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Point d’étape du programme 13 Novembre : la recherche toujours mobilisée

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A travers le recueil et l’analyse de témoignages de 1000 personnes volontaires pendant dix ans, le programme 13 Novembre du CNRS et de l’Inserm codirigé par l’historien Denis Peschanski et le neuropsychologue Francis Eustache, vise à étudier la construction et l’évolution de la mémoire après les attentats du 13 novembre 2015, ainsi que l’articulation entre mémoire individuelle et mémoire collective. Les chercheurs tentent de mieux comprendre l’impact des chocs traumatiques sur la mémoire et d’identifier des marqueurs cérébraux associés à la résilience suite à un traumatisme.

3 ans après le démarrage du programme, où en sont les chercheurs ?

Étude 1000, fin de la phase 2

Les entretiens et les enregistrements de la seconde vague de témoignages de l’Etude 1000 se sont terminés le 12 octobre dernier, trois mois après le lancement de la Phase 2. Des centaines d’heures d’entretiens ont été retranscrites sur les milliers d’heures recueillies. Toutes les réponses aux questionnaires « Mémoire émotionnelle » et « Mémoire événementielle» ainsi que les informations sociodémographiques ont été saisies anonymement pour les 1000 participants

Étude REMEMBER, fin du temps T2

L’étude REMEMBER compte plusieurs axes de recherche :

Le risque de développer un trouble de stress post-traumatique (TSPT) pour les victimes et témoins, est élevé. Le premier axe de recherche de l’étude REMEMBER cible une meilleure identification des personnes les plus à risque de développer un trouble de stress post traumatique, et l’amélioration de leur prise en charge.

Le deuxième axe de l’étude REMEMBER se concentre sur la modélisation mathématique du réseau cérébral. Le contrôle de la mémoire implique en effet des interactions dynamiques entre différentes régions du cerveau. Les chercheurs espèrent mieux comprendre comment le cerveau utilise l’énergie produite par ces interactions pour réduire l’activité des régions impliquées dans le TSPT qui pourrait être un facteur important dans la résilience. Le temps T2 de l’étude a démarré le 1er juin 2018 et se poursuivra jusqu’en en octobre 2019.

Le programme « 13-Novembre » se structure autour de ces deux sous-programmes, l’Étude 1 000 et l’Étude REMEMBER, sur lesquels se greffent cinq autres études dont une enquête de santé publique post-attentats-13 novembre (ESPA 13-novembre) à laquelle l’Inserm participe également. Les résultats sont présentés dans le BEH du 13 novembre 2018

Selon L’OMS, la pollution de l’air tue 600.000 enfants par an

Selon l’Agence France Presse : « La pollution de l’air, tant intérieur qu’extérieur, entraîne chaque année la mort de quelque 600.000 enfants de moins de 15 ans en raison d’infections aiguës des voies respiratoires , a alerté lundi l’OMS. »

L’Inserm reste à l’initiative dans plusieurs études établissant des liens entre la pollution atmosphérique et la santé de la population:

Selon les résultats d’une étude de Johanna Lepeule, chercheuse Inserm: « Les expositions prénatales aux polluants de l’air, à des niveaux communément retrouvés en Europe et en France, pourraient avoir des effets néfastes sur la santé de la femme enceinte et de l’enfant à naître. »

Dans une autre étudeIsabella Annesi-Maesano, épidémiologiste Inserm des maladies allergiques et respiratoires, estime que la pollution atmosphérique en France à un impact sur la santé du fœtus et un coût de 1.2 milliard d’euros pour la société, a court terme,  la chercheuse propose de mettre en place des mesures de santé publique afin de protéger les femmes enceintes avec, par exemple, une recommandation de limitation de circulation de ces dernières lors de pics de pollution.

Les écrans et les très jeunes enfants, un enjeu de santé

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Selon L’Agence France Presse: « L’exposition des très jeunes enfants aux écrans (télévisions, smartphones, tablettes…) entraîne des risques pour le développement et la santé physique, a souligné jeudi la ministre de la Santé Agnès Buzyn, à l’occasion des 10 ans de la campagne du CSA visant à bannir les écrans pour les moins de 3 ans. »

Selon les résultats d’une étude de Jonathan Bernard, chercheur Inserm, publiés lors de la journée dédiée à la cohorte ELFE, les enfants de 2 ans sont majoritairement exposés à la télévision, et peu exposés aux consoles de jeux, tablette et smartphone, deux enfants sur trois regardent la télévision tous les jours et un enfant sur deux commence à la regarder avant 18 mois.

