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Épidémie de chikungunya

Le chikungunya est une maladie infectieuse des régions tropicales, provoquée par un arbovirus de la famille des Togaviridae, dont les vecteurs sont les moustiques du genre Aedes (voir dossier Inserm). Le virus est prélevé par le moustique lorsqu’il pique une personne contaminée ; il devient ainsi porteur à son tour et peut transmettre la maladie en piquant une personne saine. Il n’existe pas de traitement curatif contre le virus bien que des chercheurs de l’Inserm aient découvert un facteur cellulaire humain impliqué dans la réplication du virus (source).

Depuis ce vendredi 11 juillet, le chikungunya est considéré comme une épidémie majeure par le ministère de la Santé. Selon l’institut de veille sanitaire, on dénombre, chaque semaine, entre 2500 et 3000 nouveaux cas en Martinique et environ 5000 cas en Guadeloupe.

Il existe des risques d’infection en métropole du fait des retours des quelque 400000 Antillais vivant dans l’Hexagone.

Nouvelle flambée de fièvre Ebola en Afrique

Selon l’OMS, entre le 29 mai et le 1er juin 2014, 37 nouveaux cas et 21 nouveaux décès ont été recensé en Guinée, ainsi que 13 nouveaux cas au Libéria (pas de décès).

Le laboratoire P4 Jean Mérieux est un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude des agents pathogène de classe 4. Le niveau de sécurité biologique qui y est appliqué est de 4, niveau le plus élevé. Les chercheurs y travaillent équipés d’un scaphandre maintenu en surpression pour les protéger de toute contamination. Le laboratoire est lui-même maintenu en dépression afin de protéger l’environnement. De plus, tous les déchets produits sont totalement inactivés et l’air extrait est purifié par un système de double filtration absolue. Ce laboratoire est encore aujourd’hui la structure de ce niveau de confinement offrant la plus grande capacité d’expérimentation en Europe.

Des agents hautement pathogènes :
Les agents pathogènes de classe 4 (ou de groupe de risque 4) sont des microorganismes hautement pathogènes caractérisés par un taux de mortalité très élevé, l’absence d’outils prophylactiques ou thérapeutiques pour s’en protéger et leur facilité de transmission. Les agents pathogènes de classe 4 connus à ce jour sont tous des virus responsables notamment de fièvres hémorragiques ou d’encéphalites. On compte parmi eux les virus Ebola, Marburg, Lassa, Junin, Machupo, Guanarito, Sabia, Crimée-Congo, Nipah et Hendra.

Pour en savoir plus :

Sur le Filovirus Ebola :
Delphine Pannetier
Ingénieur de recherche à l’Inserm
04 72 76 82 91
rf.mresni@reitennap.enihpled

Journée mondiale de la drépanocytose 2014

Jeudi 19 juin 2014 se déroule la journée mondiale de la drépanocytose. C’est la maladie génétique la plus répandue dans le monde : elle touche plus de cinq millions de personnes(1). Elle peut entraîner de graves conséquences : une anémie, des crises douloureuses, pouvant toucher différents organes ou encore une moindre résistance à certaines infections.

D’un point de vue physiologique, cette maladie du sang caractérisée par l’altération de l’hémoglobine. L’hémoglobine, le constituant principal du globule rouge. Il assure le transport d’oxygène dans le sang pour le distribuer à tous les organes. Le globule rouge se déforme, prend l’aspect d’une faucille (illustration) et ne peut plus circuler correctement dans les vaisseaux sanguins.

Actuellement, la recherche sur la drépanocytose tente d’améliorer les traitements, via entre autre la thérapie génique. Les chercheurs étudient également les mécanismes moléculaires de la maladie ainsi que le comportement de l’hémoglobine anormale.

Source (1) : orphanet.fr

Les dernières actualités de l’Inserm sur la drépanocytose
Communiqué – De l’ADN non codant au secours des maladies des globules rouges – mars 2013

Journée mondiale des donneurs de sang 2014

Instaurée la première fois en 2004, sous l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Journée mondiale des donneurs de sang (JMDS) a lieu chaque année le 14 juin.

