Menu

Lundi 29 septembre : Journée mondiale du coeur

La Journée mondiale du cœur, organisée chaque année le 29 septembre, vise à mieux faire connaître au grand public les facteurs de risque liés aux maladies cardiovasculaires (mauvaise alimentation, manque d’activité physique, tabagisme et usage nocif de l’alcool) et ainsi, favoriser leur prévention.

Ces maladies, liées à un mauvais fonctionnement du cœur ou des vaisseaux sanguins qui l’alimentent, ont causé 17,3 millions de décès en 2013, soit 30% de la mortalité mondiale totale.1 Parmi les maladies cardio-vasculaires les plus fréquentes figurent, entre autres, la maladie coronaire, les troubles du rythme cardiaque, ou encore les maladies vasculaires cérébrales.

Cette année, l’événement aura pour thème : « Les environnements sains pour notre cœur ».

1 Source : Organisation Mondiale de la Santé

Vendredi 26 septembre : Journée mondiale de la contraception

La Journée mondiale de la contraception aura lieu ce vendredi 26 septembre. Organisée pour la 8ème année consécutive, cette campagne internationale d’information et d’échange est l’occasion de promouvoir la diversité de l’offre contraceptive et de rappeler l’importance d’une contraception en adéquation avec son mode de vie, sa situation médicale et affective.

Virus Ebola : le point sur la recherche

L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en Afrique de l’Ouest. En mars 2014, la Guinée notifiait ses premiers cas de maladies à virus Ebola à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celui-ci s’est depuis répandu au-delà des frontières, au Liberia, en Sierra Leone, au Nigeria et au Sénégal.

Selon le dernier bilan de l’OMS (version anglaise), daté du 18 septembre, 5 762 cas d’Ebola ont été recensés et 2 793 personnes en sont décédées.



Qu’est-ce que le virus Ebola ?

Le virus Ebola est un virus mortel très contagieux. Après 2 à 21 jours d’incubation, la maladie se manifeste par des symptômes non spécifiques (fièvre, fatigue, douleurs musculaires et articulaires) avant d’évoluer vers une phase caractérisée par des signes gastro-intestinaux à type de diarrhées sanglantes, vomissements, des signes respiratoires et parfois neurologiques. Dans 40 à 80% des cas, l’évolution est fatale.

Des chercheurs de l’Inserm (du Laboratoire P4 de Lyon), de l’Institut Pasteur et du Centre International de recherche en infectiologie (CIRI) ont révélé, dans un article paru en avril dernier dans The New England Journal of Medicine, à partir d’échantillons originaires de Guinée, que le virus se propageant actuellement en Afrique de l’Ouest est en fait une variante du virus Ebola identifiée en République du Congo et au Gabon. En effet, l’analyse n’a montré que 97% de similitudes avec les souches prélevées dans ces deux pays. Les 3% restants démontrent donc qu’il s’agit d’une nouvelle « forme » du virus Ebola en Guinée.

Comment s’organise la recherche sur le virus Ebola à l’Inserm ?

  • Le Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) 


Le CIRI
(Unité mixte créée à l’initiative de l’Inserm, du CNRS, de l’ENS de Lyon et de l’Université Claude Bernard Lyon 1 en janvier 2013) regroupe une vingtaine d’équipes scientifiques ayant pour objectif commun une meilleure compréhension et un meilleur contrôle des maladies infectieuses, comme le virus Ebola. Il représente une force très importante de recherche fondamentale, diagnostique et thérapeutique dans plusieurs domaines (notamment en virologie, en bactériologie ou en immunologie).

En France, le CIRI  est le seul centre de recherche impliqué dans l’étude de ce type de virus à fièvre hémorragique. Quatre de ses équipes travaillent actuellement sur ce dernier au laboratoire P4 Inserm-Jean Mérieux ( il s’agit des équipes « Unité de biologie des infections virales émergentes », « Bases moléculaires de la pathogénicité virale », « Virus enveloppés, vecteurs et réponse innée » et « Biologie cellulaire des infections virales »)UMR 1111

Centre international de recherche en infectiologie (Unité Inserm 1111) ©Inserm/Guénet, François

L’équipe de Vincent Lotteau (« Biologie cellulaire des infections virales »), directeur de recherche Inserm, s’est vu par exemple récemment confier un projet de recherche sur le virus Ebola. Ses travaux consistent plus généralement à identifier les fonctions cellulaires manipulées par les virus pour se répliquer.