Selon Francis Eustache, neuropsychologue, directeur d’unité de recherche Inserm à l’Université de Caen:  » Il y a  toujours un équilibre a trouver entre la mémoire interne, cérébrale et les mémoires externes (écrans, réseaux sociaux…), de plus, mettre son cerveau au repos, en se laissant aller à la rêverie sans objet d’attention, est un moyen puissant de préserver sont équilibre cognitif, et donc ses capacités de mémoire. »

Le Prix Nobel 2018 de médecine a été décerné conjointement à James P. Allison et Tasuku Honjo pour leurs recherches sur l’immunothérapie du cancer

Le Prix Nobel 2018 de médecine a été décerné conjointement à James P. Allison et Tasuku Honjo « pour leur découverte dans la thérapie du cancer par l’inhibition de la régulation immunitaire négative. »

Une étude publiée en décembre 2014 indique que le chômage est associé à un risque élevé de survenue des accidents cardiovasculaires et à une mortalité accrue.

En 2014, une étude menée par Pierre Meneton chercheur Inserm (unité 1142 Laboratoire d’informatique médicale et ingenierie des connaissances pour la e-sante (Limics), Bobigny) intitulée Unemployement associated with high cardiovascular event rate and increased all-cause mortality in middle-aged socially privileged individuals a été publiée dans la revue International Archives of  Occupational and Environmental Health. L’étude a été réalisée à partir d’une cohorte de 6 000 volontaires en bonne santé, âgés de 35 à 64 ans, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain français et suivis pendant 12 ans (1995-2007). Le volontariat et le choix d’étudier des personnes en bonne santé aboutissent nécessairement à sélectionner des personnes plus éduquées et socialement plus favorisées que la moyenne.

Ainsi, les pourcentages de personnes ayant atteints un niveau d’éducation universitaire ou occupant un poste de cadre sont presque deux fois plus élevés dans la cohorte étudiée que dans un échantillon représentatif de la population française auquel elle est comparée.

Les analyses montrent que la condition de chômeur au début du suivi est associée à un risque d’accidents cardiovasculaires (infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux) presque deux fois plus élevé et à une mortalité toutes causes confondues presque trois fois plus élevée par rapport à des personnes de même âge et de même sexe occupant un emploi. Cette association dépend en partie des facteurs de risque habituels que l’on retrouve plus fréquemment chez les chômeurs (tabagisme, alcoolisme, alimentation déséquilibrée, sédentarité) mais pas seulement. Indépendamment de ces facteurs de risque, il existe un effet propre au chômage qui suggère que ce dernier favorise l’apparition de troubles du sommeil et de dépressions, connus pour augmenter le risque cardiovasculaire.

C’est bien la condition sociale représentée par le chômage qui a été étudiée par les chercheurs et non l’inactivité professionnelle en soi, puisque l’augmentation du risque cardiovasculaire et la surmortalité ne se retrouvent pas chez les personnes volontairement inactives ou chez les retraités.

Les résultats publiés en 2015 ont mené l’équipe de recherche à poursuivre ses investigations dans le cadre de la cohorte épidémiologique généraliste Constances constituée de 200 000 adultes, dont l’Inserm est partenaire.

Santé en vacances : les bons réflexes

Magazine Science & Santé - juillet/août 2012

Un véritable guide pratique pour passer vos vacances en bonne santé ! Que vous alliez faire de la randonnée en montagne ou bien de la plongée à l’autre bout du monde, ou tout simplement que vous restiez à lézarder sur votre serviette de plage, vous trouverez dans ce dossier tous les bons réflexes à adopter pour un été en toute sérénité.

Feuilletez le numéro 9 du magazine Science&Santé

Interruption de service

Les services de messagerie  et de téléphonie de l’Inserm sont momentanément indisponibles. Ces coupures sur le réseau sont la conséquence de travaux de génie civil à proximité des serveurs de l’Inserm. Tout est mis en œuvre pour rétablir rapidement la situation.