Organisée en France par l’Etablissement français du sang, la JMDS rend hommage aux millions de donneurs de sang bénévoles, anonymes et volontaires, à travers le monde. Cela permet également de sensibiliser le grand public aux besoins permanents de sang et de promouvoir les dons.

En 2013, la JMDS avait apporté 20 399 dons de sang1. Encore aujourd’hui, il n’existe aucun produit capable de se substituer véritablement au sang humain. Pour pallier cela, des équipes Inserm travaillent sur ces substituts.

Michael Marden, responsable de l’unité de recherche Inserm 779 – « Pathologie de la polymérisation des protéines, substitut du sang et maladies rares du globule rouge » élabore avec son équipe, un substitut du sang à base d’hémoglobine, avec notamment l’utilisation de nanoparticules.

Luc Douay, directeur de l’équipe « Prolifération et différenciation des cellules souches », travaille à la fabrication en laboratoire de globules rouges à partir de cellules souches. Son équipe tente de mettre au point un nouveau substitut, le sang universel, fait de globules fabriqués artificiellement ayant le même comportement que le sang.

(1) source : site de l’Etablissement français du sang

Pour plus d’informations :

Information presse du 01/07/2011 –  « 1ère autotransfusion de globules rouges créés à partir de cellules souches » 

Journée mondiale de la maladie de Verneuil

© Fotolia

Depuis 2012, l’Association française pour la recherche sur l’hidrosadénite (AFRH) organise la journée mondiale de la maladie de Verneuil, qui aura lieu cette année le vendredi 6 juin. Le but est de faire connaitre cette maladie peu connue du grand public et souvent mal diagnostiquée.

La « maladie de Verneuil », appelée également hidrosadénite suppurée, est une maladie chronique affectant la peau. Elle entraine l’apparition de nodules, d’abcès et de fistules inflammatoires qui affectent des secteurs comportant un certain type de glandes sudorales comme les aisselles, les seins ou encore l’aine. Selon l’AFRH, cette maladie toucherait environ 1% de la population tout sexe confondu(1).

Une équipe de l’Inserm, dirigée par Brigitte Dreno, mène des recherches sur cette maladie. Les chercheurs étudient entre autre l’immunité innée et les liens avec la flore cutanée.

Pour plus d’informations sur la maladie de Verneuil, retrouvez cet article d’Orphanet

(1) source : site de l’AFRH

Journée mondiale de la sclérose en plaques 2014

 La Journée Mondiale de la sclérose en plaques a lieu le mercredi 28 mai a lieu. Cette année la journée a pour thème l’égalité d’accès pour les patients atteints de cette maladie1 : l’accès aux traitements, aux transports en commun, aux bâtiments, à l’information, à l’emploi etc…

La sclérose en plaque (SEP) est une maladie chronique qui touche le système nerveux central. Cette maladie auto-immune, touche environ 1 personne sur 1000, soit un total d’environ 70 0002 personnes en France. Le système immunitaire, habituellement impliqué dans la lutte contre les virus et les bactéries, attaque les propres cellules du malade. La myéline, gaine protectrice des nerfs, se voit détériorée par des inflammations chroniques ce qui par la suite altère le transfert d’information dans l’organisme.

Différentes équipes de recherche de l’Inserm à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM Unité Inserm 1127) travaillent sur de nombreux aspects de cette maladie notamment la génétique et les mécanismes de la maladie, l’aspect moléculaire et cellulaire de la réparation myélinique, etc… Une équipe est également spécialisée dans la partie clinique (prise en charge, de traitement, de recherche clinique et perspectives thérapeutiques. Voir les coordonnées des chercheurs dans l’encadré « Contacts ». Retrouver les actualités en lien avec la SEP.

Pour plus d’information sur la sclérose en plaques, lisez notre dossier d’information.

