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Jeudi 14 Mars : journée mondiale du rein

Deuxième cas mondial de rémission d’un patient atteint du VIH

 

Illustration du virus HIV ©Adobestock

Une deuxième personne a connu une rémission durable du VIH-1, le virus à l’origine du sida, après avoir interrompu son traitement, et est probablement guérie, doivent confirmer des chercheurs de l’université de Cambridge.

Ce deuxième cas, connu comme « le patient de Londres », n’a pas montré de signe d’être atteint virus depuis près de dix-neuf mois, ont rapporté les chercheurs dans le journal Nature. Les deux patients ont subi des transplantations de moelle osseuse pour traiter des cancers du sang, en recevant des cellules souches de donneurs ayant une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s’installer.

Les chercheurs de l’Inserm sont à disposition des journalistes afin de commenter cette avancée médicale.

Les dernières avancées des chercheurs de l’Inserm sur le VIH:

Notre communiqué du 06/12/2018 « La cible majeure du VIH étudiée sous toutes ses coutures »

Notre communiqué du 04/10/2018 « NONO, la protéine « lanceuse d’alerte » qui détecte le VIH »

Activité modérée à forte pour la gastro-entérite en France, tandis que les syndromes grippaux font l’impasse

Photo by Vladislav Muslakov on Unsplash

Le réseau Sentinelles, système de surveillance collaboratif développé par l’Inserm et l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), est composé de 1300 médecins généralistes et une centaine de pédiatres libéraux, répartis en France métropolitaine. Le réseau est coordonné par l’équipe « Surveillance et Modélisation des maladies transmissibles » de l’Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé Publique (iPLESP) de l’Inserm et de l’UPMC, en collaboration avec l’agence nationale de Santé publique (ANRS) et Santé publique France. Les données sont envoyées en temps réel, basés sur 9 indicateurs santé. L’analyse de ces données permet alors d’estimer le taux d’incidence hebdomadaire de chaque indicateur et de suivre leur évolution sur le territoire. D’après le bulletin hebdomadaire du réseau Sentinelle de la semaine 47 (du 20/11/17 au 26/11/17), le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë est pour le moment en dessous du seuil épidémique (157 cas au lieu de 174 pour 100 000 habitants). Cependant, en s’appuyant sur les données des années précédentes, le niveau des diarrhées aiguës devrait continuer à évoluer dans les semaines à venir. Le réseau Sentinelles précise que les taux d’incidence de diarrhée aiguë les plus élevés ont été observés dans le Grand Est, dans les Hauts-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur.       De l’autre côté, les syndromes grippaux sont quant à eux bien en dessous du seuil épidémique avec seulement 42 cas pour 100 00 habitants. Les taux d’incidences les plus élevés ont été observés en Bretagne, dans les Jauts-De-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le réseau Sentinelles précise d’ailleurs qu’aucune activité épidémique n’a été détectée pendant la semaine allant du 20 au 26 novembre 2017. D’après les données et les périodes de délivrance des médicaments des années précédente, l’incidence des syndromes grippaux devrait rester stable dans les semaines à venir.

Syndromes Grippaux : données générales du réseau Sentinelles de l’Inserm

 

Les médecins du réseau Sentinelles de l’Inserm surveillent le nombre de cas de syndromes grippaux vus en consultation (définis par une fièvre supérieure à 39°C, d’apparition brutale, accompagnée de myalgies et de signes respiratoires).

Concernant la surveillance clinique : en France métropolitaine, la semaine dernière (2019s08), le taux d’incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale a été estimé à 295 cas pour 100 000 habitants,  soit 194000 nouveaux cas, en baisse par rapport à la semaine précédente.

Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en Nouvelle-Aquitaine (570 cas pour 100 000 habitants), Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.

Concernant les cas rapportés, la semaine dernière, l’âge médian était de 32 ans (7 mois à 98 ans), les hommes représentaient 49% des cas.

Syndromes Grippaux : données générales du réseau Sentinelles de l’Inserm

 

Les médecins du réseau Sentinelles de l’Inserm surveillent le nombre de cas de syndromes grippaux vus en consultation (définis par une fièvre supérieure à 39°C, d’apparition brutale, accompagnée de myalgies et de signes respiratoires).