Antidote contre la ricine, où en est la recherche ?

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En 2016 une équipe Inserm a largement contribué au développement d’un aérosol capable d’administrer rapidement, au plus profond des poumons, un antidote contre la ricine. La ricine, très toxique lorsqu’elle est inhalée, est extrêmement redoutée en cas d’attaque bioterroriste.

Trois ans : C’est le temps qu’il a fallu à une équipe Inserm du Centre d’étude des pathologies respiratoires (Tours), pour développer un aérosol capable de déposer un antidote contre la ricine au plus profond des poumons. Ce travail a été réalisé dans le cadre d’un consortium international, impliquant notamment l’université de Tours, l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et la société DTF medical (Saint-Etienne), spécialisée dans les dispositifs médicaux innovants.

Parmi les défis relevés : il fallait adapter cet anticorps pour une utilisation clinique et, surtout, réussir à l’administrer efficacement dans les poumons, en particulier dans les petites alvéoles où la ricine fait des ravages. Voilà pourquoi l’armée a sollicité l’aide d’un laboratoire Inserm spécialisé dans l’administration de biomédicaments par voie respiratoire. Le projet a été financé par la Direction générale de l’armement.

L’addiction aux jeux vidéo reconnue lundi par l’Organisation mondiale de la santé

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A l’occasion de la publication de la nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11) ce lundi 18 Juin 2018, l’OMS a officiellement reconnu l’existence d’un   » trouble du jeu vidéo »

L’Inserm avait déjà mentionné ce type d’addiction chez les adolescents lors d’une expertise collective de 2014 intitulée « conduites addictives chez les adolescents »

Dans le contexte de l’élaboration du Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives  de 2013-2017, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) avait sollicité l’Inserm pour établir un bilan des connaissances scientifiques sur les vulnérabilités des adolescents (âgés de 10 à 18 ans) à l’usage de substances psychoactives dont la consommation est notable chez les jeunes mais aussi aux pratiques identifiées comme pouvant devenir problématiques, notamment les jeux vidéo.

Ce travail s’appuie sur les données scientifiques disponibles en date du second semestre 2013. Près de 1 400 articles constituent la base documentaire de cette expertise.

Voici ce qui était écrit concernant les jeux vidéo :

  • Pratique des jeux vidéo /Internet

En 2011, parmi les 80 % des 17 ans déclarant avoir utilisé Internet durant les sept derniers jours, environ 1/4 l’utilise entre 2 et 5 heures par jour ; moins d’1/5 entre 5 et 10 heures et 1/10 plus de 10 heures par jour.

Selon les outils de mesure utilisés et les pays, la prévalence d’utilisation problématique d’Internet par les adolescents varierait de 2 à 12 %. En France, en 2011, des premières estimations révèlent que 3 à 5 % des adolescents de 17 ans seraient concernés.

Par ailleurs, 5 % des adolescents de 17 ans joueraient aux jeux vidéo entre 5 et 10 heures par jour. Si les garçons totalisent des durées moyennes de pratique des jeux plus élevées que les filles, le temps passé devant l’écran est identique, les filles utilisant davantage les réseaux sociaux.

Alors que les jeux vidéo peuvent présenter des aspects positifs, notamment sur le développement des fonctions cognitives et spatiales, ils peuvent entraîner une perte de contrôle et un comportement problématique. Parmi les différents types de jeux, les MMORPG (Massive Multiplayer Online Role Playing Games) auxquels les garçons jouent le plus souvent, sont décrits comme potentiellement très addictogènes.

Parmi les joueurs (tous types de jeux vidéo) de 17 ans, 26 % disent avoir rencontré au cours de l’année écoulée, à cause de leur pratique de jeu, des problèmes à l’école ou au travail et environ 4 % des problèmes d’argent.

Dommages associés

Au-delà du temps passé qui s’avère parfois très long, des problèmes d’ordres psychique et somatique peuvent survenir en cas d’usage excessif : troubles du sommeil, irritabilité, tristesse, anxiété, isolement, baisse des performances scolaires, difficultés rencontrées avec les parents… Une pratique problématique des jeux vidéo peut favoriser l’usage de substances (tabac, cannabis, alcool, boissons énergisantes…) et augmenter le risque de sédentarité et de surpoids.