1 source : site de la journée mondiale World MS Day
2 source : site de l’ICM

Schéma fonctionnement sclérose en plaques

Journée nationale du dépistage du cancer de la peau

© Fotolia

Ce jeudi 22 mai se tient la 16ème édition de la Journée nationale du dépistage du cancer de la peau organisée par le Syndicat National des Dermatologues, avec le soutien de l’Institut national du cancer (INCa). Cette journée est l’occasion de rappeler l’importance de la prévention et du suivi dermatologique. Plus une détection est précoce, plus les risques de propagation du cancer sont faibles, notamment pour le mélanome.

Le mélanome
Le mélanome est  une tumeur maligne qui se développe à partir de cellules qui pigmentent notre peau connues sous le nom de mélanocytes. En 2012, 11 000 nouveaux cas de mélanomes ont été estimés et 1 672 décès ont pu être comptabilisés(1). L’exposition aux rayons ultraviolets est la principale cause de ce cancer. Des recommandations sont pourtant connues pour le prévenir : éviter les expositions entre 12h et 16h, se protéger en se couvrant et en utilisant de la crème solaire ou encore ne pas recourir aux cabines de bronzage. Retrouvez toute nos actualités presse sur le mélanome
(1) source INCa

Caroline Robert
Responsable du groupe « Mélanomes » au sein de l’Unité Inserm 981 « Biomarqueurs prédictifs et nouvelles stratégies moléculaires en thérapeutique anticancéreuse »; chef de service de dermatologie à l’Institut Gustave Roussy
+33 1 42 11 42 10
rf.yssuorevatsug@TREBOR.eniloraC

L’étude des maladies inflammatoires de la peau

A l’Inserm, l’équipe Inserm d’Immuno-dermatologie soutenue par le programme ATIP-AVENIR au sein de l’unité « Biothérapies des maladies génétiques et cancers » à Bordeaux  a pour objectif de mieux comprendre la physiopathologie de certaines maladies de la peau telles que les dermatoses inflammatoires comme le vitiligo, le psoriasis, la dermatite atopique ou le lupus systémique à travers des études de recherche clinique ou fondamentale se basant sur ces nouveaux concepts de l’immuno-surveillance cutanée.

Julien SENESCHAL
Dermatologue et Responsable de l’équipe Inserm d’Immuno-dermatologie (ATIP-AVENIR) Unité Inserm 1035 « Biothérapies des maladies génétiques et cancers »
+33 5 57 57 13 74
rf.xuaedrob-uhc@lahcsenes.neiluj

Relaxe des faucheurs d’OGM de Colmar

© Inra/ Olivier Lemaire


“Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous ”, disait Montesquieu. Au nom  de la communauté scientifique, nous ne pouvons aujourd’hui qu’exprimer notre total soutien à l’Institut national de la recherche agronomique, l’INRA, et notre inquiétude forte face aux conséquences d’une décision de justice intervenue à son encontre le 14 mai dernier.

La Cour d’Appel de Colmar vient en effet, de relaxer 54 personnes, « les faucheurs », qui avaient détruit, en 2010, un essai scientifique en plein champ utilisant des pieds de vigne génétiquement modifié, et dont l’objectif était d’étudier les mécanismes de résistance à une maladie virale largement répandue dans notre vignoble ainsi que les impacts potentiels de cette modification génétique sur l’environnement. Cet essai de recherche, co-construit de manière exemplaire avec la société civile et ayant donné lieu à  la tenue de plus de 200 réunions publiques, n’avait aucune vocation commerciale. Il s’agissait en outre de travaux qui font l’objet de procédures d’autorisation et de modalités d’expérimentation encadrées de façon précise par la loi, qui avaient été scrupuleusement respectées par l’INRA.

Au-delà de la controverse sociétale sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) et des réactions qu’elle  suscite, cette décision de justice  est singulière  en ce qu’elle était la première à être rendue sur la destruction d’un essai mené par le service public de la recherche depuis que la loi a prévu des sanctions aggravées pour la dégradation des parcelles destinées à la production des connaissances scientifiques, en les distinguant  des parcelles destinées à la culture commerciale d’ OGM

