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Bébés-bulle : une nouvelle thérapie génique

9 enfants atteints de déficit immunitaire combiné sévère lié à l’X ont bénéficié d’une nouvelle thérapie génique. Alain Fischer, Marina Cavazzana-Calvo et Salima Hacein-Bey-Abina ainsi que leurs équipes de l’Unité Inserm 1163 et de l’AP-HP  viennent de publier ces résultats dans la revue New England Journal of Medicine.

En 1999, ces chercheurs traitaient pour la première fois par thérapie génique des enfants atteints d’une maladie les privant de défenses immunitaires. Malgré tout, certain d’entre eux avaient développé une leucémie à la suite de la thérapie. Suite au développement de vecteurs thérapeutiques plus sûrs, un nouvel essai clinique a pu démarrer en 2010.

4 ans après, les résultats obtenus et décrits dans cet article scientifique sont encourageants. 7 enfants traités par cette méthode sont aujourd’hui en bonne santé.

Les bébés-bulle
Le déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X est une maladie génétique rare caractérisée par une absence totale de cellules responsables de la défense de l’organisme contre les infections. Avant l’avènement de la thérapie génique, ces petits malades étaient contraints de vivre confinés dès la naissance dans une bulle stérile afin d’éviter toute infection. Pour ces « bébés-bulle », l’espoir de bénéficier un jour de la reconstitution de leur système immunitaire passe par une greffe de moelle osseuse issue d’un donneur familial compatible (idéalement un frère ou une soeur). Toutefois, la réussite de ces greffes est conditionnée par un certain nombre de facteurs limitants (manque de donneurs, risque de mortalité, reconstitution incomplète des défenses immunitaires, etc.)

Pour plus d’informations, retrouvez le communiqué « Les « bébés-bulle » ont 11 ans : L’efficacité de la thérapie génique est démontrée » publié en juillet 2010

Prix Nobel de chimie 2014

Le prix Nobel de chimie 2014 a été décerné aux Américains Eric Betzig et William Moerner et à l’Allemand, Stefan Hell mercredi 8 octobre « pour le développement de la microscopie à fluorescence à très haute résolution », la nanoscopie, a indiqué le jury dans son communiqué.

Les lauréats ont mis au point deux méthodes permettant d’entrer dans la dimension nanométrique de la microscopie, et de « donner ainsi accès à de nouvelles voies d’observation et d’analyse du vivant« , souligne Maïté Coppey, Directrice de recherche Inserm UMR 7592 « Institut Jacques Monod (IJM) ».

« Le fait qu‘une même molécule fluorescente puissent exister dans un état « lumineux » et dans un état « noir » et ceci de façon contrôlable soit temporellement soit spatialement par la lumière elle-même, est à la base du passage dans l’infiniment petit de l’imagerie biologique », précise Maïté Coppey

Stefan Hell, 51 ans, a découvert la microscopie dite « Stimulated emission depletion (STED) ». Eric Betzig, 54 ans, et William Moerner, 61 ans, ont, chacun de leur côté, créé la microscopie monomoléculaire (« single-molecule microscopy »).

« Le développement de ces approches est entrain de révolutionner la biologie et la médecine en permettant des descriptions quantitatives, à l’échelle nanométrique et de molécules uniques au sein de cellules vivantes et d’organismes, de la dynamique de processus moléculaires complexes. Des technologies que l’infrastructure France-bioImaging développe et met à disposition de la communauté scientifique, médicale et industrielle » indique Maïté Coppey

Des travaux utiles dans la compréhension, notamment, de maladies comme Parkinson, Alzheimer et Huntington.

Plus d’informations sur le communiqué officiel du prix Nobel (anglais)
A voir également, les schémas explicatifs de la STED microscopie, ainsi que de la single-molecule microscopy
(anglais)

Prix Nobel de médecine 2014

Le Prix Nobel de médecine 2014 a été remis à  John O’Keefe,  May-Britt and Edvard I. Moser  lundi 06 octobre 2014 pour leurs travaux sur un système de positionnement mis en place par des cellules dans le cerveau permettant la représentation de l’espace.