L’équipe de Vincent Lotteau a notamment créé, au sein du centre d’infectiologie de Lyonbiopôle, une plateforme de biologie systémique unique. Dotée d’une connaissance approfondie de la manière dont les virus perturbent les fonctions cellulaires, celle-ci permet d’étudier les réseaux d’interaction protéique et d’identifier de nouvelles cibles et molécules thérapeutiques. Cette année, Vincent Lotteau et ses collègues ont créé la start-up Enyo Pharma afin d’effectuer les premières preuves de concept de cette approche sur les virus de grippe et de l’hépatite B.

A l’initiative de l’Institut de Microbiologies et de Maladies Infectieuses (IMMI), l’équipe de Vincent Lotteau et Enyo Pharma travaillent actuellement à l’identification de médicaments qui bénéficient déjà d’une autorisation de mise sur le marché et qui pourraient être repositionnés dans une indication thérapeutique contre Ebola. Une fois ces molécules identifiées, elles seront testées in vitro et in vivo au laboratoire P4 Inserm-Jean Mérieux.

  • Le Laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm

Le laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm est un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude des agents pathogènes de classe 4. Le niveau de sécurité biologique qui y est appliqué est de 4, niveau le plus élevé. Les chercheurs y travaillent équipés d’un scaphandre maintenu en surpression pour les protéger de toute contamination. Le laboratoire est lui-même maintenu en dépression afin de protéger l’environnement. De plus, tous les déchets produits sont totalement inactivés et l’air extrait est purifié par un système de double filtration absolue. Ce laboratoire est encore aujourd’hui la structure de ce niveau de confinement offrant la plus grande capacité d’expérimentation en Europe.

Laboratoire P4 Jean Mérieux/Inserm.

Laboratoire P4 Mérieux-Inserm ©Inserm/Guénet, François

Des agents hautement pathogènes : les agents pathogènes de classe 4 (ou de groupe de risque 4) sont des microorganismes hautement pathogènes caractérisés par un taux de mortalité très élevé, l’absence d’outils prophylactiques ou thérapeutiques pour s’en protéger et leur facilité de transmission. Les agents pathogènes de classe 4 connus à ce jour sont tous des virus responsables notamment de fièvres hémorragiques ou d’encéphalites. On compte parmi eux les virus Ebola, Marburg, Lassa, Junin, Machupo, Guanarito, Sabia, Crimée-Congo, Nipah et Hendra.

Le laboratoire P4 Jean-Mérieux est le partenaire français du projet européen « EMP4 », coordonné par des chercheurs allemands. Dans ce cadre, un laboratoire P4 mobile a été déployé en Guinée pour apporter sur le terrain une aide à la réalisation du diagnostic des cas d’Ebola. Six spécialistes des maladies infectieuses dangereuses du projet de laboratoire mobile européen (EMLab) sont arrivés à Guéckédou en avril dernier, relayés fin juillet dernier par sept nouveaux experts.
L’unité de laboratoire mobile installée sur place met à disposition du matériel facilement transportable afin de permettre une manipulation sécurisée du virus enfermé dans des boîtes. Ceci améliore considérablement la quantité d’échantillons disponibles pour analyse et favorise la confirmation des cas d’Ebola, contribuant ainsi à réduire le nombre de cas non-diagnostiqués et à empêcher la propagation de la maladie.

  • L’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan)


A l’échelle nationale, l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé, dont l’Inserm est membre fondateur, mobilise ses experts, lors de points réguliers, afin de définir les besoins et d’envisager des pistes de recherche pour face aux épidémies futures.

Des traitements contre Ebola sont-ils disponibles ?