Depuis cet arrêt de la Cour d’Appel de Colmar, et à plus forte raison s’il venait à être confirmé dans l’hypothèse où, comme nous le souhaitons, un recours en cassation de ce jugement venait à être engagé, la protection juridique des installations de recherche dédiées à l’expérimentation dans des conditions encadrées, n’est donc plus assurée . Des essais tel que celui de l’INRA à Colmar sont pourtant la seule façon de recueillir des preuves scientifiques documentées et indiscutables  sur la réalité des effets que les OGM peuvent avoir sur les êtres humains, les animaux et l’environnement. Leur destruction par des individus ne respectant pas les règles démocratiques,  empêche concrètement les chercheurs d’exercer leur mission au service de l’intérêt général. Faut-il que sous la menace, ils renoncent collectivement à conduire désormais des expérimentations sur des sujets sociétaux à forts enjeux parce qu’ils font l’objet de controverses ?

En tant que responsables d’organismes de recherche publique et d’universités nous souhaitons solennellement attirer l’attention de nos concitoyens sur les conséquences d’une telle situation. Nous sommes des chercheurs responsables connaissant parfaitement les débats de société que suscitent légitimement certaines technologies en fonction de leur usage ou de leur utilité et qu’il ne nous appartient pas de trancher. Nous savons aussi que les attentes de nos concitoyens à l’égard de la science n’ont jamais été aussi fortes pour qu’elle puisse contribuer à relever des défis  importants notamment pour prévenir des risques environnementaux ou de santé publique majeurs. Dans ces conditions, faut-il abandonner toute possibilité d’expérimentations contrôlées sur des innovations technologiques pouvant constituer une partie des réponses à inventer, alors qu’elles sont pourtant  indispensables pour qualifier leur impact et les risques associés, afin de pouvoir collectivement faire des choix éclairés au-delà des peurs qu’elles peuvent susciter ? C’est aussi, quelles que soient ensuite les décisions prises, la condition nécessaire au maintien d’une expertise publique indépendante, capable de qualifier les problèmes, de rendre des avis objectifs à la demande de la puissance publique et d’éclairer utilement le débat de société. Devons-nous nous résigner à ne plus pouvoir mettre la connaissance au service de la décision collective ?

Renoncer à expérimenter, c’est donc refuser d’agir pour améliorer notre avenir collectif. C’est pourtant ce qui risque d’arriver si nous ne sortons pas de cette logique de la peur et du renoncement à laquelle nous invite ce jugement où la détermination de quelques-uns met en péril la capacité de tous à affronter démocratiquement et rationnellement ces défis complexes. Nous appelons de nos vœux une clarification de l’interprétation du cadre législatif et règlementaire encadrant l’expérimentation qui nous permette de continuer à exercer notre mission de recherche publique au service de l’intérêt général dans un contexte juridiquement sécurisé.

Liste des signataires :

  • Monsieur Bernard Bigot, administrateur général du CEA
  • Monsieur Jean-Marc Bournigal, président directeur général de l’IRSTEA
  • Madame Pascale Briand, directrice générale de l’ANR
  • Monsieur Michel Cosnard, président directeur général de l’INRIA
  • Monsieur Michel Eddi, président directeur général du CIRAD
  • Monsieur Alain Fuchs, président du CNRS
  • Madame Claudie Haigneré, présidente directrice générale d’Universcience
  • Monsieur François Jacq, président directeur général de l’IFREMER
  • Monsieur Vincent Laflèche, président directeur général du BRGM
  • Monsieur Michel Laurent, président directeur général de l’IRD
  • Monsieur Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des Présidents d’Universités
  • Monsieur André Syrota, président directeur général de l’Inserm

Rémission du cancer de la moelle osseuse grâce au virus de la rougeole

Photo ©Inserm/Fournier, Jean-Guy

Un article publié dans la revue « Mayo Clini Proceedings » décrit la rémission complète d’une patiente de 49 ans (depuis plus de 6mois) atteint d’un cancer de la moelle osseuse suite à l’injection d’une forte dose du virus modifié de la rougeole. Les chercheurs de la Mayo Clinic aurait pu être utilisée pour vacciner 10 millions de personnes.