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© David Bishop / UCL, kavli institute / NTNU

Lire le communiqué de presse de presse du comité Nobel (anglais)

John O’Keefe a découvert l’existence d’un endroit dans notre cerveau où sont stockées des cartes de notre environnement, l’hippocampe, équivalentes à la carte du GPS. Avoir une carte n’est pas suffisant pour se repérer. Il est nécessaire de savoir où on se trouve pour retrouver notre chemin. May-Britt et Edvard Moser ont complété ce travail en découvrant des cellules cérébrales qui permettent de nous localiser dans l’espace, le cortex entorhinal. C’est l’équivalent du point rouge qui bouge sur le GPS.

« Le bon fonctionnement du cerveau repose donc sur l’interaction de ces deux régions par le biais des connexions cérébrales  » explique Michel Thiebaut de Schotten, chercheur à l’Inserm qui a réalisé un atlas des connexions cérébrales .

(Catani et Thiebaut de Schotten, Atlas of Human Brain Connection, Oxford University Press 2012)

Michel Thiebaut de Schotten, chercheur à l’Inserm, indique que ce travail explique notamment pourquoi les patients, dans les stages précoces de la maladie d’Alzheimer où l’hippocampe et le cortex entorhinal sont endommagés, sont incapables de s’orienter dans l’espace.

Il précise par ailleurs que tout le monde n’a pas forcément un bon sens de l’orientation. « Cette aptitude peut se travailler comme le montre une étude chez les chauffeurs de taxi Londonien qui ont besoin de s’orienter dans l’espace toute la journée. La taille de leur hippocampe est proportionnelle au nombre d’années de travail en tant que chauffeur de taxi (Maguire 2000). »

Francis  Eustache, directeur de l’Unité Inserm « Neuropsychologie et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine » se réjouit du choix du jury Nobel:

« Il s’agit de chercheurs de deux générations différentes qui mènent une activité scientifique exemplaire. Cette mémoire spatiale est essentielle tant chez l’animal que chez l’homme et c’était une découverte de taille que de la relier à des enregistrements cellulaires, » indique Francis Eustache.

« Ces recherches fondamentales pointent l’importance de la formation hippocampique (hippocampe, cortex entorhinal) dans la mémoire spatiale. Le lien peut être fait ici avec la maladie d’Alzheimer, débutant souvent par des troubles de l’orientation spatiale en lien avec des lésions atrophiques de cette région du cerveau. Ces connaissances fondamentales récompensées par le Nobel permettent d’orienter la recherche clinique et thérapeutique. » Conclut-il.

Voir le schéma explicatif (anglais)

En savoir plus sur les coulisses de l’annonce du prix Nobel : « Pourquoi l’annonce d’un prix Nobel est elle si incroyable? avec le Huffington Post

Virus Ebola : le point sur la recherche

L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en Afrique de l’Ouest. En mars 2014, la Guinée notifiait ses premiers cas de maladies à virus Ebola à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celui-ci s’est depuis répandu au-delà des frontières, au Liberia, en Sierra Leone, au Nigeria et au Sénégal.

Selon le dernier bilan de l’OMS (version anglaise), daté du 18 septembre, 5 762 cas d’Ebola ont été recensés et 2 793 personnes en sont décédées.



Qu’est-ce que le virus Ebola ?

Le virus Ebola est un virus mortel très contagieux. Après 2 à 21 jours d’incubation, la maladie se manifeste par des symptômes non spécifiques (fièvre, fatigue, douleurs musculaires et articulaires) avant d’évoluer vers une phase caractérisée par des signes gastro-intestinaux à type de diarrhées sanglantes, vomissements, des signes respiratoires et parfois neurologiques. Dans 40 à 80% des cas, l’évolution est fatale.

