enjeu de taille pour la recherche. Dans une étude récente, une équipe de recherche de l’Inserm, a identifié pour la première fois le rôle d’un sous type de lymphocytes T dans l’équation, les « Tfr régulateurs ». Cette découverte révèle un rôle pro-inflammatoire inattendu des Tfr dans la SEP, ouvrant la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques et biomarqueurs de l’activité de la maladie.
Vers une meilleure compréhension du rôle des hormones masculines chez les femmes atteintes de sclérose en plaques
La sclérose en plaques touche trois femmes pour un homme. Face à ce constat, des scientifiques s’intéressent au rôle des hormones sexuelles pour mieux comprendre les différences entre hommes et femmes face à la maladie ainsi que sa progression. Dans une publication, uneéquipe de recherche menée par la chercheuse Inserm Elisabeth Traiffort a montréque même si les hormones masculines – les androgènes – sont présentes à des taux très faibles chez les femmes, leur présence est nécessaire pour régénérer la gaine de myéline qui est détruite dans la sclérose en plaques.