Accéder à l’article scientifique

Lire le communiqué de presse

Des chercheurs de l’Inserm peuvent commenter cette étude à l’unité Inserm 892 « Centre régional de recherche en cancérologie -nantes-angers »:

Marc Grégoire, directeur de recherche à l’Inserm
Responsable de l’équipe « stratégies thérapeutiques innovantes induisant des réponses immunitaires : application aux traitements du mésotheliome »
rf.mresni@eriogerg.cram
Téléphone portable sur demande au service de presse. rf.mresni@esserp

Jean-François Fonteneau
Chargé de recherche Inserm
02 28 08 02 39
rf.mresni@uaenetnof.siocnarf-naej 

Mathieu Mateo
Post doctorant à la Mayo Clinic
ude.oyam@ueihtaM.oetaM

Les explications de l’équipe de recherche Américaine (en Anglais)

Utilisation massive du téléphone portable & tumeurs cérébrales

Mise au point autour de l’étude sur l’utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales parue dans le journal Occupational & Environmental Medicine

L’effet des radiofréquences électromagnétiques chez l’Homme reste controversé. Les chercheurs de l’Unité Inserm 897 « Epidémiologie et Biostatistiques » (ISPED) à Bordeaux ont analysé l’association entre l’exposition aux radiofréquences du téléphone mobile et les tumeurs cérébrales du type gliomes et méningiomes chez les adultes.

Les chercheurs révèlent les résultats de l’étude multicentrique cas-témoins CERENAT, publiée dans le journal Occupational & Environmental Medicine, menée dans 4 endroits (Gironde, Calvados et Manche, Hérault) en France et initiée en 2004. Au total, les données d’exposition au téléphone mobile et les données médicales de 1339 personnes âgés de 59 ans en moyenne, ont été étudiées : 253 présentaient une tumeur cérébrale de type gliome, 194 de type méningiome (diagnostiqués entre 2004 et 2006) et 892 ne présentaient pas de tumeurs. Concernant le téléphone mobile, les chercheurs ont demandé aux personnes leurs utilisations sur l’ensemble de leur vie. Le temps moyen passé au téléphone de l’ensemble des individus est de 2.7h/mois. Dans l’échantillon, seuls 12% des individus étudiés ont utilisé leur téléphone sur une période égale ou supérieure à 10 ans.

« Nous montrons que l’utilisation massive du téléphone portable, supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie serait associée au développement de tumeurs cérébrales. Chez ces personnes, le risque d’avoir une association positive entre l’utilisation du téléphone et le développement de tumeurs cérébrales est augmentée pour celles qui téléphonent plus de 15h par mois. explique Isabelle Baldi, coauteur de ces travaux.

Cependant, il est important de souligner qu’il s’agit d’une association et non d’un lien de cause à effet. Cela ne signifie donc pas qu’une personne utilisant massivement son téléphone portable développera une tumeur au cerveau »

 ajoute la chercheuse.

Note aux rédactions:

Les auteurs de ces travaux rappellent également qu’une exposition supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie n’est pas équivalente à 15h/mois ni à 30 min par jour. Ce chiffre est une extrapolation qui induit une confusion. Lorsque l’on parle de 30 min par jour, tout le monde se sent concerné parce que cela arrive à tout le monde un jour mais pas tous les jours.
Ils soulignent également que le nombre d’appels n’est pas associé aux tumeurs.

Mobile phone use and brain tumours in the CERENAT case-control study, Occupational & Environmental Medicine, 9 mai 2014

Lire le livret d’aide à la compréhension des études épidémiologiques cas-témoins

Prouesse : de nouvelles lettres dans l’alphabet de la vie

Dans un article publié hier dans la revue Nature, une équipe américaine dirigée par Floyd Romesberg (Scripps Research Institute, La Jolla, Californie) explique comment avoir réussi à intégrer deux nouvelles bases d’ADN dans le code génétique d’une bactérie. Leur prouesse a consisté à ce que la bactérie conserve ces modifications génétique lors de sa réplication.

Pour obtenir un commentaire, contacter Thierry Grange, directeur de l’Institut thématique Génétique, génomique et bioinformatique de l’Inserm :
rf.toredid-sirap-vinu@egnarg.yrreiht
01 57 27 81 29

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