Des chercheurs de l’Inserm (du Laboratoire P4 de Lyon), de l’Institut Pasteur et du Centre International de recherche en infectiologie (CIRI) ont révélé, dans un article paru en avril dernier dans The New England Journal of Medicine, à partir d’échantillons originaires de Guinée, que le virus se propageant actuellement en Afrique de l’Ouest est en fait une variante du virus Ebola identifiée en République du Congo et au Gabon. En effet, l’analyse n’a montré que 97% de similitudes avec les souches prélevées dans ces deux pays. Les 3% restants démontrent donc qu’il s’agit d’une nouvelle « forme » du virus Ebola en Guinée.

Comment s’organise la recherche sur le virus Ebola à l’Inserm ?

  • Le Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) 


Le CIRI
(Unité mixte créée à l’initiative de l’Inserm, du CNRS, de l’ENS de Lyon et de l’Université Claude Bernard Lyon 1 en janvier 2013) regroupe une vingtaine d’équipes scientifiques ayant pour objectif commun une meilleure compréhension et un meilleur contrôle des maladies infectieuses, comme le virus Ebola. Il représente une force très importante de recherche fondamentale, diagnostique et thérapeutique dans plusieurs domaines (notamment en virologie, en bactériologie ou en immunologie).

En France, le CIRI  est le seul centre de recherche impliqué dans l’étude de ce type de virus à fièvre hémorragique. Quatre de ses équipes travaillent actuellement sur ce dernier au laboratoire P4 Inserm-Jean Mérieux ( il s’agit des équipes « Unité de biologie des infections virales émergentes », « Bases moléculaires de la pathogénicité virale », « Virus enveloppés, vecteurs et réponse innée » et « Biologie cellulaire des infections virales »)UMR 1111

Centre international de recherche en infectiologie (Unité Inserm 1111) ©Inserm/Guénet, François

L’équipe de Vincent Lotteau (« Biologie cellulaire des infections virales »), directeur de recherche Inserm, s’est vu par exemple récemment confier un projet de recherche sur le virus Ebola. Ses travaux consistent plus généralement à identifier les fonctions cellulaires manipulées par les virus pour se répliquer.

L’équipe de Vincent Lotteau a notamment créé, au sein du centre d’infectiologie de Lyonbiopôle, une plateforme de biologie systémique unique. Dotée d’une connaissance approfondie de la manière dont les virus perturbent les fonctions cellulaires, celle-ci permet d’étudier les réseaux d’interaction protéique et d’identifier de nouvelles cibles et molécules thérapeutiques. Cette année, Vincent Lotteau et ses collègues ont créé la start-up Enyo Pharma afin d’effectuer les premières preuves de concept de cette approche sur les virus de grippe et de l’hépatite B.

A l’initiative de l’Institut de Microbiologies et de Maladies Infectieuses (IMMI), l’équipe de Vincent Lotteau et Enyo Pharma travaillent actuellement à l’identification de médicaments qui bénéficient déjà d’une autorisation de mise sur le marché et qui pourraient être repositionnés dans une indication thérapeutique contre Ebola. Une fois ces molécules identifiées, elles seront testées in vitro et in vivo au laboratoire P4 Inserm-Jean Mérieux.

  • Le Laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm

Le laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm est un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude des agents pathogènes de classe 4. Le niveau de sécurité biologique qui y est appliqué est de 4, niveau le plus élevé. Les chercheurs y travaillent équipés d’un scaphandre maintenu en surpression pour les protéger de toute contamination. Le laboratoire est lui-même maintenu en dépression afin de protéger l’environnement. De plus, tous les déchets produits sont totalement inactivés et l’air extrait est purifié par un système de double filtration absolue. Ce laboratoire est encore aujourd’hui la structure de ce niveau de confinement offrant la plus grande capacité d’expérimentation en Europe.

Laboratoire P4 Jean Mérieux/Inserm.