Concernant la surveillance clinique : en France métropolitaine, la semaine dernière (2019s08), le taux d’incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale a été estimé à 295 cas pour 100 000 habitants, , soit 194000 nouveaux cas, en baisse par rapport à la semaine précédente

Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en Nouvelle-Aquitaine (570 cas pour 100 000 habitants), Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.

Concernant les cas rapportés, la semaine dernière, l’âge médian était de 32 ans (7 mois à 98 ans), les hommes représentaient 49% des cas.

Mise au point de l’Inserm suite aux allégations de fraudes relatives à l’âge de Jeanne Calment

Suite aux allégations de fraude autour de l’âge de Jeanne Calment massivement relayées sur les réseaux sociaux et par les médias, l’Inserm en tant qu’organisme de recherche leader dans le domaine des sciences de la vie et de la santé précise que :

– En 1998, après un travail de recherche de deux années, le docteur Michel Allard de la Fondation Ipsen et Jean-Marie Robine, démographe, chercheur en santé publique à l’Inserm ont publié une lettre dans la revue Science intitulée The Oldest Human.  Leurs résultats basés sur de nombreux documents civils et religieux concluaient à la validité d’un décès de Jeanne Calment à l’âge de 122 ans. Ces deux chercheurs comptent par ailleurs à eux deux, plusieurs centaines d’articles publiés dans des journaux scientifiques à comité de lecture.

–   La contribution des chercheurs Inserm a consisté à étudier la qualité des documents disponibles (état civil, registres paroissiaux, listes de recensement et documents scolaires, militaires ou autres) disponibles dans les archives d’Arles et à les analyser, en particulier sous l’angle de la contribution de facteurs génétiques à la longévité de Jeanne Calment. Ils ont ainsi montré l’existence d’une extraordinaire concentration d’individus longévives dans les ancêtres de Jeanne Calment et de son frère François (Science 1998).

–   L’étude de la Fondation Ipsen, A la recherche du secret des centenaires, pour laquelle Jean-Marie Robine avait mis au point un protocole particulier avec Michel Allard a pour la première fois posé la vérification des âges comme un préalable à toute étude de « centenaires ». Cette enquête pionnière sur l’état de santé et la qualité de vie de personnes très âgées a mis fin à l’utilisation d’échantillons de convenance (convenient samples) et introduit les questionnements et les méthodes les plus modernes de l’épidémiologie dans l’étude du grand âge. Depuis les enquêtes portant sur les centenaires ou sur les nonagénaires s’attachent à être les plus représentatives possibles. On peut citer les enquêtes danoises, italiennes ou japonaises. L’étude en cours Five Country Oldest-Old People (5_COOP), également coordonnée par l’Inserm, repose sur une enquête standardisée qui s’est déroulée de la même façon au Danemark, en France, au Japon, en Suède et en Suisse. Elle montre que tous les centenaires ne sont pas fragiles, déments et/ou dépendants et illustre l’immense variété des états de santé à 100 ans (Herr et al 2018). 

–  L’Inserm propose de s’associer dès maintenant avec la ville d’Arles pour rendre accessible à  l’ensemble de la communauté (Open data) les documents – pour ceux qui ne le seraient pas encore-  utilisés pour valider la durée de vie de Jeanne Calment et les hypothèses génétiques, en les numérisant et en organisant leur mise à disposition.

–   Les chercheurs disposent de 15 heures d’enregistrement de Jeanne Calment, sous la forme d’une trentaine d’entretiens réalisés entre 1992 et 1995. Avant de pouvoir envisager leur mise à disposition à toute la communauté, il est nécessaire de  s’assurer qu’ils ne contiennent pas ou plus d’informations à caractère privé et/ou médical.