Les recherches sur le virus Ebola doivent en priorité permettre d’améliorer la prise en charge thérapeutique des malades, qu’il s’agisse de traitements limitant la réplication du virus ou renforçant la protection de l’hôte. C’est un besoin majeur car en dehors d’un traitement symptomatique (permettant de soulager la douleur mais non de traiter sa cause), il n’y a à ce jour aucun traitement efficace et aucune molécule n’a été testée en situation d’épidémie.  L’enjeu est donc de développer des antiviraux contre Ebola.

Il existe plusieurs vaccins et traitements expérimentaux contre le virus ayant donné des résultats prometteurs en laboratoire. Plusieurs vaccins candidats ont en effet montré une certaine efficacité lorsqu’ils sont administrés très tôt après l’infection mais aucun dans un délai de plus de deux jours après l’infection. Récemment, une étude publiée par des équipes allemandes, a montré sur un modèle souris que l’administration per os d’un dérivé de la pyrazinecarboxamide (T-705) six jours après le début de l’infection avait un effet de 100% sur la survie des animaux.

En France, des recherches sont notamment menées sur d’autres molécules antivirales ainsi que sur l’utilisation d’anticorps polyclonaux.



Dimanche 21 septembre 2014 : Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

L’Inserm a fait de la maladie d’Alzheimer une de ses priorités. Cette affection neuro-dégénérative qui entraine une détérioration progressive et définitive des cellules nerveuses, mobilise chaque année de nombreuses équipes dans le développement de nouveaux traitements.

Une des approches scientifiques consiste à dire qu’il faudrait attaquer cette maladie à son stade le plus précoce possible, avant même que les premiers symptômes n’apparaissent chez les patients ayant déjà la signature biologique : c’est ce qu’on appelle la phase « asymptomatique ». Ceci fait actuellement l’objet de plusieurs études dans le monde. L’étude INSIGHT, dont l’Inserm est l’investigateur principal, vise notamment à comprendre pourquoi et comment la maladie d’Alzheimer se déclare chez certains sujets mais pas chez d’autres, et surtout à quel moment des personnes asymptomatiques (sans perte de mémoire mais avec des lésions des plaques amyloïdes) développent la maladie. En identifiant ce moment clé et les facteurs qui déclenchent ce basculement dans la maladie, les chercheurs espèrent ensuite trouver des traitements appropriés.  400 sujets sains, volontaires, âgés de 70 à 85 ans et dont les bilans de mémoire sont normaux, seront inclus à terme dans cette étude. 200 environ y participent déjà et les chercheurs souhaitent recruter de nouveaux volontaires.

Lire le dossier de presse

Vous trouverez sur la salle de presse de l’Inserm un dossier dédié à la maladie.

Un site dédié à la journée recense par ailleurs l’ensemble des événements programmés en France.

Journée mondiale du lymphome

A l’occasion de la 8ème Journée mondiale du lymphome en France, l’association France Lymphome Espoir organise une tournée dans huit grandes villes françaises du 15 au 25 septembre.
Les patients, leurs proches et les soignants seront ainsi invités à partager leur expérience sur des thèmes tels que les soins et la vie avec la maladie.

Le lymphome est actuellement le 5ème cancer le plus fréquent, et le 1er cancer chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette maladie du système lymphatique, élément clé du système immunitaire, est différente des cancers d’organes car il peut se développer dans l’ensemble du système*.

*Plus d’informations sur le site de la journée et sur le communiqué mis en ligne par France Lymphome Espoir

Egalement en ligne, le programme de la Lymphoma Coalition

Notre dernier communiqué sur cette thématique :

Lymphome : identification du mode d’action d’un traitement par immunothérapie – Novembre 2013

Journée mondiale contre le sepsis 2014

En partenariat avec l’Inserm, l’Institut Pasteur organise ce vendredi 12 septembre la première édition en France de la journée mondiale contre le sepsis. A cette occasion, des conférences viseront à sensibiliser et à informer le grand public sur ces infections.

Le sepsis, (ou septicémie) correspond aux conséquences des infections graves de l’organisme sur les fonctions vitales. Ce terme désigne la présence de bactéries dans le sang.