Laboratoire P4 Mérieux-Inserm ©Inserm/Guénet, François

Des agents hautement pathogènes : les agents pathogènes de classe 4 (ou de groupe de risque 4) sont des microorganismes hautement pathogènes caractérisés par un taux de mortalité très élevé, l’absence d’outils prophylactiques ou thérapeutiques pour s’en protéger et leur facilité de transmission. Les agents pathogènes de classe 4 connus à ce jour sont tous des virus responsables notamment de fièvres hémorragiques ou d’encéphalites. On compte parmi eux les virus Ebola, Marburg, Lassa, Junin, Machupo, Guanarito, Sabia, Crimée-Congo, Nipah et Hendra.

Le laboratoire P4 Jean-Mérieux est le partenaire français du projet européen « EMP4 », coordonné par des chercheurs allemands. Dans ce cadre, un laboratoire P4 mobile a été déployé en Guinée pour apporter sur le terrain une aide à la réalisation du diagnostic des cas d’Ebola. Six spécialistes des maladies infectieuses dangereuses du projet de laboratoire mobile européen (EMLab) sont arrivés à Guéckédou en avril dernier, relayés fin juillet dernier par sept nouveaux experts.
L’unité de laboratoire mobile installée sur place met à disposition du matériel facilement transportable afin de permettre une manipulation sécurisée du virus enfermé dans des boîtes. Ceci améliore considérablement la quantité d’échantillons disponibles pour analyse et favorise la confirmation des cas d’Ebola, contribuant ainsi à réduire le nombre de cas non-diagnostiqués et à empêcher la propagation de la maladie.

  • L’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan)


A l’échelle nationale, l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé, dont l’Inserm est membre fondateur, mobilise ses experts, lors de points réguliers, afin de définir les besoins et d’envisager des pistes de recherche pour face aux épidémies futures.

Des traitements contre Ebola sont-ils disponibles ?

Les recherches sur le virus Ebola doivent en priorité permettre d’améliorer la prise en charge thérapeutique des malades, qu’il s’agisse de traitements limitant la réplication du virus ou renforçant la protection de l’hôte. C’est un besoin majeur car en dehors d’un traitement symptomatique (permettant de soulager la douleur mais non de traiter sa cause), il n’y a à ce jour aucun traitement efficace et aucune molécule n’a été testée en situation d’épidémie.  L’enjeu est donc de développer des antiviraux contre Ebola.

Il existe plusieurs vaccins et traitements expérimentaux contre le virus ayant donné des résultats prometteurs en laboratoire. Plusieurs vaccins candidats ont en effet montré une certaine efficacité lorsqu’ils sont administrés très tôt après l’infection mais aucun dans un délai de plus de deux jours après l’infection. Récemment, une étude publiée par des équipes allemandes, a montré sur un modèle souris que l’administration per os d’un dérivé de la pyrazinecarboxamide (T-705) six jours après le début de l’infection avait un effet de 100% sur la survie des animaux.

En France, des recherches sont notamment menées sur d’autres molécules antivirales ainsi que sur l’utilisation d’anticorps polyclonaux.



Alim Louis Benabid, co-lauréat du prix Lasker 2014

Alim Louis Benabid, directeur de l’Unité Inserm 318 « Neurobiologie préclénique » de 1988 à 2006 et lauréat du prix d’honneur 2008 de l’Inserm vient de recevoir le prix Lasker 2014 pour ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde dans le traitement de la maladie de Parkinson.

Le Prix Lasker récompense depuis 1945 les chercheurs les plus brillants ayant contribué à de grandes avancées dans le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies humaines.

Lire le communiqué de presse de l’Inserm

Lire la biographie et les travaux de Alim Louis Benabid sur le site Histoire de l’Inserm

Prix d'Honneur Inserm 2008

© Inserm /Latron, Patrice

Utilisation de traitements non homologués contre Ebola : quels enjeux éthiques?