–   Toujours dans une démarche de science ouverte, une base internationale de données sur les supercentenaires (plus de 110 ans) dont les âges ont été validés dans 15 pays (dont la France) a été mise en ligne en 2010, à l’occasion de la publication de l’ouvrage Supercentenarians  (www.supercentenarians.org). Elle sera prochainement mise à jour et étendue aux 105-109 ans avec la parution d’un deuxième ouvrage dans la même collection. Le volet français de cette base est alimenté par les chercheurs de l’Inserm et de l’INED.

–  Il n’est pas du ressort de l’Inserm de soutenir une quelconque demande d’exhumation qui ne relève pas de son domaine de compétences.

–   Dans le domaine de la recherche scientifique c’est à celui qui propose une nouvelle hypothèse ou qui prétend avoir trouvé des faits nouveaux que revient la charge de la preuve. Ce n’est pas aux chercheurs de l’Inserm d’étayer la théorie des contestateurs russes. Leurs arguments, s’ils en ont, doivent être soumis à un journal scientifique à comité de lecture à qui revient la responsabilité de valider la robustesse des travaux menés.

Références

Robine J.M., Allard M. The oldest human. Science. 1998. Mar 20;279(5358):1831.

Robine J.M., Allard M. Jeanne Calment: validation of the duration of her life. In: Jeune B, Vaupel JW, editors. Validation of exceptional longevity. Odense monographs on population Aging; 6. Odense: Odense University Press; 1999. p. 145-72.

Herr M., Jeune B., Fors S., Andersen-Ranberg K., Ankri J., Arai Y., et al. Frailty and Associated Factors among Centenarians in the 5-COOP Countries. Gerontology. 2018. Jul 20:1-11.

Maier H., Gampe J., Jeune B., Robine J.M., Vaupel J.W., editors. Supercentenarians. Berlin: Berlin Heidelberg: Springer-Verlag; 2010.

Toutes les actualités Inserm de 2018

Revoir les actualités Inserm qui ont marqué 2018

Téléthon 2018, les avancées de l’Inserm sur les maladies rares

« V comme vie, vaincre, victoire»,  c’est le slogan de la campagne du Téléthon 2018 qui débutera les 7 et 8 décembre prochains. 6 000 maladies rares concernent 3 millions de personnes en France. Ces maladies pour la plupart génétiques et invalidantes ont pendant longtemps été mal connues. Le Téléthon permet de remettre sur le devant de la scène ces maladies avec comme objectif de faire bénéficier des soins de qualité aux malades, de disposer d’un accompagnement adapté, d’obtenir des solutions concrètes pour faire face aux maladies et ce, en soutenant activement la recherche.

De nombreux chercheurs de l’Inserm travaillent sur ces maladies

  • Dans une étude du 3 décembre, des chercheurs de l’Inserm ont montré que la fibrose est associée à la présence de cellules immunitaires spécifiques (macrophages pro-inflammatoires) dans le muscle de patients et de souris atteints de myopathie de Duchenne. Des souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne ont récupéré plus de 20% de force musculaire grâce à la metformine. 

 

  • En Octobre, des chercheurs de Généthon, le laboratoire de l’AFM-Téléthon, et de l’Inserm, en collaboration avec la biotech américaine Selecta Biosciences ont démontré la possibilité de ré-administrer une thérapie génique par vecteur AAV (virus adéno-associé), sans réponse immunitaire, grâce à des nanoparticules de rapamycine, un immunosuppresseur. Une première scientifique, qui, à terme, renforcera l’efficacité thérapeutique de la thérapie génique.

 

  • En Août, des chercheurs Inserm au sein d’I-Stem, l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques, ont annoncé des résultats encourageants de la metformine, un antidiabétique connu, pour le traitement symptomatique de la dystrophie myotonique de Steinert. En effet, un essai de phase II réalisé chez 40 malades, à l’hôpital Henri-Mondor AP-HP, a montré que, après 48 semaines de traitement à la plus forte dose, les patients traités avec la metformine (contre placebo) gagnent en motricité et retrouvent une démarche plus stable. 