Très peu médiatisé, le sepsis représente pourtant plus d’hospitalisations que l’infarctus du myocarde. On estime que, dans le monde, une personne meurt de sepsis toutes les 3 secondes. 70.000 cas de sepsis sévères et de chocs septiques sont dénombrés chaque année en France*.

Au programme de cette journée : l’histoire de la maladie de Lucrèce Borgia à Louis Pasteur, un état des lieux de la recherche sur le sujet, un point sur la résistance aux antibiotiques et sur les moyens permettant de prévenir les infections.

*Plus d’information sur le site de la journée.

Au niveau international, ce Word Sepsis Day se déroule le 13 septembre : voir le site dédié

Alim Louis Benabid, co-lauréat du prix Lasker 2014

Alim Louis Benabid, directeur de l’Unité Inserm 318 « Neurobiologie préclénique » de 1988 à 2006 et lauréat du prix d’honneur 2008 de l’Inserm vient de recevoir le prix Lasker 2014 pour ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde dans le traitement de la maladie de Parkinson.

Le Prix Lasker récompense depuis 1945 les chercheurs les plus brillants ayant contribué à de grandes avancées dans le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies humaines.

Lire le communiqué de presse de l’Inserm

Lire la biographie et les travaux de Alim Louis Benabid sur le site Histoire de l’Inserm

Prix d'Honneur Inserm 2008

© Inserm /Latron, Patrice

Utilisation de traitements non homologués contre Ebola : quels enjeux éthiques?

L’approbation par l’Organisation Mondiale de la Santé, le 12 août dernier, de l’usage de traitements expérimentaux contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest, comme le sérum ZMapp, met en exergue deux types de tensions éthiques :



1°) L’accès à un traitement expérimental, dans un contexte compassionnel, au regard de la gravité de l’évolution spontanée de la maladie (60% de mortalité). A qui administre-t-on prioritairement un traitement disponible en faibles quantités, et sous quelles conditions en l’absence de données chez l’homme ? De plus, le sérum ZMapp est développé par des sociétés pharmaceutiques privées, ce qui pose la question de la levée partielle ou définitive de la propriété intellectuelle.

Pour l’OMS, plusieurs principes éthiques doivent guider et encadrer sa prescription, notamment « la transparence de tous les aspects des soins, le consentement éclairé, la liberté de choix, la confidentialité, le respect de la personne, la préservation de la dignité et l’implication de la communauté ». Ainsi, les inconnues concernant les effets thérapeutiques et les risques doivent être expliquées le plus clairement possible au malade avant toute prise de décision de sa part.

2°) L’efficacité et l’innocuité d’un traitement uniquement testé en laboratoire sur des primates non-humains, puis directement sur deux patients malades (donc sans comparaison possible avec des patients sains), compte tenu de l’urgence sanitaire. L’efficacité du sérum ZMapp sur les deux patients américains ne peut ainsi faire l’objet que d’hypothèses : ils peuvent faire partie des 40% de patients qui survivent, par exemple en raison de leurs états de santé et de nutrition antérieurs à la contamination.

L’OMS se penche actuellement sur les conditions de mise en place d’un protocole de recherche en Afrique de l’Ouest, avec toute la méthodologie et la rigueur requises. Les experts réfléchissent aux moyens disponibles en vue d’« évaluer scientifiquement l’utilisation de ces interventions en cours d’étude pour garantir l’obtention en temps utile d’informations exactes sur leur innocuité et leur efficacité ». Et si le traitement s’avère efficace, comment assurer également, sur le long terme, l’accès aux soins et le suivi des patients contaminés ?

Ces enjeux éthiques rappellent ceux soulevés par le SIDA, et plus généralement par les maladies associées à la pauvreté (Paludisme, Tuberculose et VIH-SIDA), contre lesquelles se sont engagés l’Inserm et l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), ainsi que l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN).


Pour en savoir plus :  des experts du Comité d’éthique de l’Inserm sont disponibles pour répondre à vos questions (c.f rubrique « Contact chercheur »).