L’approbation par l’Organisation Mondiale de la Santé, le 12 août dernier, de l’usage de traitements expérimentaux contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest, comme le sérum ZMapp, met en exergue deux types de tensions éthiques :



1°) L’accès à un traitement expérimental, dans un contexte compassionnel, au regard de la gravité de l’évolution spontanée de la maladie (60% de mortalité). A qui administre-t-on prioritairement un traitement disponible en faibles quantités, et sous quelles conditions en l’absence de données chez l’homme ? De plus, le sérum ZMapp est développé par des sociétés pharmaceutiques privées, ce qui pose la question de la levée partielle ou définitive de la propriété intellectuelle.

Pour l’OMS, plusieurs principes éthiques doivent guider et encadrer sa prescription, notamment « la transparence de tous les aspects des soins, le consentement éclairé, la liberté de choix, la confidentialité, le respect de la personne, la préservation de la dignité et l’implication de la communauté ». Ainsi, les inconnues concernant les effets thérapeutiques et les risques doivent être expliquées le plus clairement possible au malade avant toute prise de décision de sa part.

2°) L’efficacité et l’innocuité d’un traitement uniquement testé en laboratoire sur des primates non-humains, puis directement sur deux patients malades (donc sans comparaison possible avec des patients sains), compte tenu de l’urgence sanitaire. L’efficacité du sérum ZMapp sur les deux patients américains ne peut ainsi faire l’objet que d’hypothèses : ils peuvent faire partie des 40% de patients qui survivent, par exemple en raison de leurs états de santé et de nutrition antérieurs à la contamination.

L’OMS se penche actuellement sur les conditions de mise en place d’un protocole de recherche en Afrique de l’Ouest, avec toute la méthodologie et la rigueur requises. Les experts réfléchissent aux moyens disponibles en vue d’« évaluer scientifiquement l’utilisation de ces interventions en cours d’étude pour garantir l’obtention en temps utile d’informations exactes sur leur innocuité et leur efficacité ». Et si le traitement s’avère efficace, comment assurer également, sur le long terme, l’accès aux soins et le suivi des patients contaminés ?

Ces enjeux éthiques rappellent ceux soulevés par le SIDA, et plus généralement par les maladies associées à la pauvreté (Paludisme, Tuberculose et VIH-SIDA), contre lesquelles se sont engagés l’Inserm et l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), ainsi que l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN).


Pour en savoir plus :  des experts du Comité d’éthique de l’Inserm sont disponibles pour répondre à vos questions (c.f rubrique « Contact chercheur »).

L’épidémie d’Ebola se propage en Afrique de l’Ouest

L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en Afrique de l’Ouest. En mars 2014, la Guinée notifiait ses premiers cas de maladies à virus Ebola à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celui-ci s’est depuis répandu au-delà des frontières, au Liberia, en Sierra Leone et au Nigeria. Ces derniers jours, un premier cas a en effet été signalé à Lagos, puis à Freetown. Selon le dernier bilan de l’OMS, daté du 20 juillet, 1093 cas d’Ebola ont été recensés et 660 personnes en sont décédées. 28 décès ont été signalés entre les 18 et 20 juillet.

Le virus Ebola est un virus mortel très contagieux pour lequel il n’existe aucun traitement à ce jour. Les symptômes sont peu spécifiques puisqu’il s’agit de fièvre, de diarrhée sévère et de vomissements. 30 à 90 % des personnes infectées meurent des suites de cette infection.

Des chercheurs de l’Inserm (du Laboratoire P4 de Lyon) et de l’Institut Pasteur ont révélé, dans un article paru en avril dernier dans The New England of Medicine, à partir d’échantillons originaires de Guinée, que le virus se propageant actuellement en Afrique de l’Ouest est en fait une variante du virus Ebola identifiée en République du Congo et au Gabon. 