Certains de nos chercheurs participeront aux 30 heures d’émission en direct pour présenter les résultats de leurs recherches

  • Vendredi 7 décembre

A 21h : Alain Fisher et Marc Peschanski

  • Samedi 8 décembre

De 10h à 11h30 : émission en direct d’I-Stem: Marc Peschanski , Ana Buj Bello (Généthon) et Maria-Grazia Bifferi (Institut de Myologie) De 14h-15h20 : Judith Melki et Fédérico Mingozzi  A 21h00 : Federico Mingozzi  

Naissance de bébés génétiquement modifiés ?

2 bébés génétiquement modifiés par la technique CRISP/Cas9 seraient nés selon les propos d’un chercheur chinois soulevant des questions éthiques et scientifiques légitimes.

Pour en savoir plus sur la technique CRISP/Cas9, voici deux vidéos Inserm : l’un explicative et l’autre visant à combattre les idées reçues sur cette technologie.

Par ailleurs, il est possible de joindre Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm.

5 millions supplémentaires pour la recherche sur les cancers pédiatriques

©Inserm/Guénet, François

Le Plan Cancer 2014-2019 a pour aspiration première de répondre aux besoins et aux attentes des personnes malades, de leurs proches et de l’ensemble des citoyens. Il s’agit de guérir, mais aussi d’accompagner la personne et ses proches, par la recherche et la prévention. L’Inserm en est non seulement opérateur et financeur des actions consacrées à la recherche au côté de l’Institut national du cancer, mais aussi l’acteur essentiel via ses équipes de recherche. Le 13 novembre, le ministère de la recherche a annoncé accorder 5 millions d’euros supplémentaires en 2019 pour renforcer l’effort de recherche sur la question spécifique des cancers pédiatriques.

Pour en savoir plus, découvrir le portrait d’Olivier Delattre, directeur de recherche Inserm à l’Institut Curie qui met ses compétences au service de la recherche, de la médecine et des enfants. Les recherches menées par Olivier Delattre ont toutes des applications cliniques.

Mercredi 14 novembre : journée mondiale du diabète

©Fotolia

Le diabète est une maladie causée par un excès permanent de sucre dans le sang qu’on appelle hyperglycémie. On distingue deux types de diabètes :

  • le diabète de type 1 est une maladie auto-immune caractérisée par la production insuffisante d’insuline.
  • le diabète de type 2 quant à lui, est le résultat d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme.

Chaque année au 14 novembre, la Journée mondiale du diabète est l’occasion de mobiliser le grand public en faisant découvrir cette maladie, mais aussi et surtout les moyens mis en place pour sa prise en charge.

Près de la moitié des décès dus à l’hyperglycémie surviennent avant l’âge de 70 ans. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) prévoit qu’en 2030, le diabète sera la 7e cause de décès dans le monde (Source OMS)

Les dernières avancées de l’Inserm sur cette maladie :

En novembre 2017, les travaux de Guy Fagherazzi ont permis de mettre en avant le rôle bénéfique de la consommation d’antioxydants contre le diabète de type 2. En effet il a été observé que chez les individus ayant une alimentation riche en antioxydants, le risque de développer un diabète de type 2 était diminué. Fruits, légumes et thé y contribuent largement, comme le suggère une étude parue dans la revue Diabetologia.

En Février 2018, les travaux de Roberto Mallone ont abordé le rôle du thymus dans le diabète de type 1. Cette étude menée par une équipe Inserm a permis de remettre en question le rôle attribué de longue date au thymus dans la sélection et l’élimination des globules blancs associés au diabète de type 1: elle révèle que nous sommes tous auto-immuns. Ces découvertes publiées dans la revue Science Immunology ont changé notre compréhension des mécanismes du diabète de type 1 et suggèrent de nouvelles stratégies thérapeutiques pour lutter contre cette maladie. 

En Juillet 2018 l’Inserm à présenté les travaux de Rémy Burcelin portant sur l’obésité et la façon de combattre les effets délétères d’un foie trop gras grâce au microbiote. Dans cette étude publiée dans Nature Medicine , les chercheurs montrent comment certaines bactéries intestinales provoquent l’accumulation de graisse dans le foie et jouent un rôle majeur dans la maladie dite du “foie gras” (stéatose hépatique).

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