Un tiers des césariennes pourraient être évitées

Depuis 40 ans, la pratique de la césarienne est devenue de plus en plus courante à l’échelle mondiale. Elle est parallèlement associée à un risque plus élevé de complications infectieuses pour la mère comme pour l’enfant.

Dans un article publié dans la revue spécialisée ACTA, les chercheuses Benedicte Coulme et Beatrice Blondel de l’Unité Inserm 1153 épidémiologie et biostatistique rapportent les résultats d’une étude menée sur un échantillon de près de 15000 femmes sur 4 ans.
L’objectif  était de classer les césariennes observées dans deux catégories : celles qu’on pouvait éviter et celles qui étaient jugées inévitables.

Selon les résultats obtenus, 28 % des césariennes pratiquées en France pourraient être évitées.

L’épidémie d’Ebola se propage en Afrique de l’Ouest

L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en Afrique de l’Ouest. En mars 2014, la Guinée notifiait ses premiers cas de maladies à virus Ebola à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celui-ci s’est depuis répandu au-delà des frontières, au Liberia, en Sierra Leone et au Nigeria. Ces derniers jours, un premier cas a en effet été signalé à Lagos, puis à Freetown. Selon le dernier bilan de l’OMS, daté du 20 juillet, 1093 cas d’Ebola ont été recensés et 660 personnes en sont décédées. 28 décès ont été signalés entre les 18 et 20 juillet.

Le virus Ebola est un virus mortel très contagieux pour lequel il n’existe aucun traitement à ce jour. Les symptômes sont peu spécifiques puisqu’il s’agit de fièvre, de diarrhée sévère et de vomissements. 30 à 90 % des personnes infectées meurent des suites de cette infection.

Des chercheurs de l’Inserm (du Laboratoire P4 de Lyon) et de l’Institut Pasteur ont révélé, dans un article paru en avril dernier dans The New England of Medicine, à partir d’échantillons originaires de Guinée, que le virus se propageant actuellement en Afrique de l’Ouest est en fait une variante du virus Ebola identifiée en République du Congo et au Gabon. 

La recherche sur le virus Ebola à l’Inserm 

Le laboratoire P4 Jean Mérieux est un laboratoire de haut confinement dédié à l’étude des agents pathogène de classe 4. Le niveau de sécurité biologique qui y est appliqué est de 4, niveau le plus élevé. Les chercheurs y travaillent équipés d’un scaphandre maintenu en surpression pour les protéger de toute contamination. Le laboratoire est lui-même maintenu en dépression afin de protéger l’environnement. De plus, tous les déchets produits sont totalement inactivés et l’air extrait est purifié par un système de double filtration absolue. Ce laboratoire est encore aujourd’hui la structure de ce niveau de confinement offrant la plus grande capacité d’expérimentation en Europe.

Des agents hautement pathogènes : les agents pathogènes de classe 4 (ou de groupe de risque 4) sont des microorganismes hautement pathogènes caractérisés par un taux de mortalité très élevé, l’absence d’outils prophylactiques ou thérapeutiques pour s’en protéger et leur facilité de transmission. Les agents pathogènes de classe 4 connus à ce jour sont tous des virus responsables notamment de fièvres hémorragiques ou d’encéphalites. On compte parmi eux les virus Ebola, Marburg, Lassa, Junin, Machupo, Guanarito, Sabia, Crimée-Congo, Nipah et Hendra.


Pour en savoir plus :

Journée mondiale contre l’hépatite 2014

Le 28 juillet 2014 se déroule la journée mondiale contre l’hépatite. Des millions de personnes sont infectées dans le monde par l’une des cinq virus recensés (A,B,C,D,E). Près de 1.4 millions de personnes en meurent chaque année.

L’hépatite est une inflammation du foie. Elle peut être d’origine virale ou d’origine toxique (lorsque l’abus d’alcool ou l’usage de certains médicaments sont en cause). C’est une maladie qui peut conduire spontanément à une guérison ou évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie (source).

Actuellement, la recherche vise à renforcer la prévention, le dépistage et la lutte contre l’hépatite virale.

fermer