 

Détection du virus Usutu chez un patient à Montpellier en 2016

Usutu est un arbovirus de la même famille que les virus Zika ou celui de la fièvre du Nil occidental. De la même manière que ses cousins, il se transmet par le biais des moustiques. Si l’on sait qu’il entraine un taux de mortalité important chez les oiseaux, principalement les passereaux, les connaissances sur la pathologie humaine demeure limitées.

Comme pour les autres arbovirus la plupart des cas d’infection chez l’homme sont probablement asymptomatiques. Néanmoins, de rares complications neurologiques ont été rapportées justifiant de mener plus de recherches pour mieux comprendre son fonctionnement.

Seuls 26 cas d’infection humaine par Usutu ont été rapportés en Europe, un chiffre très certainement sous-estimé d’après Yannick Simonin, enseignant chercheur spécialiste de ce virus, du fait de l’inexistence de tests de détection commerciaux mais aussi de la méconnaissance générale des symptômes qui y sont associés.

Des études menées chez l’animal montrent un très fort tropisme neurologique de ce virus. Très récemment, Yannick Simonin et son équipe de l’Unité 1058 « Pathogenèse et contrôle des infections chroniques » (Inserm/Université Montpellier/CHUMontpellier/ EFS) ont publié dans la revue Emerging Infectious Diseases des résultats montrant la présence du virus dans le liquide céphalo rachidien d’un patient du CHU de Montpellier en 2016, confirmant ce neurotropisme. Les symptômes cliniques de ce patient, incluant une paralysie faciale temporaire n’avaient été reliés jusqu’alors à aucune maladie précise. Des investigations supplémentaires demeurent nécessaire afin de mieux appréhender le tableau clinique associé à ce virus émergent.

Les axes de recherche développés par l’UMR 1058 sont de caractériser la virulence, notamment neuronale, des différentes souches d’Usutu circulant en France afin de les comparer en laboratoire et d’évaluer ainsi leur pathogénicité. L’unité étudie également les mécanismes de transmission de ce virus afin de mieux appréhender les risques associés.

L’unité Astre du CIRAD de Montpellier, partenaire de l’Unité 1058 pour cette étude, participe également à la cartographie vectorielle du virus Usutu.

Journée mondiale de la sclérose en plaques

Journée mondiale de la sclérose en plaques.

Le lundi 30 mai aura lieu la journée mondiale de la sclérose en plaques.

La SEP est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Elle entraine une destruction progressive de la gaine de la myéline entourant les neurones, indispensable à leur protection et à la transmission de l’influx nerveux, ce qui génère des perturbations motrices, sensitives et cognitives.

La capacité à réparer la myéline efficacement est un facteur clef pour contrer la progression de la maladie.

 

Des équipes de l’Inserm sont mobilisées pour faire avancer la recherche sur cette maladie.

A l’heure actuelle, l’imagerie IRM est largement utilisée pour le diagnostic et le suivi des patients atteints de sclérose en plaques. Cependant, il n’existe pas d’outil d’imagerie pouvant prédire l’apparition des poussées.

Néanmoins Les chercheurs de l’équipe « SpPrIng » dirigée par Fabian Docagne au sein de l’unité Inserm U1237 de Caen, ont développé une méthode d’IRM qui permet de suivre dans l’espace et dans le temps l’évolution de la maladie chez des souris présentant un modèle de sclérose en plaques. Pour cela, ils ont utilisé un outil constitué de billes de fer détectables par IRM se fixant sur les molécules d’adhésion.

 La capacité à réparer la myéline efficacement, est un facteur clef pour contrer la progression de la maladie. Comprendre pourquoi et comment certains patients parvient à mieux gérer la maladie que d’autres est essentiel.

Pour mieux comprendre le phénomène, les chercheurs de I’Inserm ont greffé des lymphocytes provenant de donneurs sains ou de patients atteints de sclérose en plaques au niveau de lésions démyélinisées de la moelle épinière de sourisL’étude des lymphocytes issus de patients présentant de fortes capacités de remyélinisation est une piste prometteuse pour développer de nouvelles stratégies de régénération de la myéline.

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