La recherche sur le virus Ebola à l’Inserm 

Le laboratoire P4 Jean Mérieux est un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude des agents pathogène de classe 4. Le niveau de sécurité biologique qui y est appliqué est de 4, niveau le plus élevé. Les chercheurs y travaillent équipés d’un scaphandre maintenu en surpression pour les protéger de toute contamination. Le laboratoire est lui-même maintenu en dépression afin de protéger l’environnement. De plus, tous les déchets produits sont totalement inactivés et l’air extrait est purifié par un système de double filtration absolue. Ce laboratoire est encore aujourd’hui la structure de ce niveau de confinement offrant la plus grande capacité d’expérimentation en Europe.

Des agents hautement pathogènes : les agents pathogènes de classe 4 (ou de groupe de risque 4) sont des microorganismes hautement pathogènes caractérisés par un taux de mortalité très élevé, l’absence d’outils prophylactiques ou thérapeutiques pour s’en protéger et leur facilité de transmission. Les agents pathogènes de classe 4 connus à ce jour sont tous des virus responsables notamment de fièvres hémorragiques ou d’encéphalites. On compte parmi eux les virus Ebola, Marburg, Lassa, Junin, Machupo, Guanarito, Sabia, Crimée-Congo, Nipah et Hendra.


Pour en savoir plus :

Nouvelle flambée de fièvre Ebola en Afrique

Selon l’OMS, entre le 29 mai et le 1er juin 2014, 37 nouveaux cas et 21 nouveaux décès ont été recensé en Guinée, ainsi que 13 nouveaux cas au Libéria (pas de décès).

Le laboratoire P4 Jean Mérieux est un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude des agents pathogène de classe 4. Le niveau de sécurité biologique qui y est appliqué est de 4, niveau le plus élevé. Les chercheurs y travaillent équipés d’un scaphandre maintenu en surpression pour les protéger de toute contamination. Le laboratoire est lui-même maintenu en dépression afin de protéger l’environnement. De plus, tous les déchets produits sont totalement inactivés et l’air extrait est purifié par un système de double filtration absolue. Ce laboratoire est encore aujourd’hui la structure de ce niveau de confinement offrant la plus grande capacité d’expérimentation en Europe.

Des agents hautement pathogènes :
Les agents pathogènes de classe 4 (ou de groupe de risque 4) sont des microorganismes hautement pathogènes caractérisés par un taux de mortalité très élevé, l’absence d’outils prophylactiques ou thérapeutiques pour s’en protéger et leur facilité de transmission. Les agents pathogènes de classe 4 connus à ce jour sont tous des virus responsables notamment de fièvres hémorragiques ou d’encéphalites. On compte parmi eux les virus Ebola, Marburg, Lassa, Junin, Machupo, Guanarito, Sabia, Crimée-Congo, Nipah et Hendra.

Pour en savoir plus :

Sur le Filovirus Ebola :
Delphine Pannetier
Ingénieur de recherche à l’Inserm
04 72 76 82 91
rf.mresni@reitennap.enihpled

Rémission du cancer de la moelle osseuse grâce au virus de la rougeole

Photo ©Inserm/Fournier, Jean-Guy

Un article publié dans la revue « Mayo Clini Proceedings » décrit la rémission complète d’une patiente de 49 ans (depuis plus de 6mois) atteint d’un cancer de la moelle osseuse suite à l’injection d’une forte dose du virus modifié de la rougeole. Les chercheurs de la Mayo Clinic aurait pu être utilisée pour vacciner 10 millions de personnes.

