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C'est dans l'air

Journée mondiale de la maladie du Paludisme – 25 avril

13 Avr 2026 | Par Inserm (Salle de presse) | Journée mondiale

Anopheles gambiae lors d’un repas sanguin. Equipe Réponse immunitaire chez le moustique anophèle vecteur du paludisme, unité Inserm 1258, Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IBMC), Strasbourg.

© Inserm/Julien Soichot

Samedi 25 avril aura lieu la journée mondiale de lutte contre le Paludisme.  Au cours des dernières décennies, des progrès ont été faits pour réduire l’incidence et la mortalité de la maladie, ainsi que pour améliorer la prise en charge. Néanmoins, le paludisme touche encore des millions de personnes, comme le souligne l’OMS, avec 282 millions de cas de paludisme rapportés dans le monde en 2024. Le nombre estimé de décès imputables à cette maladie s’est élevé à 610 000 cette année-là. Pourtant, il s’agit d’une pathologie évitable et dont on peut guérir. L’Inserm vous propose de redécouvrir plusieurs contenus récemment publiés faisant état des avancées de la recherche ainsi que des traitements existants.

Paludisme : une maladie parasitaire essentiellement transmise par le moustique

Le paludisme est une maladie parasitaire, transmise par un moustique. Elle se manifeste généralement par des symptômes semblables à ceux de la grippe, mais peut entraîner des complications graves, voire le décès du malade.

Au niveau mondial, la mortalité associée à cette maladie ne se compare qu’à celle due à la tuberculose ou au sida. L’enjeu immédiat est d’élargir l’accès à des traitements efficaces et aux moyens de prévention existants pour les populations qui vivent dans les régions où le paludisme est endémique. Parallèlement, la recherche travaille à la mise au point de nouveaux traitements préventifs, curatifs et/ou de vaccins, qui permettront peut-être, un jour, d’éradiquer la maladie.

Lire le dossier : https://www.inserm.fr/dossier/paludisme/

Paludisme : Et si certaines résistances échappaient à notre surveillance ?

Le paludisme est une maladie parasitaire aujourd’hui traitée. Malheureusement des cas de résistance apparaissent de plus en plus fréquemment, et des travaux conduits par des chercheurs et des chercheuses de l’Inserm montrent que certains parasites résistants passent inaperçus avec les tests de détection actuels. Pour être en mesure d’adapter la surveillance et la prévention de la maladie sur les terrains endémiques, les scientifiques essayent donc de comprendre les mécanismes d’échappement mis en jeu.

Lire l’actualité : https://www.inserm.fr/actualite/paludisme-et-si-certaines-resistances-echappaient-a-notre-surveillance/

Faire avancer la recherche contre le paludisme

À Paris, au Centre d’Immunologie et des Maladies Infectieuses, Olivier Silvie, médecin de formation et directeur de recherche à l’Inserm, guide une équipe engagée dans la recherche contre le paludisme. L’un de ses projets en cours, MALPROP, est financé par l’Agence nationale de la recherche et a pour objectifs de mettre au point de nouvelles formulations vaccinales et tenter d’endiguer cette maladie aux conséquences parfois fatales.

Lire l’actualité : https://www.inserm.fr/actualite/malprop-faire-avancer-la-recherche-contre-le-paludisme/

Un état « discret » du paludisme pendant les saisons sèches

Une étude récente révèle que pendant la saison sèche, certaines conditions métaboliques pourraient favoriser un état « discret » du parasite. Dans cet état, le parasite réduit son activité, évitant de déclencher une réponse immunitaire forte, et ne provoque pas de symptômes cliniques.

Le parasite survit donc chez des individus asymptomatiques durant les périodes sèches, possiblement grâce à une élévation de la taurine, un acide aminé qui réduit l’adhérence des globules rouges infectés aux cellules endothéliales (cellules qui contrôlent le débit sanguin local) et donc la virulence du parasite. Bien que la source de cette élévation de taurine reste incertaine, ces résultats suggèrent que la supplémentation en taurine pourrait être explorée comme stratégie thérapeutique pour réduire le réservoir infectieux pendant la saison sèche ou aider au traitement des formes graves de paludisme.

Pour en savoir plus : https://doi.org/10.1101/2025.07.06.663375

Contacts
Contact scientifique

Olivier Silvie

Directeur de recherche

Unité de recherche 1135

Inserm/Sorbonne Université/CNRS, Centre d’immunologie et des maladies infectieuses, équipe Biologie et immunologie du paludisme, Paris

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Françoise Benoit-Vical

Directrice de recherche

Unité Inserm 1289

Toulouse

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Benoît Gamain

Directeur de recherche CNRS

Unité de recherche 1135

Inserm/Sorbonne Université/CNRS, Centre d’immunologie et des maladies infectieuses, équipe Biologie et immunologie du paludisme, Paris

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Contact Presse

Inserm

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