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Réduction des risques chez les usagers de drogues

Afin de limiter les dommages sanitaires associés aux consommations de drogues, certains pays ont mis en place des centres d’injection supervisés, permettant aux toxicomanes de pratiquer leurs injections sous la supervision de personnel qualifié.

Sollicité par la Direction générale de la santé, l’Inserm a réalisé en 2010, une expertise collective sur le thème : « Réduction des risques chez les usagers de drogues » ayant pour objectif de faire un bilan des connaissances scientifiques sur les dispositifs et programmes existants au plan international, leur contexte de mise en place, l’évaluation de leur impact et sur les projets en expérimentation.

Plus d’une dizaine d’experts (épidémiologistes, sociologues, addictologues …) ont étudié notamment, comment ces centres ont été mis en place chez nos voisins espagnols, suisses, allemands (…) l’impact de ces dispositifs et les projets en expérimentation.

Retrouvez une synthèse de l’expertise collective en pièce jointe

(les centres d’injection supervisés sont évoqués en page 27 et 31 et en page 46 dans la partie  « recommandations »)

©Inserm

17èmes journées nationales pour la prévention du suicide

A l’occasion des 17èmes Journées nationales pour la Prévention du Suicide, si vous souhaitez en savoir plus sur la mortalité liée au suicide en France, des chercheurs de l’Inserm peuvent répondre à vos questions.

Retrouvez toutes les informations par région sur le site: Infosuicide

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© Fotolia

Mortalité maternelle, mortalité infantile, quels sont les chiffres ?

Suite au décès ce weekend d’un bébé in-utéro, le service de presse de l’Inserm met à votre disposition des données sur la mortalité maternelle, infantile et in-utéro

L’Enquête nationale périnatale, mise en œuvre notamment par l’Inserm et la DGS, et réalisée en 2010, présente une description de l’état de santé des enfants, des soins et des caractéristiques des mères en 2010 et leur évolution depuis 2003.Ce rapport constitue aujourd’hui la seule source disponible pour estimer la mortinatalité (décès in utéro) au niveau national.

D’après les chiffres rapportés dans cette étude, le taux de mortinatalité en France,  est de 10 pour 1000 naissances et serait parmi les taux les plus élevés de l’Union Européenne.

Cependant, la mortinatalité et son évolution ne peuvent pas être estimées avec précision, car la taille de l’échantillon utilisé dans cette enquête n’est pas adaptée pour les évènements ayant cette fréquence.

Pour avoir plus d’informations sur ce sujet :
Béatrice Blondel,  pour avoir  des informations le rapport « Enquête nationale périnatale »
Marie Hélène Bouvier Colle pour avoir des chiffres sur la mortalité maternelle
et Eric Jougla Directeur du CépiDC pour avoir une liste résumée des causes de décès avant 1 an.

©Photo : Fotolia

4 février : Journée mondiale du cancer

A l’origine, en 2008, de 7.6 millions de décès dans le monde, le cancer est aujourd’hui une des causes majeurs de décès dans le monde (OMS). Chaque année, cette journée, organisée par UICC (l’Union internationale contre le cancer), est consacrée à la prévention, à la détection et au traitement de cette maladie.

Pour visionner le web-documentaire: Recherche tout s’accélère

Nous vous proposons également de consulter les dernières avancées de recherche sur le cancer faites par les chercheurs de l’Inserm : Communiqués de presse – thématique Cancer

©Inserm/Arc/INCa

Homoparentalité et développement de l’enfant

Publiée en 2011, la revue systématique de la littérature: Homoparentalité et développement de l’enfant :données actuelles, co-signée par Guillaume Fond évoque, via plusieurs approches théoriques, la question de l’homoparentalité sur le développement de l’enfant. Y-aurait-il un préjudice à naître ou à grandir dans une famille homoparentale ? Le risque de psychopathologie ou de difficultés psychologiques serait-il plus élevé dans ce contexte atypique ? (…)

Retrouvez les réponses à ces questions dans Homoparentalité et développement de l’enfant :données actuelles, en pièce jointe de cet article.

Pour augmenter la qualité des études à venir, si des enfants de famille homoparentale (au moins 1 parent homosexuel(le)) souhaitent participer à une étude dans les mois à venir, ils peuvent contacter Guillaume Fond à l’adresse moc.liamg@dnof.emualliug en indiquant coordonnées, sexe, âge et configuration parentale.

©Fotolia

Tuberculose multi-résistante

© Nadine Caillat-Vigneron, Inserm

A l’heure où la hausse des cas de tuberculoses résistantes aux traitements en France est considérée comme « inquiétante sur le plan de la santé publique « , selon la Direction générale de la santé (DGS), l’Inserm vous signale les derniers résultats de recherche sur la tuberculose :

Tuberculose : découverte d’une molécule du système immunitaire essentielle à la lutte contre les mycobactéries

Un nouvel espoir dans la lutte contre la tuberculose : une souche atténuée de Mycobacterium tuberculosis offre une meilleure protection que le BCG chez la souris

L’histoire évolutive et l’émergence de la tuberculose retracées

Pour en savoir plus sur la multi-résistance des bactéries :
Mise au point de deux tests de diagnostic rapide de résistance aux antibiotiques

 

Fuite de gaz mercaptan à Rouen, ressentie jusqu’à Paris

© Fotolia

L’odeur nauséabonde, ressentie jusqu’à Paris dans la nuit de lundi à mardi, provient de l’usine chimique Lubriziol de Rouen. Il s’agit d’émanations de mercaptan, un marqueur olfactif de type gaz de ville. 