Accéder à l’article scientifique

Lire le communiqué de presse

Des chercheurs de l’Inserm peuvent commenter cette étude à l’unité Inserm 892 « Centre régional de recherche en cancérologie -nantes-angers »:

Marc Grégoire, directeur de recherche à l’Inserm
Responsable de l’équipe « stratégies thérapeutiques innovantes induisant des réponses immunitaires : application aux traitements du mésotheliome »
rf.mresni@eriogerg.cram
Téléphone portable sur demande au service de presse. rf.mresni@esserp

Jean-François Fonteneau
Chargé de recherche Inserm
02 28 08 02 39
rf.mresni@uaenetnof.siocnarf-naej 

Mathieu Mateo
Post doctorant à la Mayo Clinic
ude.oyam@ueihtaM.oetaM

Les explications de l’équipe de recherche Américaine (en Anglais)

Prouesse : de nouvelles lettres dans l’alphabet de la vie

Dans un article publié hier dans la revue Nature, une équipe américaine dirigée par Floyd Romesberg (Scripps Research Institute, La Jolla, Californie) explique comment avoir réussi à intégrer deux nouvelles bases d’ADN dans le code génétique d’une bactérie. Leur prouesse a consisté à ce que la bactérie conserve ces modifications génétique lors de sa réplication.

Pour obtenir un commentaire, contacter Thierry Grange, directeur de l’Institut thématique Génétique, génomique et bioinformatique de l’Inserm :
rf.toredid-sirap-vinu@egnarg.yrreiht
01 57 27 81 29

Virus Ebola : le laboratoire P4 de l’Inserm mobilisé

Le 17 avril 2014 , les chercheurs de l’Inserm et de l’Institut Pasteur publient dans The New England Journal of medicine les premiers résultats de leurs travaux. Leur étude montre que le virus identifié en Guinée présente toutes les caractéristiques de la souche Zaïre tout en constituant une nouvelle variante (clade).


Au cours des dernières 24 heures, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué, dans un communiqué publié par l’agence de l’ONU, avoir dénombré 5 nouveaux cas de fièvre Ebola en Guinée. Le bilan de cas suspects et confirmés de la flambée de fièvre Ebola en cours depuis janvier en Guinée est de 127 cas, dont 83 décès, selon l’OMS qui précise que 35 cas ont été confirmés par des tests de laboratoire. Les premiers échantillons ont été analysés à Lyon dans le laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm dirigé par Hervé Raoul, directeur de recherche Inserm,  par le Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales (rattaché à l’unité de biologie des infections virales émergentes de l’Institut Pasteur, dirigée par Sylvain Baize). Un diagnostic positif a été établi.

Un laboratoire P4 mobile a été deployé en Guinée pour apporter sur le terrain une aide à la réalisation du diagnostic. Ce laboratoire mobile a été développé dans le cadre d’un projet européen « EMP4 » coordonné par des chercheurs allemands et dont le laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm est le partenaire français.

Le laboratoire P4 Jean Mérieux est un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude des agents pathogène de classe 4. Le niveau de sécurité biologique qui y est appliqué est de 4, niveau le plus élevé. Les chercheurs y travaillent équipés d’un scaphandre maintenu en surpression pour les protéger de toute contamination. Le laboratoire est lui-même maintenu en dépression afin de protéger l’environnement. De plus, tous les déchets produits sont totalement inactivés et l’air extrait est purifié par un système de double filtration absolue. Ce laboratoire est encore aujourd’hui la structure de ce niveau de confinement offrant la plus grande capacité d’expérimentation en Europe.

Des agents hautement pathogènes :
Les agents pathogènes de classe 4 (ou de groupe de risque 4) sont des microorganismes hautement pathogènes caractérisés par un taux de mortalité très élevé, l’absence d’outils prophylactiques ou thérapeutiques pour s’en protéger et leur facilité de transmission. Les agents pathogènes de classe 4 connus à ce jour sont tous des virus responsables notamment de fièvres hémorragiques ou d’encéphalites. On compte parmi eux les virus Ebola, Marburg, Lassa, Junin, Machupo, Guanarito, Sabia, Crimée-Congo, Nipah et Hendra.

Pour en savoir plus :

Sur le Filovirus Ebola :
Delphine Pannetier
Ingénieur de recherche à l’Inserm
04 72 76 82 91
rf.mresni@reitennap.enihpled

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