Michel Aubier de l’unité de recherche Inserm U700  Physiopathologie et épidémiologie de l’insuffisance respiratoire ou Isabella Annesi-Maesano de l’Inserm EPAR-UMR-S 707 Inserm/UPMC peuvent vous apporter un éclairage sur la toxicité du mercaptan.

Manger au fast-food augmenterait le risque d’eczéma et d’asthme

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Une étude dirigée par le Pr Innes Asher de l’université de Auckland aux Etats-Unis vient de démontrer que la nourriture servie dans les fast-food serait impliquée dans des maladies respiratoires et dans les allergies chroniques sévères telles que la rhinite allergique, l’eczéma ou encore l’asthme sévère. Publiée dans la revue Thorax, cette étude a été menée auprès de 319 000 adolescents âgés entre 11 et 14 ans et 180 000 enfants de 6 à 7 ans. En s’appuyant sur les résultats d’une grande étude internationale sur les allergies et l’asthme (ISAAC) de 1991, ces travaux révèlent que consommer plus de 3 repas de fast-food par semaine, augmenterait les risques d’asthme sévère de 39% et de 27% les ‘allergies sévères chez les enfants de 6 à 7 ans. Les chercheurs soulignent cependant qu’il ne s’agit pas d’un lien de cause à effet mais d’une association statistique qui doit faire l’objet de travaux supplémentaires. Bénédicte Leynaert, chercheuse Inserm peut vous apporter un éclairage scientifique sur ces travaux

Chez les femmes, certaines migraines augmenteraient le risque cardiovasculaire

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D’après une étude qui sera présentée dans le détail au prochain congrès de l’American Academy of Neurology, les femmes souffrant d’une certaine forme de migraine, associée à des troubles visuels, auraient un risque trois fois plus élevé que les autres de développer une maladie cardio-vasculaire. L’auteur principal de cette étude, Tobias Kurth explique:  « Après l’hypertension artérielle, la migraine dite avec aura ( c’est à dire précédée ou accompagnée notamment d’éblouissement ou de fourmillement dans le visage ou les mains), représente le deuxième plus grand risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, avant le diabète, le tabagisme et l’obésité. » Les résultats de cette étude menée pendant 15 ans aux Etats-Unis montrent que sur 27 860 femmes, dont 1 435 souffraient de ce type de migraine, 1030 crises cardiaques, accidents cérébro-vasculaire et décès ont été recensé. Cependant, le nombre de femmes ayant une migraine avec aura, victime d’une crise cardiaque ou d’une attaque cérébrale reste relativement faible. Arrêter de fumer, contrôler sa tension artérielle et son poids ou encore pratiquer une activité physique régulière peuvent réduire ce risque. Communiqué de presse : Migraine with Aura May Lead to Heart Attack, Blood Clots for Women – American Academy of Neurology Vous pouvez télécharger le dossier « Migraine » paru dans le numéro 5 de Science et Santé (nov – déc 2011)

Les troubles de la fertilité- Etat des connaissances et pistes pour la recherche

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L’infertilité est un sujet qui touche de plus en plus de couples. Les données sur l’infertilité des couples en France sont partielles ou incertaines. Il est nécessaire de construire un système de suivi de la fertilité, en s’appuyant notamment sur des enquêtes spécifiques et répétées ainsi que sur l’introduction systématique de questions appropriées dans les enquêtes démographiques ou épidémiologiques consacrées à la reproduction et à la contraception.

On peut estimer que la proportion de couples restant sans grossesse au bout d’un an est actuellement de l’ordre de 15 à 20 %. Mais cela ne veut pas dire que les couples sont infertiles. Les données suggèrent que, dans l’hypothèse basse, on pourrait estimer à 3 % la proportion de couples totalement stériles alors que dans l’hypothèse haute on pourrait compter 15 % de couples stériles.

Un rapport sur l’état des connaissances sur les troubles de la fertilité a été rédigé par un groupe d’experts présidé par M.Alfred Spira présenté le 20 février à l’Assemblée nationale.

Il a semblé utile au groupe de travail réuni à cet effet, d’établir un état des lieux des connaissances disponibles concernant l’ensemble des troubles de la fertilité humaine, c’est-à-dire des difficultés à concevoir et des moyens mis en oeuvre pour leur prévention et leur traitement.

Mise au point d’un vaccin thérapeutique contre le VIH : une alternative à la tri-thérapie ?

La trithérapie améliore énormément la survie et la qualité de la vie des patients infectés par le  VIH. Cependant, ce traitement doit être continué indéfiniment pour empêcher la progression de maladie. Les chercheurs du monde entier cherchent des solutions pour tenter de mettre au point un vaccin préventif contre le virus responsable du Sida. En attendant, dans un article publié dans la revue Science Translational medicine, des chercheurs espagnols en collaboration avec un groupe français (Brigitte Autran, Unité Inserm 945) rapportent la réussite d’un vaccin thérapeutique réduisant temporairement la charge virale (pendant un an pour le moment ) chez les patients infectés. Il pourrait constituer une alternative à la tri-thérapie. Dans le détail, le vaccin consiste à renforcer les défenses immunitaires contre le VIH des patients infectés en leur ré-injectant leurs propres cellules (cellules dendritiques) isolées à partir des cellules sanguines et dans lesquelles ont été introduites des particules virales inactivées. Une chercheuse de l’Inserm, Brigitte Autran a contribué à cette avancée.

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